Search

Envie, passion, convoitise: que faire des désirs de la chair qui refusent de partir ?

Jocko Willink, un ancien Navy Seal qui a servi en Irak et en Afghanistan raconte que pendant une de ses missions, il avait été amené avec les membres de son unité à affronter par erreur une unité de soldats alliés. Avant de s’en rendre compte, un allié Iraquien perdit la vie. Mais le bilan aurait pu être plus lourd.

Ce type d’erreur est déjà survenu plusieurs fois dans l’histoire. Elle se produit  aussi dans nos propres vies quand nous nous trompons souvent d’ennemi. Nous combattons le diable et les sorciers alors que la plupart du temps, la source de nos difficultés n’est pas en face de nous, mais en nous.

Notre plus grand ennemi n’est pas le sorcier de notre famille, les marabouts du quartier avec leurs incantations encore moins le diable et ses princes. Ces entités et puissances n’auront accès à notre vie que lorsque notre chair leur en donnera l’opportunité. La Bible nous apprend dans Colossiens 3:3 (LSG) : « Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu ».

L’ennemi à vaincre est donc notre chair avec son corolaire de passion, de convoitise et d’envie. Mais c’est quoi la chair ? Comment opère-t-elle en nous et contre nous ? Comment prendre le dessus sur elle ?

Comprendre la chair

Le mot « CHAIR » vient du Grec « SARX ». Il signifie « peau » ou « sens ».  Une erreur courante est de confondre la chair et le corps. Le corps est notre enveloppe, la partie visible de notre être qui entre en relation avec autrui. Il ne s’agira pas de lui dans cet article.

Sur la peau de l’être humain on trouve des capteurs de nos cinq sens qui sont : la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût et le toucher. Lorsque nous parlons de la chair, nous faisons référence aux cinq sens et non pas aux organes du corps. L’œil est un organe mais la vue est un sens; l’oreille est un organe mais l’ouïe est un sens ; la langue est un organe mais le goûter est un sens. Il en est de même pour les autres organes et les sens qui y sont rattachés.

Par nos cinq sens, nous rentrons en relation avec le monde extérieur. Nos sens collectent des informations de notre environnement et les transmettent à notre cerveau à travers le réseau des nerfs, ce qui va déclencher en nous des réactions de toute sorte.

Marc 6.34 (LSG): « Jésus vit une grande foule, et fut ému de compassion pour elle.»

Jésus vit la foule avec Ses yeux (organes), Sa vue transmit l’information à Son âme qui Lui fit ressentir de la compassion. En effet, tout ce que nous percevons par nos sens déclenche en nous une impression, une envie, une convoitise, une passion qui parfois refuse de partir, voire nous rend esclave.

Jean 8 :34 LSG : « En vérité, en vérité, je vous le dis, leur répliqua Jésus, quiconque se livre au péché est esclave du péché. »

L’origine de nos tentations

As-tu remarqué que nous ne sommes jamais tentés par des choses que nous n’affectionnons pas ? Aucune personne ne supportant pas l’odeur de l’ail n’est tenté pendant son jeûne de consommer des saucissons à l’ail. Ainsi, chacun de nous est tenté par ou pour des choses qu’il affectionne particulièrement.

Jacques 1 :14-15 (LSG) : « Mais chacun est tenté quand il est attiré et amorcé par sa propre convoitise. Puis la convoitise, lorsqu’elle a conçu, enfante le péché; et le péché, étant consommé, produit la mort. »

Si une personne est abonnée au spiritisme, à l’immoralité sexuelle, à l’ivrognerie, la colère, les meurtres, les disputes, l’idolâtrie, la gourmandise… (Galate 5 :20), c’est que quelque part, dans un endroit de son cœur, elle chérie particulièrement ces choses.

Ainsi, pour être libérés des envies, des convoitises et passions qui font la guerre à notre âme (1 Pierre 2 :11), il faut que nous traitions avec notre ennemi principal, la chair et ses penchants.  Mais comment mener ce combat.

Crucifier la chair

Les œuvres de la chair produisent dans nos vies des conséquences désastreuses. Elles sont capables de détruire notre santé, d’affliger notre âme, de détruire notre vie spirituelle, professionnelle, nos relations interpersonnelles, notre destinée et les gens auxquels nous tenons.

Heureusement, la Bible affirme dans Galates 5 : 24 (LSG) : « Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs. »

Nous ne pouvons plus nous cacher derrière les excuses du genre « frère, la chair est faible… », pour continuer à vivre dans le pécher. Notre chair a été crucifiée avec Christ; c’est une vérité biblique capitale que nous devons accepter et en laquelle nous devons croire.

Dès lors que tu es en Christ, tu as vaincu la chair, les passions, les envies et la convoitise. Tu as désormais la capacité par le Saint-Esprit de dominer sur le péché ; à condition vraiment de te laisser guider par le Saint-Esprit. C’est Lui qui nous aide à crucifier notre chair et la rééduquer.

Crucifier sa chair est douloureux. A l’approche de la crucifixion notre Maître, Jésus Lui-même pria ainsi dans Matthieu 28 :39 (LSG)  « Mon Père, s’il n’est pas possible que cette coupe s’éloigne de moi ! Toutefois, non pas ce que je veux mais ce que tu veux ». Ce n’est pas l’apanage des enfants spirituelles mais celui de ce qui avance vers la maturité spirituelle.

