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Évangélisation : Dieu cherche des messagers pas des Avocats !

Romains 10 :14 (LSG) « Comment donc invoqueront-ils celui en qui ils n’ont pas cru ? Et comment croiront-ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler ? Et comment en entendront-ils parler, s’il n’y a personne qui prêche ? »

Vous n’avez pas été sauvés, si vous l’êtes, pour défendre une religion mais pour porter jusqu’aux extrémités de la terre le message de la bonne nouvelle du Royaume des cieux. Cette bonne nouvelle n’est pas l’apologie d’un certain christianisme évangélique, protestantisme, catholicisme, judaïsme etc. dans le concert de toutes les autres religions. L’annonce de cette bonne nouvelle ne doit pas non plus consister en une prospection religieuse pour remplir les bancs d’une certaine communauté. La bonne nouvelle du Royaume, c’est Christ crucifié et Christ ressuscité (1 Corinthiens 2 : 2). On ne vous demande donc pas de « défendre Dieu », mais d’annoncer juste à ceux qui ne Le connaissent pas qui Il est et ce qu’Il a été capable de faire par amour pour eux. Ensuite laissez à Dieu le soin de se défendre Lui-même dans le cœur des gens. C’est l’Esprit qui convainc. D’ailleurs une bonne nouvelle ça s’annonce, ça ne se défend pas. Aussi l’évangélisation ne doit-elle avoir pour seul et unique but que de dépeupler le royaume des ténèbres pour remplir le Royaume des cieux.

Voici donc en quatre points, quelques erreurs à éviter :

Prêcher pour sa paroisse

Plusieurs ministères n’envisagent l’évangélisation que pour avoir de nouveaux membres. Ce n’est pas mal de vouloir avoir une église bien remplie (encore que ce n’est pas forcément ce à quoi Dieu nous appelle), mais cela ne doit pas être la raison principale de nos campagnes. La Bible nous dit dans le livre des Actes des Apôtres que c’est le Saint-Esprit qui ajoutait à l’église ceux qui étaient sauvés.

Le Seigneur n’a pas appelé tous les ministères à drainer des foules. Pas que ce soit une mauvaise chose d’avoir à gérer des foules, ce n’est pas cela que je veux entendre. Mais le triste constat aujourd’hui est que tous les ministères se lancent dans la chasse aux fidèles, car les ministères de relativement moindre taille (sur l’aspect quantitatif du moins) sont souvent stigmatisés et inconsidérés. Les hommes de Dieu à qui l’on accorde respect et considération et que tout le monde souhaite avoir lors de ses programmes sont ceux qui ont de « grands » ministères, qui passent à la télé et qui voyagent beaucoup. Tout ça c’est bien mais cela n’atteste pas de la qualité d’un serviteur de Dieu. Quel message prêche-t-il ? Est-ce un message de repentance basé sur la croix (la Gloire de Christ) ou un message édulcoré qui prône la gloire du chrétien ? Son assemblée aussi grande soit-elle, est-elle remplie de véritables disciples marchant dans l’obéissance ou de figurants ayant l’apparence extérieure de la piété tandis qu’ils sont pourris à l’intérieur ou comme pouvait dire le maître, des tombeaux blanchis ?

Il m’a été compté l’histoire de cet homme de Dieu qui avait juste une seule personne dans son ministère durant toute sa vie. Un jour après sa mort, il s’est présenté à la porte du ciel le cœur serré, persuadé d’avoir pas fait assez pour le Seigneur de son vivant mais il fut mais alors très agréablement surpris d’être accueilli par des foules à l’entrée du ciel. Surpris, il demanda mais qui sont tous ces gens ? Un ange lui apprit alors que ce sont ses petits fils et filles spirituels, car son seul disciple en avait engendré des foules. C’est peut-être une histoire pédagogique mais elle n’en est pas moins édifiante.

La valeur d’un serviteur de Dieu ne s’apprécie pas au nombre de fidèles qui fréquentent son église, mais à la qualité des disciples qu’il élève ! Jésus sur cette terre était suivi par des foules mais il avait une véritable église d’environs 12 membres, passée par la suite à 70 et dans la chambre haute ils étaient environs 120. Mais un seul de ces disciples, rempli de la puissance du Saint-Esprit au soir de la pentecôte a gagné plus de 3.000 membres au Royaume pour juste un début. Notons néanmoins une fois de plus que toutes ces personnes ne sont pas restées dans l’église de Pierre. La Bible nous dit qu’en ce jour il y avait à Jérusalem « des Juifs, hommes pieux, de toutes les nations qui sont sous le ciel » (Actes 2 : 5). Chacun est donc probablement reparti chez lui, mais avec cette semence dans son cœur. Annonce donc la bonne nouvelle, en toute occasion favorable ou non, et qu’importe qu’ils viennent tous dans ton assemblée ou non, pourvu qu’ils soient tous sauvés. Il y a de la joie dans le ciel quand un pécheur vient à Christ. Pas quand une église augmente de membres car ce n’est pas forcément pareil.

