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L’appel au ministère: comment savoir que je suis appelé(e)?

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L’appel au ministère est généralement un processus qui passe par certaines étapes. D’abord Dieu appelle un homme, Il le consacre, le prépare en secret, le remplit de Son onction et enfin Dieu l’établit dans le ministère.  Il est important de savoir certaines choses concernant l’appel au ministère, avant d’affirmer que l’on est réellement appelé.

1. Un appel divin et non humain.

Hébreux 5. 1- 4 (LSG) « En effet, tout souverain sacrificateur pris du milieu des hommes est établi pour les hommes dans le service de Dieu, afin de présenter des offrandes et des sacrifices pour les péchés. Il peut être indulgent pour les ignorants et les égarés, puisque la faiblesse est aussi son partage. Et c’est à cause de cette faiblesse qu’il doit offrir des sacrifices pour ses propres péchés, comme pour ceux du peuple. Nul ne s’attribue cette dignité, s’il n’est appelé de Dieu, comme le fut Aaron. »

Actes 13.2 (LSG): « Pendant qu’ils servaient le Seigneur dans leur ministère et qu’ils jeûnaient, le Saint-Esprit dit: Mettez-Moi à part Barnabas et Saul pour l’œuvre à laquelle Je les ai appelés. »

L’appel au ministère vient de Dieu Lui-même; on ne s’improvise pas pasteur, prophète, évangéliste, etc.,  à cause des talents humains qu’on aurait manifestés naturellement comme l’art oratoire ou une grande intelligence. Ce n’est pas non plus parce que l’on a été désigné par son pasteur que l’on peut prétendre être un appelé au ministère. De la même manière que l’on ne peut pas prétendre être l’employé d’une entreprise sans la reconnaissance officielle des dirigeants de cette entreprise, on ne peut pas non plus se lancer dans le ministère sans l’approbation de Dieu. L’appel au ministère vient exclusivement de Dieu est c’est selon Sa Volonté souveraine.

2. Un appel avant même la naissance.

Jérémie 1.5 (LSG): « Avant que Je t’eusse formé dans le ventre de ta mère, Je te connaissais, et avant que tu fusses sorti de son sein, Je t’avais consacré, Je t’avais établi prophète des nations. »

Galates 1.15 (LSG): «Mais, lorsqu’il plut à celui qui m’avait mis à part dès le sein de ma mère, et qui m’a appelé par Sa grâce. »

Ces deux passages bibliques nous montrent premièrement que l’appel au ministère vient bien avant la naissance naturelle. Dieu qui est omniscient et qui fait toute chose pour un but a créé chaque être humain avec une mission précise pour sa génération. Et Dieu ne fait pas un travail à moitié; Il est Celui qui donne une vision mais avec la provision qui va avec. Celui qui est appelé a également reçu de Dieu bien avant sa naissance des dons qui sont enfouis mais qui se révèlent peu à peu après la nouvelle naissance. Le pays, l’environnement familial, l’époque, la race, le contexte social ou politique ont été prévus par Dieu afin que Son ministre soit une solution pour les problèmes de son temps.

Deuxièmement, ces passages nous montrent que le couloir de notre appel est défini d’avance par Dieu Lui-même. Dieu avait déjà établi Jérémie comme prophète des nations bien avant qu’il ne fût sorti du sein de sa mère et c’est également le cas de l’apôtre Paul qui avait été établi apôtre non par une volonté humaine mais par la volonté de Dieu, comme nous pouvons le lire dans Galates 1.1 (LSG): «Paul, apôtre, non de la part des hommes, ni par un homme, mais par Jésus-Christ et Dieu le Père, qui L’a ressuscité des morts ». Le ministère spécifique auquel nous sommes appelés et le message que nous porterons aux nations n’est pas défini par nous, ni par quelqu’un d’autre mais par Dieu Lui-même.

3. Comment savoir que je suis appelé?

Vouloir exercer le ministère est une chose noble, encore faut-il y être appelé. Ci-dessous quelques indices pour s’en convaincre:

1 Timothée 3.1-10 (LSG): « Cette parole est certaine: Si quelqu’un aspire à la charge d’évêque, il désire une œuvre excellente. Il faut donc que l’évêque soit irréprochable, mari d’une seule femme, sobre, modéré, réglé dans sa conduite, hospitalier, propre à l’enseignement. Il faut qu’il ne soit ni adonné au vin, ni violent, mais indulgent, pacifique, désintéressé. Il faut qu’il dirige bien sa propre maison, et qu’il tienne ses enfants dans la soumission et dans une parfaite honnêteté; Car si quelqu’un ne sait pas diriger sa propre maison, comment prendra-t-il soin de l’Église de Dieu? Il ne faut pas qu’il soit un nouveau converti, de peur qu’enflé d’orgueil il ne tombe sous le jugement du diable. Il faut aussi qu’il reçoive un bon témoignage de ceux du dehors, afin de ne pas tomber dans l’opprobre et dans les pièges du diable. Les diacres aussi doivent être honnêtes, éloignés de la duplicité, des excès du vin, d’un gain sordide, conservant le mystère de la foi dans une conscience pure. Qu’on les éprouve d’abord, et qu’ils exercent ensuite leur ministère, s’ils sont sans reproche. » (Lire également Tite 1. 7-10).

