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Comment purifier mon cœur de l’offense ?

« J’ai pardonné [l’offense] mais je n’ai pas oublié », c’est le genre de phrase que l’on lit ou entend souvent. Cela peut paraître logique voir même juste et magnanime pour d’aucuns, vu qu’il y a quand même eu pardon. Pareillement, le monde du cinéma nous offre bien souvent des scénarios basés sur des injustices où l’on estime qu’un happy end est celui où le héros réussit à se venger des ennemis.

Mais qu’en dis-tu, toi, porteur de la nature de Christ ? Comment réagis-tu à l’offense ? C’est à un examen de notre cœur que le Seigneur nous invite aujourd’hui. Il est important bien-aimé que nous fassions cet examen de notre personne parce que la vérité est que notre santé spirituelle, voire notre vie en dépend.

L’offense qu’est-ce que c’est ?

Le mot « Offense »  vient de la racine grecque skandalon. Il se rapporte à une sorte d’appât pour les bêtes qui, attirées par un aliment, s’approchent pour le manger, et là paf! Le piège se referme sur elles. L’appât est généralement un aliment dont raffole l’animal. Sauf qu’évidemment l’appât est disposé non pour le nourrir, mais pour le faire mourir.

Eh bien, l’offense fonctionne de la même façon. L’acte ou la parole qui te cause de la peine est l’appât. Ce que vise l’ennemi en réalité, c’est ton âme, le siège de tes émotions, tes mobiles, tes passions etc. Il est comme ton cœur physique : vital ! C’est pourquoi l’ennemi veut l’atteindre en y déposant la colère, le ressentiment, l’amertume car il sait que cela conduira à ta mort spirituelle. La façon dont tu (ton cœur) réagis à l’offense est déterminante pour ta survie spirituelle.

L’offense en elle-même, nous ne saurons y échapper. Du moins jusqu’à ce que le Royaume de Dieu soit établi sur la terre. Nous courrons le risque d’être sujets à l’offense : soit en tant qu’offenseur, soit en tant qu’offensé. Nous voulons déterminer aujourd’hui ce que l’on fait quand nous sommes offensés. Quelle réponse donnons-nous ? Ingérons-nous l’appât ? Laissons-nous l’offense pénétrer notre cœur ? Garde à l’esprit que les conséquences peuvent très graves, bien-aimés.

 Hébreux 12 :14-15 (LSG) : « Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur.  Veillez à ce que nul ne se prive de la grâce de Dieu ; à ce qu’aucune racine d’amertume, poussant des rejetons, ne produise du trouble, et que plusieurs n’en soient infectés ;  »

Laisser l’offense germer en toi t’empêchera de voir le Seigneur et te prive de Sa grâce. C’est tout simplement mourir spirituellement. Toi et moi avons heureusement le choix quant à la réponse à donner à l’offense. Nous avons l’Esprit de Dieu et ne sommes pas guidés par de bas instincts pour consommer toutes sortes de tentations. Tu peux et tu dois refuser d’être pris au piège de l’offense. La clé, c’est garder ton cœur.

La bonne réponse à l’offense c’est garder ton cœur 

Proverbes 4 :23 (LSG) « Garde ton cœur plus que toute autre chose, car de lui viennent les sources de la vie »

Une version anglaise dit: « Guard your heart will all diligence… ».

Le terme « garder » signifie ici : veiller, préserver, conserver, garder contre les dangers, tenir secret, garder fermé, bloqué. Autrement dit, nous avons la responsabilité de sécuriser notre cœur tel un veilleur ou un agent de sécurité. Nous en avons l’obligation car c’est lui qui maintient en vie notre homme intérieur. Tu as la responsabilité de le garder contre les dangers de l’offense et de l’amertume.

Le Seigneur Jésus en a donné l’exemple. Alors même qu’Il était en pleine souffrances sur la croix, il fit monter cette prière à Dieu en Luc 23 :34 (LSG) : « Pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font ».

Y- a-t-il pire offense que de conspirer l’assassinat de quelqu’un puis de l’exécuter ? Non seulement de l’exécuter, mais de la plus ignoble des façons, avec maintes outrages et moqueries ? Les propos de Jésus sont d’abord l’expression de ce que Lui-même les avait déjà pardonnés pendant même qu’Il subissait l’offense. Il n’a pas laissé Son cœur être gagné par le ressentiment. Il l’a gardé pur de toute offense.

Prends la décision de garder ton cœur pur de toute offense tous les jours

L’offense est un piège, une prison. Quand nous décidons de nous en préserver ou de nous en libérer, c’est une décision ferme et consciente que nous prenons. Et une décision est toujours suivie d’actions volontaires et délibérées.

La vérité, bien aimé, c’est que ne pas éprouver de ressentiment face à l’offense est une réaction qui en quelque sorte court-circuite la chair. Renoncer à l’offense, loin d’être une sorte de déni revient à décider que c’est l’amour de Dieu qui dirige ta vie. C’est laisser Christ s’exprimer par toi. C’est une action surnaturelle mais dont les fruits sont la Vie (avec grand V).

