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En colère contre Dieu ?

Les sentiments que nous éprouvons vis-à-vis de Dieu dépendent de l’image que nous nous faisons de Lui. En effet, nous pouvons Le voir comme « un Dieu bon » ou un Père Noël et si notre vie ne ressemble pas à une fête de Noël, nous nous mettons en colère contre Lui. Nous Lui en voulons aussi lorsque des tragédies et des traumatismes surviennent dans notre vie et celle de notre entourage ; car nous perdons confiance en Son aptitude à contrôler les circonstances de notre vie.

Notre attitude dans de telles situations

Nous pourrons alors considérer Dieu comme  quelqu’un de dur et qui fait du favoritisme. Et là le fait de ne pas recevoir l’exaucement ou le secours escompté est pour nous comme une confirmation de ce que nous avions toujours pensé de Lui. On se comportera alors comme cet ouvrier qui avait reçu un talent et qui est allé l’enterrer. Il dit d’ailleurs : « Seigneur, je savais que tu es un homme dur, qui moissonnes où tu n’as pas semé, et qui amasses où tu n’as pas vanné; j’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre; voici, prends ce qui est à toi. » Matthieu 25 :24b-25 (LSG).

Cette attitude provient d’un seul et unique fondement : « on ne croit pas en l’amour de Dieu pour nous ».

De ce fait, il sera difficile pour nous d’apprécier et de reconnaitre les bienfaits de Dieu dans notre vie. Tout ce qu’Il fait est mauvais ou alors Il n’est jamais à la hauteur de nos attentes. Nous nous focalisons plutôt sur la situation qui nous a brisés quelques temps auparavant. Quelque soit ce qui se passe mal par la suite, nous l’ajoutons au compteur et quand il nous arrive de bonnes choses, nous les attribuons à nos propres efforts. Cela révèle une faille dans notre façon de penser : nous croyons que nous méritons d’échapper aux circonstances fâcheuses.

Nous pensons aussi être meilleurs que les autres; il sera alors difficile pour nous de nous réjouir des bienfaits de Dieu dans leur vie : c’est de l’orgueil. Le fait que nous soyons venus à Christ pour être sauvés du péché ne signifie pas que nous n’aurons plus jamais de problèmes. En fait, Jésus a dit : « Vous aurez à souffrir dans le monde, » mais Il a ajouté : « moi, j’ai vaincu le monde. » Jean 16.33 (LSG), afin de nous remplir d’une paix intérieure malgré les tempêtes qui font rage autour de nous (Jean 14.27).

Est-ce que Dieu nous en veut d’être en colère contre Lui ?

Une chose est certaine, la colère dirigée contre Dieu est injustifiée et produit en nous des sentiments controversés: c’est donc un péché (Galates 5.20, Éphésiens 4.26-27, 31, Colossiens 3.8) et Dieu ne désire pas que nous vivions dans le péché. Elle nous détruit nous-mêmes en donnant accès au diable dans notre vie et elle peut nous retirer la joie et la paix si nous la cultivons car elle nous éloigne du cœur de Dieu. Dieu est d’ailleurs la dernière personne contre qui avoir des griefs.

Persister dans la colère permettra à l’amertume et au ressentiment de s’installer dans notre cœur. Nous devons confesser notre colère au Seigneur, puis la Lui abandonner en comptant sur Son pardon. Dieu connaît nos cœurs et il est inutile d’essayer de cacher nos véritables sentiments. Lui en parler est donc la meilleure manière de gérer notre douleur. Si nous nous tournons vers Lui humblement et répandons nos cœurs devant Lui, Il guérira nos cœurs et pansera nos blessures (Psaumes 147 :3).

Des exemples à suivre

Jésus était Celui qui pouvait être le plus en position d’être en colère contre Dieu. Alors qu’Il était sur le point d’expirer, Il a crié d’une voie forte « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné? » (Marc15:34) (LSG). Loin d’être un cri de déception, ceci était plutôt le témoignage de ce qui était en train de se passer spirituellement car à cet instant, Il portait le péché de toute l’humanité.

