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L’épuisement dans le service pour Dieu. Quelles en sont les causes et comment y remédier?

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Maintes fois dans la Bible, Dieu S’identifie comme Le maître dont nous sommes les serviteurs (Luc 12 :37, Jean 18 :36, Actes 2 :18, Jean 12 :26). Il ne suffit donc pas seulement de porter le titre d’enfants de Dieu mais il est aussi important de savoir qu’il faut servir Dieu ; parce qu’Il a déjà préparé le champ et les œuvres que chacun doit accomplir. Mais trop souvent, nous sommes tentés de confondre activisme, hyperactivité et le dévouement ; c’est là que le service peut devenir une source d’épuisement avec le temps.  Nous ne sommes pas si indispensables à l’œuvre de Dieu. Elle ne s’arrêterait pas juste parce que nous prenons le temps de nous reposer et prendre un peu soin de nous. D’ailleurs, Dieu peut faire bien mieux sans nous. Mais Il a choisi de nous associer à Son œuvre, tout en respectant nos limites.

Servir Dieu n’est pas un suicide ; même Jésus parfois prenait un temps pour Lui-même en vue de Se ressourcer. L’épuisement n’est pas la conséquence du péché, mais du manque de sagesse dans le travail que nous faisons pour Dieu. Quand il s’agit de servir Dieu, il est toujours nécessaire de faire attention au rythme et au mobile avec lesquels nous servons.

Les causes de l’épuisement

Les causes d’épuisement sont nombreuses d’un service à un autre, mais nous proposerons ici une liste non exhaustive des causes générales :

  • Le facteur d’épuisement le plus répandu provient tout simplement de notre tendance à négliger nos besoins légitimes de repos et de ressourcement physique, émotionnel et spirituel.
  • La méconnaissance de ses propres limites et capacités, ayant pour conséquence la difficulté de pondérer ses efforts.
  • Un décalage entre les attentes du service et les capacités du serviteur. Je suis convaincu que Dieu ne peut pas appeler n’importe quel serviteur à servir dans n’importe quel service. Chacun a son profil particulier.
  • L’impression que ce que l’on fait n’a plus d’impact, plus d’importance, plus de valeur, du coup on se sent inefficace. La tentation serait alors de redoubler d’efforts pour arriver malgré tout à des résultats satisfaisants. Mais c’est un piège qui nous entraîne dans un cercle vicieux.
  • La difficulté à gérer son temps et l’équilibre entre ses besoins, les besoins de ses proches et les besoins du ministère, qui sont bien souvent illimités. Cela fait qu’on a tendance à négliger les congés et qu’on a du mal à se reposer sans culpabilité.
  • Le fait de minimiser ou vouloir spiritualiser cet aspect fragile de notre humanité.
  • Un dévouement à l’excès et sans limites. La difficulté de fixer des limites à ses engagements et de gérer les multiples attentes du ministère.
  • Le refus de demander de l’aide et essayer de tout faire soi-même.
  • Le fait de penser que l’œuvre vaut plus que l’ouvrier, que ce que nous accomplissons est plus important que tout autre chose.
  • Servir Dieu au détriment des besoins légitimes avec lesquels Dieu nous a créés.

Quels sont les remèdes ?

  • Travailler dans son couloir d’appel. Il s’agit de marcher dans ce que Dieu a préparé pour toi. A vouloir tout faire, tu risques d’accomplir les œuvres préparées pour un autre et t’épuiser pour rien. Alors comment connaître les œuvres préparées d’avance ? Demande à Dieu de te les montrer simplement. Face à chaque besoin, chaque opportunité de service, sache faire cette prière : « Seigneur, est-ce que cela est préparé pour moi ? » 
  • Contrebalancer les facteurs qui t’épuisent par ceux qui te renouvellent. Pour arriver à le faire, il faut analyser ton service et te poser cette question : Quelles sont les activités qui me prennent de l’énergie, et quelles sont les activités qui me donnent de l’énergie ?  La réponse sera différente pour chacun car les besoins de ressourcement diffèrent d’une personne à une autre. Une chose est sûre : pourvoir à ses besoins de ressourcement n’est pas un acte égoïste. Bien au contraire, c’est un acte de bonne gestion de soi-même, afin d’être plus capable de répondre aux besoins des autres sans tomber dans le piège de l’épuisement. Il incombe donc à chacun de se donner les moyens pour renouveler son énergie à tous les niveaux, selon la personnalité et les possibilités de chacun : retraites spirituelles, loisirs, lecture, etc.
  • Le repos vient également lorsque nous apprenons à lâcher prise par rapport aux situations que nous ne pouvons pas contrôler. Ainsi, nous laissons Dieu être pleinement Souverain par rapport aux circonstances que nous ne maîtrisons pas, et nous nous reposons sur Lui pour l’issue de toutes choses.
  • Créer l’espace nécessaire à l’alimentation de ton esprit. Ton état d’épuisement révèle le vide avec lequel tu essayes d’accomplir ton ministère. Jésus était conscient non seulement du danger du surmenage, mais aussi du vide que cela produit. C’est la raison pour laquelle Il se retirait des autres et partait seul dans la montagne. C’était le seul moyen pour Lui de nourrir sa vie intérieure, par la prière.
  • Savoir dire non à certains engagements et poser des limites face aux multiples sollicitations. Lorsqu’on est dans le ministère, le danger est de confondre la volonté de Dieu avec les besoins de toutes les personnes qui nous sollicitent. Avec les limites que Son humanité Lui imposait, notre Seigneur a su établir des priorités. C’est la raison pour laquelle Il posait des limites aux autres. Parfois Il renvoyait la foule, parfois Il s’en échappait pour passer à autre chose ou pour créer de l’espace pour être avec le Père.
  • Parfois la chose la plus spirituelle que tu puisses faire est d’aller te coucher.

En conclusion, retenons que quand il s’agit de servir Dieu, il est capital de faire les choses à la manière de Dieu. Toutes les pratiques religieuses sans un contact personnel avec Dieu se soldent par des frustrations. Car avec Dieu, même si au départ tes intentions sont bonnes, il faut aussi procéder de la manière exigée par Lui. Et même quand l’épuisement arrive, Dieu Lui ne Se fatigue jamais et veut nous aider quand nous n’en pouvons plus (Ésaïe 40 :29-31).

Apprenons à nous attendre à Lui en se posant toujours cette question : vu que je ne peux pas tout faire, sur quoi Dieu voudrait-Il que je concentre mes efforts ?


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