Kim Phuc fut une petite fille de neuf ans dont les images ont fait le tour du monde à une époque. Pour cause, elle a été brulée au napalm pendant la guerre du Vietnam. S’en suit une série d’événements qui ont été largement médiatisés concernant la jeune Kim Phuc et les méfaits de cette guerre. Vingt ans plus tard, au cours d’une conférence Kim Phuc se trouve face à un ancien capitaine de l’armée, impliqué dans cette opération. Loin d’éprouver de la haine contre lui, elle répondit à ses larmes, le prenant dans ses bras : « Je te pardonne, je te pardonne ».

Ce que les médias ne disent pas, c’est qu’à 19 ans Kim Phuc a donné sa vie à Jésus. Après plus de quatre décennies de souffrances, car elle porte de lourdes séquelles physiques, Kim Phuc disait au cours d’une interview : « J’ai commencé à prier pour mes ennemis et mon cœur s’est adouci ». Cela te rappelle quelque chose n’est-ce pas ?

Les paroles de Jésus rapportées en Matthieu 5 : 44 (LSG) : « Mais moi, je vous dis: Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent ».Si Kim Phuc l’a fait (et elle n’est pas la seule) c’est donc que toi et moi, nous aussi, nous le pouvons.

Sais-tu que pardon et libération viennent du même mot en grec ? Ne t’attends pas à avoir des sentiments d’affection envers la personne qui t’a offensé, ou même l’envie de pardonner. Ce n’est pas une question de sentiments, mais un acte de la volonté !!

  • Refuse l’amertume. Il faut agir tout de suite !!!

Jésus nous a enseigné à prier tous les jours : pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Ne pas le faire, c’est permettre que nos fautes restent entre Dieu et nous. Quand tu pardonnes, cet acte Lui donne le « droit » légal de te pardonner.

Non, pardonner n’est pas minimiser la faute de la personne. Mais c’est reconnaître que cette faute aussi, Jésus l’a portée dans Son corps brisé et que Son sang est suffisant pour l’effacer.

  • Pardonnes et oublie tout à fait !

Peux-tu imaginer ce que serait l’atmosphère du Ciel, si Jésus, chaque fois qu’Il rencontrait l’un de Ses élus, lui disait: « Je t’ai pardonné, mais je n’oublie pas! Tu ne te rends toujours pas bien compte à quel point tu m’as fait souffrir! ». Ce ne serait plus le Paradis! Ce serait une sorte d’antichambre de l’enfer! Fais donc comme Jésus. Efface la faute. Même quand ton offenseur ne vient pas te demander pardon. Il peut être nécessaire de discuter avec l’offenseur, particulièrement si c’est un proche. Dans ce cas, ne le fais que quand tu as déjà pardonné, non pour pardonner.

  • Reste vigilant

Il nous faut agir véritablement en veilleur sur notre cœur. C’est un traitement à faire en amont. Comme une sorte d’entrainement avant la compétition. N’attends pas d’être devant l’épreuve pour chercher comment y réagir. Sème les graines du pardon, de l’amour et de la bienveillance dans ton cœur. Ainsi l’amertume, le poison du diable ne pourra y trouver racine.

  • Accepte d’être éprouvé par l’offense

1  Pierre 1 : 6 – 7 (LSG) : « C’est là ce qui fait votre joie, quoique maintenant, puisqu’il le faut, vous soyez attristés pour un peu de temps par diverses épreuves. Afin que l’épreuve de votre foi, plus précieuse que l’or périssable (qui cependant est éprouvé par le feu) ait pour résultat la louange, la gloire et l’honneur, lorsque  Jésus-Christ apparaîtra. »

L’offense est utile pour nous purifier. Dieu veut nous purifier comme l’or par le feu de l’épreuve. Et cela ne peut se faire que par le biais de personnes proches ou pas. Si tu es déjà tombé dans le piège de l’offense, sache que ce n’est pas fini pour toi. Loin de là. Jésus est encore là pour te porter. La prophétie d’Ésaïe dit à Son sujet en :

Esaïe 61 :1 (LSG) : « L’Esprit du Seigneur, l’Éternel, est sur moi, car l’Éternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux ; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la liberté, et aux prisonniers la délivrance »

Puis au verset 3 : « pour leur donner …. Un vêtement de louange au lieu d’un esprit abattu »

Laisse le Seigneur te guérir. Je t’invite à faire cette prière :

Seigneur, je reconnais que telle personne [la nommer] m’a blessé, et que j’ai mal. Devant toi, je lui pardonne maintenant, comme tu m’as pardonné de tous mes péchés. Je lui pardonne et la libère. Moi, je suis une nouvelle créature en Christ. Je suis à Ton image. J’aime et je pardonne. Merci Seigneur Jésus.

Confesse-le même si tes lèvres semblent t’écorcher. Il peut être nécessaire de le répéter tous les jours. Tu verras cette parole prendre chair et devenir ta réalité. Ton cœur sera ainsi purifié de l’offense.

2 comments

  1. Un grand merci pour cette exhortation tellement vraie ! Qu’elle nous encourage à garder notre cœur plus que toute autre chose, lorsque nous sommes confrontés à l’offense.

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