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Parviendrais-je à lui pardonner?

Je me souviens de cette femme qui avait juré de ne pas pardonner le mensonge de son époux. Ce dernier lui avait caché certaines informations personnelles qu’il n’avait jamais eu le courage de lui révéler. Elle se sentait trahie et malgré toutes les tentatives de l’époux de réparer ce tort, la situation ne s’arrangeait pas. Le beau-frère de l’époux me proposa alors de m’entretenir avec le couple. L’épouse était chrétienne mais le mari non. Lors de cet entretien je remarquai que l’épouse était très en colère, amère, décidée à ne pas écouter. Comme si elle avait déjà pris sa décision et que rien ni personne ne lui ferait changer d’avis.
 
Malheureusement, l’attitude de cette épouse est celle que nous adoptons assez souvent. Quand, pour une raison ou une autre, nous avons été trahis ou offensés nous choisissons de ne pas pardonner, de garder rancune, de devenir amer et nous planifions même de nous venger. Cette attitude est liée à la mauvaise perception que nous avons de l’idée du pardon. 
 
Pour la plupart d’entre nous, le pardon est synonyme de faiblesse ou de lâcheté. Nous pensons que pardonner revient à autoriser l’offense et offrir à l’offenseur une licence pour recommencer. Ainsi, pour ne pas paraître faible nous choisissons d’en vouloir, de retenir les offenses, de ne pas pardonner et même de nous venger. Se faisant, nous nous sentons soulager d’avoir puni l’offenseur. C’est notre façon d’exprimer notre indignation, notre manière de l’interpeller, de le mettre en garde et lui envoyer un message subtil sur le fait qu’il ne devrait plus jamais s’aviser de nous offenser. Et de cette façon, nous nous sentons fort. Nous sentons que nous ne nous sommes pas laissé faire.
 
En réalité la vengeance et le manque de pardon prouvent notre faiblesse et notre immaturité. La vengeance et le manque de pardon ne sont pas l’expression de notre force. Ils sont la preuve que nous n’avons pas encore grandi. En voulant prouver notre force, nous montrons malheureusement nos limites.
 
Il y a un principe en économie qui établit que la valeur d’une chose est liée à sa rareté. Plus un bien est rare, plus il a du prix ; Plus il est répandu, plus il est bon marché. Tout être humain est imparfait. Du fait de cette imperfection, nous faisons le mal sans effort. Ainsi, n’importe qui peut faire le mal et donc se venger. La vengeance est donc chose répandue, c’est-à-dire un bien bon marché. Mais, pardonner, revient à faire le choix de ce qui est rare, ce qui n’est pas commun ni répandue, ce qui a de la valeur. Lorsque je pardonne je n’affirme pas ma faiblesse ni ma lâcheté. Au contraire, j’affirme ma grandeur. Car, n’importe qui peut se venger mais il faut des tripes, il faut du courage et de la hauteur pour se remettre d’une offense et pardonner.
 
C’est pourquoi j’aime ces Proverbes  du Roi Salomon qui disent ceci : « L’homme qui a de la sagesse est lent à la colère, Et il met sa gloire à oublier les offenses ». (Pr 19v11)
 
« Le sot donne libre cours à toutes ses passions, mais le sage les retient et les calme ». (Pr 29v11)
 

Prions pour le pardon :

 

« Seigneur apprend-nous à mettre un point d’honneur à oublier et pardonner les offenses. Aide-nous à guérir de toutes ces blessures du passé. Aide-nous à grandir et à mûrir pour manifester ton caractère ».  

 

Amen !

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