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Peut-on perdre le salut ?

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Voilà une question qui a fait couler beaucoup d’encres dans le corps du Christ, tellement les avis sont partagés. Aujourd’hui, nous allons sonder les Ecritures, pour voir ce qu’elles renferment et ce qu’elles disent autour de ce sujet capital et déterminant (1Thimotée3:16). Cet article est le premier d’une série de trois (3) articles qu’il faudrait lire, afin de comprendre le sujet dans sa globalité et sa complexité.

Depuis la rébellion d’Adam, la mort spirituelle ainsi que la mort physique ont élu domicile dans l’homme. Ce dernier a été séparé de Dieu et du Royaume des cieux, pour embrasser l’esclavage néfaste et atroce sous Satan, le prince du royaume des ténèbres, qui ne vient que pour dérober, égorger et détruire (Romains 6 : 16 ; Jean 10 : 10 b).

Cependant, Dieu dans Sa bonté avait à cœur de racheter Sa créature la plus élevée. Aussi, Il chassa l’homme du jardin d’Éden (Genèse 3 : 24), dans un acte d’amour, afin que ce dernier ne puisse manger aussi le fruit de l’arbre de la vie, par-dessus celui de la connaissance du bien et du mal (Genèse 3 : 1-6), ce qui aurait signé sa condamnation éternelle, au même titre que Satan et ses anges déchus. Alors plus tard, au temps marqué, toujours animé d’un amour dévorant (Jean 3 : 16), l’Éternel mit en place un plan magistral de rédemption, à travers lequel Il offrit Son propre Fils unique à la croix de calvaire pour racheter l’homme de l’esclavage sous Satan. Ainsi, quiconque croit en Lui peut faire désormais le chemin inverse, en passant de la mort à la vie éternelle (Jean 5 : 24), du royaume des ténèbres vers celui de lumière du Seigneur Jésus (Colossiens 1:13-14).

Désormais, quiconque croit, au plus profond de son cœur, que Jésus est Seigneur et Sauveur, qu’Il est le chemin, la vérité et la vie éternelle, et qui confesse Son nom de sa bouche, et reconnaît dans son cœur qu’Il est mort, enseveli et ressuscité d’entre les morts pour le pardon de tous ses péchés, celui-là obtient le salut, retrouve la liberté en Jésus-Christ et devient une personne rachetée par Christ (Lire Actes 4 : 11-12 et 1 Timothée 2 : 5).

Cependant, une question se pose: Si le Seigneur Jésus est bien Celui qui nous accorde le salut (Actes 16 : 31), s’Il est bien Celui qui annule la condamnation qui pesait sur nos vies (Colossiens 2 : 13-15), est-ce qu’on peut perdre ce salut ? En sondant en profondeur les écritures, et contrairement à ce que j’ai personnellement toujours pensé depuis ma conversion, la réponse que j’ai pu trouver est: NON. Voici pourquoi:

1. La conversion véritable fait de nous la demeure de Dieu.

Du grec « Epistrepho », conversion signifie: Se tourner vers l’adoration du vrai Dieu, retourner, revenir à l’amour et à l’obéissance de Dieu. Et ceci n’est possible que dans la vie d’une personne qui a effectivement achevé le processus de transformation, et qui désormais adore Dieu de tout son cœur, tout en veillant à marcher dans Son amour, dans l’obéissance à Ses commandements, ayant un esprit régénéré, récréé, dans lequel le Saint-Esprit a élu domicile, pour faire de lui un enfant véritable de Dieu (Jean 1 : 12-13), une personne rachetée et qui appartient à Dieu. Dans Romains 8 : 9 (LSG) la Bible déclare, en effet « Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l’esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas ». Cette appartenance est marquée par rien de moins que le sceau de Dieu. Dans 2 Timothée 2 : 19 (LSG) la Bible déclare: « Néanmoins, le solide fondement de Dieu reste debout, avec ces paroles qui lui servent de sceau: Le Seigneur connaît ceux qui Lui appartiennent ». Dans 2 Corinthiens 1 : 21-22 (LSG) la Bible dit aussi: « Et celui qui nous affermit avec vous en Christ, et qui nous a oints, c’est Dieu, lequel nous a aussi marqués d’un sceau et a mis dans nos cœurs les arrhes de l’Esprit ». Une telle personne, ne peut jamais perdre son salut.