Quelques temps plus tard, Il cria : « Père, Je remets mon esprit entre Tes mains.» (Luc 23 :46), car Il savait qu’Il était en train de passer par ce qui était Son chemin d’élévation. Comme dit l’Ecriture, si la graine tombée au sol ne meurt, elle ne peut porter du fruit (Jean 12 :24). Mettons-nous un peu à Sa place : Il a eu faim (Matthieu 4 :2), Il a eu soif (Jean 19 :28), Il n’avait pas de maison (Matthieu 8 :20) et finalement Son corps a été meurtri (Esaïe 53 :5). Mais  à aucun moment Il n’a vu cela autrement. Pourquoi ? Parce qu’Il savait que Son Père l’aimait (Jean 3 :35) et qu’Il ne laissera pas Son corps voir la corruption (Psaumes 16 :10).

Psaumes 16 :11 (LSG)  « Tu me feras connaître le sentier de la vie; Il y a d’abondantes joies devant ta face, des délices éternels à ta droite. »

Le roi David a crié vers Dieu pendant que son fils était malade, puis il s’est prosterné devant Lui pour l’adorer lorsque l’enfant est décédé (2 Samuel 12.15-23). Quel témoignage puissant ! David a tellement joui de la présence de Son Dieu avec confiance qu’il pouvait dire : Psaumes 37 :25 (Semeur) « Depuis ma jeunesse jusqu’à mon âge avancé, jamais je n’ai vu celui qui est juste être abandonné, ni ses descendants mendier leur pain.»

Job avait tout perdu (Job 1 :13-19) et même sa santé (Job 2 :7-8). Tellement il souffrait que sa femme lui a suggéré de maudire Dieu (Job 2 :9). Mais Job n’a pas voulu pécher contre Dieu ou Lui attribuer quelque chose d’injuste. Il a plutôt choisi de louer Dieu. Plus tard, Dieu le consola et lui donna des richesses et une postérité supérieure à ce qu’il avait perdu.

Une chose à retenir : la confiance en Dieu

La première des choses est tout d’abord de reconnaitre l’amour de Dieu pour nous car « Dieu prouve Son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. » Romains 5 :8 (LSG).

TOUT part de là, car si on n’est pas convaincu de l’amour de Dieu, le moindre pépin nous fera plonger dans la dépression. Il faut alors laisser au Saint-Esprit le soin de guérir notre cœur puisque l’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné (Romains 5 :5). C’est dans la présence de Dieu, l’adoration et la louange constante que notre cœur s’ouvre ainsi à l’action du Saint-Esprit. Ceci pour que notre cœur devienne désormais un terrain fertile à la graine que Dieu sème en nous, pour que nous grandissions en Lui et que nous portions beaucoup de fruits. (Matthieu 13 :23)

En fin de compte, la question est : pouvons-nous faire confiance à Dieu en toutes choses, même pour nos vies et celles de nos bien-aimés ? Bien sûr que oui ! Quand des tragédies nous frappent, nous savons que Dieu peut les utiliser pour nous rapprocher de Lui et fortifier notre foi, nous mener à maturité et à être accomplis (Psaumes 34.18, Jacques 1.2-4). Alors seulement nous pourrons réconforter autrui par notre témoignage (2 Corinthiens 1.3-5). C’était le cas de Joseph vendu par ses frères; il dit à ces derniers quelques années plus tard : « Maintenant, ne vous affligez pas, et ne soyez pas fâchés de m’avoir vendu pour être conduit ici, car c’est pour vous sauver la vie que Dieu m’a envoyé devant vous » Genèse 45:5 (LSG).

Dieu a changé le mal qui lui avait été fait en bien pour lui, sa famille et des nations. Ça peut aussi être ton cas si tu fais confiance à Dieu et si tu Le laisses aller jusqu’au bout de Son processus dans ta vie !

2 comments

  1. Soyez bénie soeur Léonelle, votre article traite un problème actuel que j’ai dans ma marche avec le Seigneur! Que Dieu vous inspire davantage.

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