De ce passage, nous pouvons tirer plusieurs leçons nous permettant de reconnaître quelques signes évidents d’appel authentique au ministère.

A. L’aspiration.

Aspirer signifie tendre vers, ou porter son désir vers quelque chose. Nous devons avoir une certaine aspiration à cette charge, éprouver un certain amour pour l’œuvre de Dieu au travers du ministère de la Parole. Ceci se manifeste par un désir profond qui brûle comme un feu au dedans de nous, Comme le prophète Jérémie l’a expérimenté dans Jérémie 20.9 (LSG): « Si je dis: Je ne ferai plus mention de Lui, je ne parlerai plus en Son nom, il y a dans mon cœur comme un feu dévorant qui est renfermé dans mes os. Je m’efforce de le contenir, et je ne le puis. »

B. La discipline.

Comme le dit un certain adage: « il n’y a pas de disciples sans discipline, ni princes sans principes ». Celui qui croit avoir reçu l’appel au ministère doit être un homme de principe et un homme discipliné. Peu importe son âge, il doit refléter le caractère de Christ dans sa conduite et dans ses relations.

1 Timothée 4.12 (LSG): « Que personne ne méprise ta jeunesse; mais sois un modèle pour les fidèles, en parole, en conduite, en charité, en foi, en pureté. »

Il doit être maître de soi, un modèle dans sa génération. Il doit mener une vie de sanctification et vivre dans la crainte de Dieu. Si nous ne sommes pas assez disciplinés aujourd’hui, ce n’est pas forcément un signe que nous ne sommes pas appelés mais certainement un signe que l’on n’est pas encore prêt.

C. L’amour de La Parole.

Le futur ministre doit éprouver un amour profond pour la Parole, non pas d’abord un amour pour la prédication mais surtout pour la méditation des écritures. Comme le dit ce passage d’Ezéchiel 3.3 (LSG): « Il me dit: Fils de l’homme, nourris ton ventre et remplis tes entrailles de ce rouleau que Je te donne! Je le mangeai, et il fut dans ma bouche doux comme du miel. »

Il doit aussi aimer l’enseignement pour avoir des fondements solides sur la saine doctrine comme il est dit dans Tite 1.9 (LSG): « attaché à la vraie parole telle qu’elle a été enseignée, afin d’être capable d’exhorter selon la saine doctrine et de réfuter les contradicteurs. »

Il doit également aimer la lecture et savoir distinguer la bonne prédication de la mauvaise prédication (prédication superficielle).

1 Timothée 4.13 (LSG): « jusqu’à ce que je vienne, applique-toi à la lecture, à l’exhortation, à l’enseignement. »

D.L’amour de la compagnie.

L’on entend souvent un mythe selon lequel l’homme de Dieu doit être un homme solitaire. Ceci n’est pas vrai, car Christ Lui-même était souvent accompagné de Ses disciples; Il ne se retirait que pour vaquer à la prière mais Il se plaisait bien de la compagnie de Ses disciples. Et nous en avons la preuve dans Matthieu 26.40 (LSG): « Et Il vint vers les disciples, qu’Il trouva endormis, et Il dit à Pierre: Vous n’avez donc pu veiller une heure avec Moi! ».

Un ministre de Dieu dans la nouvelle alliance n’est pas comparable aux prophètes de l’ancienne alliance qui vivaient dans des cavernes ou dans les déserts comme Jean Baptiste. D’ailleurs, l’image que nous avons du serviteur de Dieu à l’exemple de Jésus-Christ, c’est celui du berger qui vit au milieu de ses brebis. Non seulement le ministre de Dieu doit aimer la compagnie des autres mais les autres également doivent apprécier sa compagnie.

E. Le désintéressement.

Une personne désintéressée est une personne qui n’a aucun intérêt moral ou matériel pour certaines choses et l’argent et les biens matériels en particulier. Il ne fait rien pour son intérêt particulier. Celui qui est appelé ne doit pas voir le ministère comme un moyen d’enrichissement personnel mais comme un service dont la rémunération est divine. Le Seigneur Jésus donna Lui-même ce conseil à Ses disciples dans Luc 17.10 (LSG): « Vous de même, quand vous avez fait tout ce qui vous a été ordonné, dites: Nous sommes des serviteurs inutiles, nous avons fait ce que nous devions faire. »

La motivation ne doit pas être la gloire humaine, les gains ou les éloges mais la gloire de Dieu. Le ministère n’est pas un moyen pour réaliser ses propres rêves, mais c’est un privilège que l’on a reçu afin de faire avancer le Royaume de Dieu. Le ministre de Dieu ne devrait donc pas chercher la gloire humaine au détriment de la gloire de Dieu.

F. Le témoignage des autres.

Même si l’appel est divin, il ne peut pas outrepasser l’autorité établie par Dieu. Nous devons également avoir la reconnaissance de notre appel par le pasteur de l’église où nous œuvrons car, ce n’est pas le fruit du hasard si nous sommes aux pieds de quelqu’un; Dieu nous mettra toujours sous la couverture spirituelle d’un homme de Dieu, pour un but précis et Dieu reconnait également cette autorité spirituelle établie sur nous.

Nous pouvons aussi confirmer notre appel par un message prophétique confirmant nos convictions internes, ou encore le témoignage des frères et des sœurs dans la foi.


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