2. Personne ne peut ravir un racheté de la main de Dieu.

Dans Jean 10 : 27-29 (LSG) le Seigneur a affirmé ceci, et cela n’était pas une vue de l’esprit « Mes brebis entendent Ma voix; Je les connais, et elles Me suivent. Je leur donne la vie éternelle; et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de Ma main. Mon Père, qui Me les a données, est plus grand que tous; et personne ne peut les ravir de la main de Mon Père ». Et Dieu n’est pas un homme pour mentir, ni fils d’un homme pour se repentir (Nombres 23 :19). La notion de la brebis invoque une personne docile et qui suit son maître, ayant des fruits qui confirment son appartenance au berger. En effet, dans Matthieu 7 : 18 (LSG) le Seigneur dira : « Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits ». En étant des brebis du Seigneur, et portant des bons fruits, nous ne pourrions perdre notre salut. En effet, tous ceux qui ont véritablement reçu le salut dans le Seigneur produisent du fruit digne de la repentance (Matthieu 3 : 8 ; Matthieu 7 : 16-18); ils marchent dans la crainte de Dieu (Exode 20 : 20); entretiennent une communion constante avec le Saint-Esprit (2 Corinthiens 13 : 13); ne foulent jamais aux pieds la grâce du Seigneur Jésus, mais au contraire ils y recourent à tout moment, pour avancer avec victoire dans le couloir de leur destinée, en allant de gloire en gloire (Éphésiens 2 : 8-9 ; 2 Corinthiens 3 : 18).

3. La nouvelle naissance nous fait revêtir Christ.

Le Seigneur Jésus a pu dire à Nicodème dans Jean 3 : 5-6 (LSG) : « Jésus répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le Royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit ». Pierre dira à la foule rassemblée à Jérusalem le jour de la pentecôte dans Actes 2 : 38 (LSG): « Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés; et vous recevrez le don du Saint-Esprit ». Ainsi, si nous passons par une vraie repentance, née d’une vraie tristesse selon Dieu (2 Corinthiens 7 : 10), destinée à nous éloigner définitivement du mauvais chemin suivi jusqu’ici afin de retourner de tout notre cœur vers L’Éternel; si nous sommes passés par les eaux du baptême de tout notre cœur, lequel sert de vrai engagement et d’une bonne conscience envers Dieu qui nous sauve (1 Pierre 3 : 21) ; Si nous avons reçu le Saint-Esprit en nous pour nous enseigner toutes choses (1 Jean 2 : 27) et sur nous, pour nous aider à marcher avec puissance entant que des témoins crédibles et fiables de Christ (Actes 1 : 8) : Alors nous avons revêtu Christ (Galates 3 : 27). Et comme chaque jour, ce n’est plus nous qui vivrons, mais bien Christ (Galates 2 : 20), comme Christ est assis dans les lieux céleste (Éphésiens 2 : 6), il est impossible qu’on perde notre salut.

4. L’espérance, la foi et l’amour nous rendent invincibles.

Dans Romains 12 : 3 on découvre que nous recevons tous la même mesure de foi, quand nous donnons notre vie à Christ. Le Seigneur dépose aussi en nous la soif de Sa Parole, afin que Son espérance demeure intacte en nous (1 Pierre 1 : 13). Et enfin, le Saint-Esprit répand sur nous et dans nos cœurs, l’amour de Dieu (Romains 5 : 5), pour nous permettre d’aimer Dieu de tout notre cœur, ainsi que notre prochain. L’espérance nous est donnée pour le lendemain et le futur en Christ. La foi nous est donnée pour nous permettre de marcher dans la victoire aujourd’hui (Hébreux 11 : 1). Et l’amour nous est donné pour nous aider à marcher toujours selon les commandements de Dieu (1 Jean 5 : 3). C’est ainsi que dans 1 Corinthiens 13 : 13 (Semeur) la Bible déclare: « En somme, trois choses demeurent: la foi, l’espérance et l’amour, mais la plus grande d’entre elles, c’est l’amour. »

Alors tant et aussi longtemps que nous entretenons l’espérance ou la soif de Dieu en nous, l’amour de Dieu ainsi que l’amour du prochain seront aussi présents en nous (1 Jean 5 : 1). Tant et aussi longtemps que nous marcherons par la foi persévérante, qui se nourrie de la connaissance révélée, nous vaincrons constamment le monde et l’ennemi (1 Jean 5 : 4 ; Hébreux 3 : 14 ; Éphésiens 6 : 16). Et enfin, tant et aussi longtemps que nous marcherons avec amour, nous serons reconnus comme des vrais disciples de Christ, brillant par leur obéissance à Sa parole (Jean 13 : 35 ; 1 Jean 5 : 3). Ainsi, nous ne pourrions donc pas perdre notre salut.

En définitive, une personne réellement et véritablement convertie et née de nouveau, ne peut donc jamais perdre son salut. Simplement parce qu’elle ne peut plus « mourir spirituellement » une seconde fois, pour retourner dans le monde des ténèbres qu’elle a déjà quitté, et qui n’a rien en commun avec la lumière du Christ (2 Corinthiens 6 : 14). Perdre le salut est simplement impossible et non envisageable pour un vrai racheté. Car la vie qui est déposée en lui est la vie de Dieu en personne, la vie zoé aionios ou encore la vie éternelle. Il ne s’agit donc pas d’une vie quelconque ni ordinaire. Dans 1 Jean 5 : 11-12 (LSG), la Bible déclare : « Et voici ce témoignage, c’est que Dieu nous a donné la vie éternelle, et que cette vie est dans son Fils. Celui qui a le Fils a la vie; celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie ». Sachons et réalisons donc que Le Seigneur ne nous donne pas une vie temporaire quand nous venons à Lui, pour qu’en cours de chemin on puisse la perdre ou s’en départir à notre guise. Bien au contraire, celle-ci demeure toujours en nous.

