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Comment maintenir la complicité dans le couple malgré le poids des années ?

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Le mariage n’est pas un sprint, mais plutôt une course de fond car c’est toute une vie qu’il faut partager. Et qui veut aller loin, dit le proverbe, ménage sa monture ! Comment s’y prendre pour maintenir la complicité dans le couple malgré les années qui passent, l’arrivée et le départ des enfants ainsi que les situations de la vie qui peuvent frapper de plein fouet le foyer ?

1. Ne jamais prendre le conjoint pour acquis

Nous connaissons tous cet enfant qui a un jouet, et puis se lasse de celui-ci, perd tout intérêt vis-à-vis de lui, s’habitue à sa présence à tel point qu’il ne reconnaît plus sa valeur. Ce n’est que lorsque le jouet en question se perd, se casse ou qu’un autre enfant l’utilise qu’il se rappelle tout à coup que le jouet existe. C’est souvent le cas pour les relations humaines et particulièrement pour la vie de couple. Fort heureusement, tu n’es pas obligé de perdre ton « cadeau » ou que celui-ci se « casse » pour reconnaître sa valeur.

Cela dit, tu devras chaque jour remercier Dieu non seulement pour le conjoint qu’Il t’a donné, mais surtout ne pas le considérer comme acquis. C’est ce qui te poussera à célébrer ton mari/ta femme, à avoir de petites attentions à son endroit, à manifester la bienveillance et à l’honorer. Ceci afin que cette personne demeure spéciale à tes yeux comme aux premiers jours ; que ces papillons, ces étincelles dans les yeux puissent perdurer. Romains 12 : 10 dit : « Comme les membres d’une même famille, aimez-vous en frères, d’une affection vraie et profonde. Estimez-vous mutuellement. Placez toujours l’autre au-dessus de vous et honorez-le comme vous étant supérieur. Soyez les premiers à témoigner des égards » (PV). N’hésite surtout pas ! Profite de chaque occasion pour lui témoigner ton amour et ta considération : ça peut être le fait de te souvenir de sa couleur préférée, de son plat préféré, lui faire des surprises, privilégier des moments rien que pour vous deux, etc.

2. L’amitié

André Maurois a dit : « tout l’art du mariage est de savoir passer de l’amour à l’amitié, sans pour cela sacrifier l’amour ». Au-delà d’être des amoureux, les conjoints devront également être de véritables amis, loyaux et fidèles, qui se respectent l’un et l’autre. L’un devra toujours retrouver chez l’autre quelqu’un qui l’écoute et qui le console ; qui se réjouit avec lui de ses succès et de ses exploits. Aussi, cet échange entre les conjoints, cette amitié induira inévitablement le rapprochement de leurs âmes afin de s’affiner davantage l’une au contact de l’autre, comme le fer aiguise le fer (Proverbes 27 : 17), pour développer cette complicité qui fera que les « deux deviendront une seule chair » (Marc10 :8). Ainsi, pour que cette complicité perdure, il faudra que l’amitié soit profonde et sincère.

Ceci est d’autant plus important que dans un couple, on ne ressent pas des « sentiments » amoureux pour le conjoint tous les jours ; encore moins cette passion telle que décrite dans les films et séries télévisées. La complicité relèvera davantage de la loyauté, de l’engagement, du respect et de la confiance, que de « sentiments » amoureux qui sont bien souvent fluctuant au gré des circonstances et des humeurs. L’amour est comme l’acier pour la fondation d’un couple, et l’amitié est le béton qui vient recouvrir cet acier afin que ce dernier ne rouille pas. En bref, l’amitié protège l’amour et l’amour soutient l’amitié.

3. Le pardon

Pour continuer d’aimer, il faut pardonner, ceci dans le ménage plus qu’ailleurs dans le contexte des relations humaines. En effet, la rancune et le ressentiment approfondissent le fossé déjà créé par les blessures et les erreurs que peuvent commettre chaque conjoint. Le pardon dans ce contexte agit comme un baume qui panse les blessures, comme un pont pour minimiser et annuler la distance qui peut exister entre les conjoints. Colossiens 3 : 13 : « Si vous trouvez de quoi critiquer votre frère, supportez-vous les uns les autres ; si vous avez quelque chose à reprocher à un autre, soyez toujours prêts à vous pardonner vos torts aussi généreusement que le Christ vous a pardonné » (PV). Il n’y a pas de limites au pardon. Inutile de dire donc « c’est trop je n’en peux plus » car aussi légitime que cette déclaration semble être, cela est contraire au principe divin qui nous demande de pardonner :« …jusqu’à soixante-dix fois sept fois. » Matthieu 22 :18 (PV).

Pardonner et demander pardon sont donc liés, l’un ne va pas sans l’autre. Chacun des conjoints doit faire preuve de bonne foi afin de reconnaître ses fautes et ses erreurs, et d’humilité pour demander pardon. Il n’est pas de mise qu’on attende que l’autre nous fasse le reproche pour demander pardon ; on peut le faire dès lors qu’on se rend compte qu’on a heurté son conjoint.

4. La bienveillance

la bienveillance que l’on manifeste vis-à-vis d’une personne peut être définie comme le fait d’avoir des dispositions favorables à l’égard de cette personne, c’est-à-dire de veiller sur elle ; prendre soin de cette personne et être attentionné, d’après le dictionnaire étymologique de la langue Française. En quelque sorte, la bienveillance c’est la manifestation de la bonté, c’est aimer faire du bien et être généreux. Ce sentiment est plus que nécessaire dans le couple car c’est ce qui permettra au conjoint de faire du bien à sa moitié, même si ce/cette dernier(e) en apparence ne le mérite pas. Elle naît donc d’une disposition de cœur particulière vis-à-vis d’une personne et le Saint-Esprit intervient afin que ce sentiment soit fondé et établi en nous.

La bienveillance impliquera bien évidemment l’écoute de l’autre, le dialogue pour comprendre son mode de fonctionnement, pour comprendre ses besoins afin de les satisfaire. Cela nécessitera aussi de faire des compromis dans les deux sens ! Cela permettra à ton conjoint de s’ouvrir et de partager avec toi le fond de sa pensée, ses rêves et ses envies sans honte ni crainte de jugement, et inversement.

5. Le soutien

Kimberly WAGNER affirme ceci : « Il faut l’acharnement d’une femme passionnée pour encourager et soutenir un homme quand il est au fond du trou de la honte et du désespoir ». Et je crois fermement que cet acharnement est valable aussi pour l’homme. Ils devront être l’un pour l’autre ce fer qui aiguise le fer (Proverbes 27 : 17). Toute personne a ce besoin profond d’être soutenu et comprise, dans les moments de difficulté, quand ce n’est pas la grande forme. Ecclésiaste 4 : 9-12 : « Deux hommes associés valent mieux qu’un seul. À deux, ils obtiennent un meilleur résultat pour leur travail. Si l’un des deux tombe, l’autre le relève. Au contraire, celui qui est seul, est bien malheureux. S’il tombe, il n’y a personne pour le relever. De même, quand on peut dormir à deux, on a chaud. Mais celui qui est seul, n’arrive pas à se réchauffer. On peut attaquer facilement celui qui est seul, mais deux personnes peuvent résister. Une corde tressée de plusieurs fils ne casse pas facilement. » (PDV)


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