Crucifier la chair, c’est résister aux appels incessants des cinq sens à livrer nos membres au péché. C’est empêcher nos sens de susciter en nous des passions, des envies, la convoitise et tout sentiment contraire à la volonté de Christ. Il faut devenir radical avec la chair en se séparant de toute personne ou de toute chose qui peut nous conduire au péché.

Matthieu 5.28-29 (LSG) : « Si ton œil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi ; car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier ne soit pas jeté dans la géhenne. »

Ceux qui ont vaincu la chair ne sont pas ceux qui sont fort mais plutôt ceux qui reconnaissent leur faiblesse et agissent avec sagesse quand les passions commencent à se déchainer. Ils ne commettent pas l’erreur de vouloir leur opposer résistance (impudicité) ou les ménager. Ils prennent radicalement la décision de sortir ou d’éviter toute situation compromettante.

A titre d’exemple, si nous sommes de jeunes fiancés, nous éviterons de nous retrouver tous seuls, à l’abri des regards et même si la raison avancée est la prière. Si je suis un homme marié, je me discipline pour ne jamais m’imaginer avec une autre femme en dehors de mon épouse dans un lit. Si je suis accro à la pornographie ou à la masturbation, je prends en amont des dispositions pour ne pas me retrouver dans une posture où je ressente l’envie de m’y adonner.

Dans les débuts, on ressent des tensions et des douleurs, nos sens reviennent constamment à la charge. Mais tenons bon, ces pressions vont diminuer avec le temps jusqu’à ce que nous arrivions à expérimenter le repos de notre âme vis-à-vis de cette tentation.

La maturité des 5 sens

Lorsque nous étions enfants, nous avions l’habitude d’exprimer notre insatisfaction et nos désirs par des pleurs. Il nous arrivait de pleurer pour tout : attirer l’attention, exprimer la faim, une douleur, un malaise, un inconfort, un désir, une envie ou simplement pour le plaisir de pleurer.

En grandissant, nous apprenons à exprimer nos besoins par les mots ou d’autres codes de la société. Mais toutes nos fonctions et organes  ne se développent pas tous dans les mêmes proportions au même moment. Chacun de nous développe les fonctions qu’il a l’habitude d’utiliser.

Quand tu te mets au sport par exemple et que tu commences à travailler les abdominaux, dans les débuts tu ressens beaucoup de douleur au ventre. Le corps se refuse à ce changement, il nous le fait savoir par la douleur ressentie. Mais au fur et à mesure, il finit par s’habituer et l’exercice devient moins pénible.

Certaines personnes sont devenues adultes mais ont gardé leur sens d’enfant. Elles ont obtenu une bonne éducation, des diplômes, une croissance staturo-pondérale mais ont manqué d’éduquer leurs cinq sens. Du coup, chaque fois qu’une envie se présente, elles laissent libre cours à leurs passions et convoitises

Il nous faut prendre conscience de cet état de fait et rééduquer nos sens pour les faire parvenir à la maturité. Cette rééducation va consister en  une totale obéissance à la parole, aux lois et principes divins et même quand nous les trouvons absurdes ou ne ressentons aucun plaisir à le faire.

Jacques 1.21-22  (LSG): « C’est pourquoi, rejetant toute souillure et tout excès de malice, recevez avec douceur la parole qui a été plantée en vous, et qui peut sauver vos âmes. Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l’écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements. »

Les personnes matures ne font pas toujours ce qu’elles ont envie de faire; Elles font plutôt ce qu’elles ont à faire pour être libres de faire ce qu’elles ont envie de faire plus tard. Travaillons à notre maturité. Acceptons de crucifier les désirs de la chair, acceptons ses douleurs et frustrations temporelles pour parvenir à la maturité spirituelle de notre être. Un jour, nous entendrons le Maître dire à notre sujet : « bon et fidèle serviteur, entre dans la joie de ton Maître » !

6 comments

  1. Je voulais vous remercier pour cet article. Un moment vous avez mentionné « Dans les débuts, on ressent des tensions et des douleurs, nos sens reviennent constamment à la charge. » Je voulais vous dire que c’est exactement ça, lorsque je prends la décision d’arrêter ce péché, je commence à avoir des douleurs étrange, pas des douleurs comme ci j’avais mal au ventre ou autre, mais une douleur pour te pousser à péché , à te vider … Et vraiment cet article m’a conduit ici car Dieu voit mes luttes , les rechutes et je veux m’en sortir. Je rend la gloire à Dieu qu’il vous inspire encore et encore pour l’édification de l’église … Merci

    1. Amen. Dieu es avec vous. Jésus vois vos luttes et vos douleurs. Il vous a conduit à ce article. Il est à vos côtés. Vous avez la victoire par le Saint-Esprit.

      Soyez béni !

  2. Whaoowww chapeau pour cet article le peuple périt faute de connaissance je m’en rend encore compte aujourd’hui vraiment chapeau!

  3. Depuis quelques temps je demandais au Seigneur : Seigneur crucifié ma chaire aide moi….mais je n avais pas compris ce détails ses 5 sens qui constitue cette chair…je remercie le Seigneur de l avoir guider à travers cette lecture qui me permet de comprendre la crucifixion de la chair. Merci papa pour ta réponse et que je puisse crucifier cette chair qui me dérange dans la vie de tous les jours. Que le seigneur vous bénisse abondamment et richement

Write a response

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Close
Your custom text © Copyright 2018. All rights reserved.
Close