Search

Comment passer d’une « petite foi » à une foi qui opère des miracles ?

Un jour, alors que je méditais sur la foi des Apôtres et était tenté de dire à Dieu « Seigneur, donne-moi la foi des Apôtres, afin que moi aussi je réalise de grandes choses à Ta Gloire », Dieu m’a répondu ceci à ma grande surprise : « les Apôtres n’avaient pas une grande foi, ils avaient juste foi en un grand Dieu, qui accomplissait signes et prodiges au travers d’eux ». Ceci m’a ouvert les yeux et a révolutionné ma façon de concevoir la foi.

En réalité, je crois qu’il n’y a pas dans le fond, de grande ou de petite foi, il y a juste la foi. La foi est grande lorsqu’elle est appliquée aux grandes choses et elle est petite lorsqu’elle n’est exercée que sur de petites choses. Autrement dit, une foi aussi petite qu’un grain de sénevé demeure une petite foi quand elle n’est exercée que sur de petites choses, mais quand elle est employée à solutionner un défi aussi grand que celui de déplacer une montagne d’où elle se trouve pour la jeter dans la mer, elle devient une grande foi. A la base, la foi n’a pas changé, elle a été investie à faire de grandes choses. Parler de grande foi, c’est parler à la façon des Hommes. Les Hommes pensent que la foi qui accomplit des grands miracles est une grande foi et celle qui accomplit de moins grands est une petite foi. Ça semble logique quand on y pense, mais posez-vous cette question : Jésus sur la terre avait-Il une grande ou une petite foi ? Mieux, utilisait-Il une grande foi pour les plus grands défis, pendant qu’Il se contentait d’une petite pour les moins grands ? La foi qu’Il exerçait pour changer l’eau en vin était-elle en soi différente de celle qu’Il fallait employer pour ouvrir les yeux à un aveugle ? La foi qu’Il Lui fallait pour marcher sur l’eau, était-elle différente de celle qu’Il Lui fallait exercer pour ramener les morts à la vie ? Le sentait-t-on employer davantage d’ardeur et d’efforts selon la grandeur du défis en face duquel Il était ? Pour réveiller Lazare d’entre les morts, Il dit juste ceci : « Père je te rends grâce….Lazare sort ». On ne l’a pas vu transpirer plus.

Nous raisonnons souvent la foi dans la chair, d’après notre condition humaine. Étant Hommes, nous employons relativement moins d’efforts pour accomplir de petites choses qu’il nous en faut pour en faire de plus grandes. Ainsi, nous pensons que c’est pareil avec Dieu et avons même malheureusement tendance à transposer nos limites sur Lui.  Comment cela se manifeste ? Généralement quand on prie pour « de petites choses », nous avons plus d’assurances que quand il s’agit de prier pour « de grandes choses ». Lorsqu’il s’agit de prier pour guérir d’une céphalée, nous avons plus d’assurance quant à notre guérison que quand il s’agit de prier pour guérir d’un cancer par exemple. Lorsqu’il faut prier pour une promotion au travail, la réussite à un examen, etc., nous avons plus d’assurance que lorsqu’il faut prier pour qu’un mort revienne à la vie. Nous pensons à tort que ce n’est pas le même degré d’efforts ou d’implication qu’il faudrait à Dieu dans un cas comme dans l’autre. Mieux, cela se manifeste tout aussi bien dans notre attitude dans la prière. Pendant qu’on est calmes et tranquilles à l’heure de demander « de petites choses » à Dieu, l’on transpire, crie et s’agite beaucoup quand il s’agit de défis plus grands. C’est comme si l’exaucement dépendait de nous, notamment de nos efforts.