Dans Romains 8 : 30 (LSG) la Bible déclare: « Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés ». La glorification est le dernier stade du salut permanent en Jésus-Christ. Ainsi, tous ceux qui sont appelés sont justifiés. Personne, de ceux que le Seigneur a appelés et justifiés par Sa grâce, n’abandonnera la course en cours de chemin. Être appelé signifie naître de nouveau. Cet appel ressemble à l’appel du Seigneur devant la tombe de Lazare. Il nous fait passer de la mort à la vie en Lui. En fait, cet appel nous assure d’achever la course en Jésus-Christ. Dans 1 Thessaloniciens 5 : 23-24 (LSG) la Bible déclare: « Que le Dieu de paix vous sanctifie Lui-même tout entiers, et que tout votre être, l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé irrépréhensible, lors de l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ ! Celui qui vous a appelés est fidèle, et c’est Lui qui le fera. »

Ainsi, si vous avez été appelés, et que vous avez obtenu le salut en Jésus, et que vous êtes réellement nés de nouveau, votre salut ne sera jamais remis en question. Notre Dieu étant fidèle, Il vous affermira et vous accordera la grâce de faire partie de Son peuple jusqu’au dernier jour. C’est ce que la Bible nous confirme dans 1 Corinthiens 1 : 8-9 (LSG) : « Il vous affermira aussi jusqu’à la fin, pour que vous soyez irréprochables au jour de notre Seigneur Jésus-Christ. Dieu est fidèle, lui qui vous a appelés à la communion de son Fils, Jésus-Christ notre Seigneur. »

Ceci ne signifie absolument pas qu’une fois sauvés, nous sommes libres de mener une vie de désobéissance, de péché ou de rébellion, sans en payer le prix, ou sans en subir les conséquences. Oser penser de la sorte, c’est mal connaître la tristesse que le péché et la rébellion produit chez les vrais rachetés. En effet, ils expérimentent une souffrance interne terrible et atroce, une absence de pain interne, comme ce fut le cas avec le fils prodigue, quand il choisit de s’éloigner de son Père pour aller dépenser son héritage au loin, au point de finir comme gardien de porcs, rempli de remords et regrets. Dans 2 Corinthiens 7 : 10 (LSG) la Bible déclare: « En effet, la tristesse selon Dieu produit une repentance à salut dont on ne se repent jamais, tandis que la tristesse du monde produit la mort ». Voilà ce qu’il nous faut savoir de capital. Sans oublier les autres choses.

Je prie que la révélation de la parole de Dieu vous imprègne de toutes ces choses, au point de vous faire réaliser le prix fort que le Seigneur Jésus a payé à la croix du calvaire, afin d’emmener à l’existence l’œuvre parfaite et achevée de la rédemption.


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2 comments

  1. Merci mon bien aimé frère pour ton commentaire. Par la Grâce du Saint-Esprit, les prochains articles de cette série t’apporteront des réponses. J’ai déjà hâte de lire tes réactions, ainsi que celles des autres frères et sœurs. Blessings.

  2. Bonjour j’aime beaucoup votre article mais si l’on prends de tels passages tels que dans le livre d’Ézéchiel ou la Parole nous enseigne que si le juste se détourne de la voie de la justice Dieu oubliera toute sa justice et se concentrera sur le mal qu’il commet, ou encore la 2eme epître de Paul a Timothée dans laquelle Paul parle d’un de ces compagnons de service : Damas, qui a abandonne Christ par amour de ce monde, sans compter les propos de Pierre dans la seconde ( ou première je ne sais plus trop) ou il parle de ceux qui ont abandonne Christ en les comparant a des chiens qui sont retournes a leurs vomis, disant je cite: « Leur dernier état est pire que le premier » sans compter l’exemple de Judas qui était parmi les disciple de Jésus or lui il était sauves car Jésus s’adressant a ses disciples il dit : « Ne vous réjouissez pas que les démons vous soient soumis mais réjouissez vous que vos noms soient écrit dans le livre de vie. » cependant par la suite il a été appelé « fils de la rébellion ». Sans parler de Hébreux et des vierges folles. Comment donc expliquez vous cela s’il vous plait ( loin de moi l’envie de faire un quelconque débat ou de remettre votre efficacité dans votre travail en question) Merci pour votre réponse.

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