Les discours persuasifs de la sagesse

1 Corinthiens 2 : 1-5 : (LSG) « Pour moi, frères, lorsque je suis allé chez vous, ce n’est pas avec une supériorité de langage ou de sagesse que je suis allé vous annoncer le témoignage de Dieu. Car je n’ai pas eu la pensée de savoir parmi vous autre chose que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié. Moi-même j’étais auprès de vous dans un état de faiblesse, de crainte, et de grand tremblement; et ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse, mais sur une démonstration de puissance, afin que votre foi fût fondée, non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu. »

C’est d’ailleurs très significatif que ce soit Paul qui le dise, car il était quelqu’un d’instruit, capable d’exciter une foule par de beaux discours. Annoncer l’évangile en effet, ce n’est pas plaider la cause du Royaume comme bon nombre le pensent. C’est juste le faire connaître au monde ! Avec autorité et puissance, certes, mais juste le faire connaître. Le reste, ça ne dépend pas de vous. Les belles phrases, les belles tournures et la bonne rhétorique pour séduire son auditoire et surprendre son adhésion, ce n’est pas évangéliser. Au mieux, c’est faire de la prospection. Le message principal de la bonne nouvelle, c’est Christ mort et Christ ressuscité ; tout ce qu’on y ajoute vient de la chair. Et ce message pour se manifester avec puissance dans la vie de ceux qui l’entendent doit être donné dans un état de faiblesse et de crainte. Faiblesse parce que la Puissance de Dieu se déploie le plus au comble de notre faiblesse et crainte parce qu’on ne peut transmettre ce qu’on n’a pas, ce qu’on ne vit pas. Vous ne pouvez susciter chez d’autres la crainte de Dieu alors que vous êtes vous-même rebelle à Son autorité, à Sa volonté.

Les petits mensonges pour la bonne cause

Il est de ces petits mensonges que notre excès de zèle peut inviter dans notre discours, à l’heure d’annoncer la bonne nouvelle. « Viens à Jésus et tu n’auras plus jamais de problèmes », dans quelle Bible est-ce écrit ? C’est même parfois le début des vraies persécutions et tribulations, la Bible ne nous le cache pas (Marc 10 : 30) ! Pourquoi occulte-t-on cette partie à l’heure d’annoncer l’évangile, comme pour ne pas risquer de perdre les personnes que nous essayons de démarcher pour le Royaume ? Jésus n’avait pas un discours de gentil-gentil. Il parlait par exemple de manger Sa chair et boire Son sang (Jean 6 : 53) et d’autres paroles dures après quoi des foules le quittaient sans qu’Il ne fasse rien pour les retenir (Jean 6 : 66). A l’un, il pouvait demander des sacrifices énormes (Mathieu 19 : 22) après quoi il s’en allait tout triste sans que le maître n’essaie de diluer Son message pour être accepté ou avoir beaucoup de personnes à Sa suite.

Pire, il s’en trouve même qui inventent des témoignages afin de mieux argumenter pour susciter l’adhésion. « J’étais comme-ci, j’étais comme-ça et depuis que je suis venu à Christ tout baigne dans l’huile », etc. Frères ! Si ce sont des témoignages vrais, Gloire à Dieu ! Mais le Seigneur n’attend certainement pas de toi que tu mentes pour que les gens viennent à Lui.

Vouloir convaincre à tout prix

Quelque-chose qu’on oublie souvent, c’est que ce n’est pas à nous de convaincre les gens de venir à Christ ! Nous devons juste prêcher le Royaume et la Justice de Dieu, pour laisser le Saint-Esprit opérer dans les cœurs, ce que Lui seul peut faire. La Bible dit du Saint-Esprit, qu’Il est celui qui convainc le monde du péché, de la justice et du jugement (Jean 16 : 8). Que viens-tu faire sur Son chemin ? Il en est ainsi afin que personne ne puisse s’attribuer le mérite d’une nouvelle naissance et c’est par orgueil que l’Homme fait tout pour que cela lui soit imputé. « Non, il doit confesser Christ aujourd’hui forcément, il faut que je le gagne à Christ » etc. Des pensées qui peuvent sembler nobles sur le coup, mais qui te dit que c’est le jour que l’Eternel a prévu pour son salut ? Il y a des gens qui ont entendu la bonne nouvelle des dizaines de fois avant qu’un jour (peut-être des années plus tard) le Saint-Esprit ne leur fasse confesser Christ. Si tu parles de Christ à quelqu’un et qu’il ne confesse pas le Seigneur sur le champ, ne crois pas que tu ais fait œuvre inutile. C’est une semence ! Tu dois continuer de l’arroser en prières jusqu’à ce que le miracle de la nouvelle naissance s’opère au temps fixé par le Père.

1 Corinthiens 3 : 6-7 (LSG) « J’ai planté, Apollos a arrosé, mais Dieu a fait croître, en sorte que ce n’est pas celui qui plante qui est quelque chose, ni celui qui arrose, mais Dieu qui fait croître »

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