En réalité, il ne faut pas plus d’efforts à Dieu pour ramener un mort à la vie, qu’il lui en faudrait pour vous débarrasser de simples maux de têtes. Dans un cas comme dans l’autre, Il dit juste une parole et la chose arrive quelle qu’elle soit. Nous sommes bloqués en esprit quand nous pensons que Dieu est limité par nos incapacités et de là vient la frustration de plusieurs. Certains en arrivent à ne plus oser demander de grandes choses à Dieu car ils pensent que ce serait trop demander ou trop déranger Dieu ou que dans tous les cas, ils ne recevront pas. D’aucuns en arrivent même à dire : « quand je demande de petites choses à Dieu, il me les accorde mais quand je demande de grandes choses, cela ne se produit jamais ». Le problème ce n’est pas Dieu, le problème c’est votre foi que vous n’activez que pour de petites choses. Vous ne recevez pas de grandes choses pas parce que vous avez une petite foi, vous ne recevez pas de grandes choses parce que vous les demandez sans foi. En effet, même la plus petite foi peut produire les plus grands miracles, quand elle est exercée sur de grands défis. C’est ce que nous enseigne le maître quand il témoigne de ce que pourrait faire, une foi aussi petite qu’un grain de sénevé.

Mathieu 17 : 20 (LSG) : « C’est à cause de votre incrédulité, leur dit Jésus. Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne : Transporte-toi d’ici là, et elle se transporterait ; rien ne vous serait impossible »

«Rien ne vous serait impossible » (parlant d’une foi à la taille d’un grain de sénevé), montre qu’il n’existe rien qu’une petite foi, soi-disant, ne puisse faire. Il n’y a donc pas de différence à la base entre une grande et une petite foi. L’interrupteur pour illuminer toute une ville n’est pas plus gros que celui qui permet d’éclairer une chambre. Qu’il soit gros ou petit, ce n’est pas la taille de l’interrupteur qui éclaire, mais c’est la puissance de l’électricité. De même, ce n’est pas la taille de votre foi qui réalise concrètement le miracle, c’est la puissance de Dieu. Votre foi comme l’interrupteur, active la puissance de Dieu dans la situation que vous vivez. La Bible dit que celui qui demande le fasse avec foi ; veuillez noter qu’il n’est pas dit de le faire avec « grande foi ». Les Apôtres aussi croyaient qu’il leur fallait une grande foi pour faire de grandes choses, mais la réponse du maître est pleine de révélation :

Luc 17 : 5-6 (LSG) : « Les apôtres dirent au Seigneur : Augmente-nous la foi. Le Seigneur dit : Si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à ce sycomore : Déracine-toi, et plante-toi dans la mer; et il vous obéirait »

Attardez-vous un peu sur la réponse du maître suite à la demande des disciples. Il ne leur a pas dit « Recevez ! » ou une parole dans le genre « Jeûnez beaucoup et vous l’aurez !» Littéralement, le maître voulait leur dire ceci : l’enjeu n’est pas d’avoir une grande foi, mais plutôt d’avoir ne serait-ce qu’une petite foi en un grand Dieu ! La suite on la connaît, il suffit de lire les actes de apôtres.

Que faut-il pour que votre foi provoque de grands miracles ?

D’abord, changer de mentalités. Il vous faut comprendre que c’est Dieu qui agit et il n’est pas limité à vos incapacités. Comprendre qu’Il accomplit avec la même facilité par Sa toute-puissance, les grandes comme les petites choses de votre vie. Soyez-en remplis de la même assurance, que vous demandiez des choses « banales » ou des choses « très importantes ». Gardez à l’esprit que ce n’est pas vous qui agissez pour mesurer vos efforts et votre ardeur dans la demande, selon l’immensité du défis en face duquel vous êtes, mais Dieu. N’essayez pas de prendre la place de Dieu dans le règlement de votre situation et exercez juste votre foi comme un interrupteur pour activer la puissance de Dieu. Assurément, RIEN n’est impossible à Dieu. Demandons à Dieu de nous donner la révélation de tout ce qu’implique le « RIEN » dont il s’agit et agir en conséquence, dans tous les défis auxquels nous pouvons être confrontés.

Ephésiens 3-20 (PDV) : « Dieu agit en nous avec puissance. Et quand nous lui demandons quelque chose, Il peut faire beaucoup plus ! Oui, Sa puissance dépasse tout ce qu’on peut imaginer !

Write a response

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Close
Your custom text © Copyright 2018. All rights reserved.
Close