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Comment dénoncer mon frère qui vit dans le péché ?

Selon le dictionnaire Larousse, le mot dénoncer a plusieurs définitions :

  • signaler quelqu’un, quelque chose à la justice, à une autorité en vue de les faire condamner ou punir ;
  • révéler quelque chose, le faire connaitre publiquement comme néfaste ;
  • faire connaître, révéler une attitude, dénoter.

De façon générale, ces définitions mettent en avant le fait de révéler une attitude, selon des valeurs et des normes que nous avons ; et par ce biais, d’en attribuer un méfait ou non. Ce signalement à une instance ou à autrui peut frôler le jugement selon la façon dont il est analysé et retransmis.

Nous utilisons tous des critères différents pour décider si telle ou telle action est légitime et honorable ou pas. En ce sens, la Bible, qui est la Parole de Dieu – et par conséquent notre référence – nous sert de ligne directrice. La Parole nous donne la permission de dénoncer un frère qui vit dans le pêché, toutefois, elle nous dit comment procéder. En tenant compte de cette frontière fine entre le jugement et la dénonciation, comment agir face à une telle situation ?

« Des pêcheurs ou pécheurs, jugent d’autres pêcheurs pour avoir pêché différemment »

Je me souviens avoir lu un jour cette phrase dans mon fil d’actualité Instagram, et j’ai été profondément touchée et interpelée par la véracité et la profondeur de ces propos. Nous commettons tous des péchés inconsciemment ou non (calomnies, mensonges, ragots, médisances, …) dans notre quotidien, mais pourtant, nous sommes les premiers à porter un jugement, à critiquer et à vouloir dénoncer un frère qui a péché, pourquoi ?

Comme il est dit dans Matthieu 7 :1-3 (LSG) : « Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés.  Car on vous jugera du jugement dont vous jugez, et l’on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez. Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil ? »

Dénoncer un frère peut impliquer insidieusement que l’on émet une critique et un jugement. Et oui ! Dite comme cela, l’action de « dénoncer » perd toute sa « noblesse ». L’acte ne semble plus si honorable que ça. Tout va dépendre de la sagesse et de la compréhension que nous allons émettre devant un frère qui pèche.

Sachant qu’il est toujours plus facile et plus simple de voir chez l’autre ce que l’on ose à peine s’avouer chez soi, il est donc indispensable de faire preuve d’humilité. Comme toujours, la remise en question et l’introspection personnelle est un cheminement et un fonctionnement bien particulier et compliqué, car il demande d’assumer des actes qui ne nous font pas toujours honneur devant notre Père. Donc, quand l’idée nous vient de vouloir dénoncer un frère sur un péché, prenons au préalable le temps de nous remettre en question nous-mêmes. Avons-nous fait mieux ? Qu’est-ce que Christ nous aurait conseillé à travers Sa Parole et qu’est-ce que l’on aurait aimé que l’on fasse à notre égard si nous étions dans cette situation ? Notre démarche est-elle motivée par l’amour pour notre frère ou plutôt le désir de l’exposer ?

Dénoncer n’est pas la première option : parle et conseille ton frère !

Il ne nous appartient pas de juger un frère : Jacques 4 : 12 (LSG) : « Mais toi, qui es-tu, qui juges le prochain ? ». Si notre démarche est remplie de jugement, l’action n’est d’aucun mérite. Par contre, notre rôle premier à nous est d’aider, d’accompagner, de conseiller pour permettre à nos frères, nos sœurs, de se remettre en question, et de reprendre le droit chemin. Toutefois, et comme le suggère ce passage ci-dessous, si la personne en question n’écoute pas, on peut faire appel à l’église :

Matthieu 18 :15-17 (LSG) : « Si ton frère a péché, va et reprends-le entre toi et lui seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère. Mais, s’il ne t’écoute pas, prends avec toi une ou deux personnes, afin que toute l’affaire se règle sur la déclaration de deux ou de trois témoins.  S’il refuse de les écouter, dis-le à l’Église ; et s’il refuse aussi d’écouter l’Église, qu’il soit pour toi comme un païen et un publicain. »

Luc 12 :2-3 (LSG) : « Il n’y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni de secret qui ne doive être connu. C’est pourquoi tout ce que vous aurez dit dans les ténèbres sera entendu dans la lumière, et ce que vous aurez dit à l’oreille dans les chambres sera prêché sur les toits »

Soyons humbles et sages dans nos propos avec ceux qui nous entourent, conseillons-les comme nous aimerions que l’on nous conseille. Portons un regard d’amour et de compréhension sur eux comme notre Père le fait avec nous. En toutes circonstances, n’oublions pas que nous ne sommes pas supérieurs à nos frères, nous sommes égaux et nous cheminons tous vers le cœur de Dieu. Nos parcours sont peut-être différents, mais ils sont tous empreints de la même fragilité. La finalité doit être la seule chose qui nous importe ; rechercher cette chose qui plaît tant à Christ : des enfants du Père avec un caractère semblable au Sien.

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