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Pourquoi un enfant de Dieu doit-il souffrir? Christ a tout accompli non?

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La notion de souffrance est péjorative. L’apôtre Jacques dans son épitre dit aussi à ce sujet: « Quelqu’un parmi vous est-il dans la souffrance? Qu’il prie. » Jacques 5 :13a (LSG).

Parfois nous ne comprenons pas la raison de ces épreuves et situations difficiles. Nous pensons aussi qu’elles n’ont plus raison d’être d’autant plus que Jésus a tout accompli à la croix. Voyons ensemble ce qu’il en est et pourquoi nous devons prier lorsque cela arrive.

Tetelestai.

Jean 19 :30  (LSG) « Quand Jésus eut pris le vinaigre, Il dit: Tout est accompli. Et, baissant la tête, Il rendit l’esprit. »

« Tout est accompli » est traduit en grec par le mot « Tetelestai ».

Le but de la venue de Jésus sur terre fut parfaitement achevé à la croix. Jésus est mort sur la croix afin de nous réconcilier avec Dieu. De ce fait, Il est le médiateur entre Dieu et les hommes (1 Timothée 2 :5). Quelqu’un a dit qu’il n’y a pas de plus grand miracle que celui de la nouvelle naissance. Qu’on se le dise, avant la venue de Jésus, des personnes ressuscitaient d’entre les morts (2 Rois 4 :32-37), d’autres encore recevaient la guérison (2 Rois 5). Le statut de certains pouvait changer, etc. Tout ceci pour dire que si Jésus était venu juste pour que nous ayons une vie confortable et agréable, cela n’aura pas été nécessaire. Mais Jésus est venu faire ce que personne ne pouvait faire, ce que nous ne pouvions acheter ni à prix d’argent ni à prix d’or (1 Pierre 1 :18) : le rachat de notre âme; être sauvés de la condamnation éternelle (Jean 3 :16, Esaïe 53 :5-6).

Comme dans une relation de cause à effet, en Jésus nous avons la vie en abondance (Jean 10 :10b), nous sommes une nouvelle créature (2 Corinthiens 5 :17), nous avons autorité sur les puissances démoniaques (Ephésiens 6 :12), nous sommes plus que vainqueurs (Romains 8 :37), nous avons été délivrés de notre vaine manière de vivre (1 Pierre 1 :18). En Lui, nous avons aussi une joie et une paix qui ne dépendent pas des circonstances mais qui sont fondées sur Jésus (1 Pierre 1 :8-9). Nous nous savons aimés de Lui et nous pouvons nous aussi L’aimer en retour (1 Jean 4 :19). Il nous console et guérit nos cœurs brisés (Esaïe 61 :1-3) afin de servir à Sa gloire. Il fait de nous Ses amis (Jean 15 :14-15) ; en Lui nous apprenons également à prendre soin des autres (Jean 13 :14-17).

La souffrance: sens divin ou sens humain ?

La souffrance la plus extrême qui soit, c’est vivre et mourir dans un état de séparation avec le Seigneur. Jésus dit d’ailleurs: « Et que sert-il à un homme de gagner tout le monde, s’il perd son âme? Que donnerait un homme en échange de son âme? » Marc 8 :36-37 (LSG).

Pour nous qui avons cru en Jésus, la désobéissance est un piège constant. Jacques 4 :7 (PDV) dit à cet effet: « Alors obéissez à Dieu, mais résistez à l’esprit du mal, et il va fuir loin de vous ». Ce verset définit déjà le contexte dans lequel nous pouvons prétendre à une souffrance illégitime. En effet, la désobéissance ouvre la porte à l’ennemi de notre âme, nous met en marge de la couverture spirituelle de notre Père (Matthieu 18 :34). Nous subissons alors des situations désagréables qui auraient pu être évitées si nous avions écouté et suivi les instructions de Dieu; si nous avions été patients pour nous attendre à Lui et non pas agir selon les circonstances ou ce que les uns et les autres pouvaient nous dire.

Jésus n’est pas non plus venu pour combler nos moindres désirs et exaucer nos vœux. Nous pouvons manquer de pain et de vêtements, mais ce n’est pas cela la finalité; Dieu ne nous met pas en marge des réalités humaines. Jésus Lui-même a vécu sur cette terre pleinement homme. Il dit d’ailleurs « Ô homme, qui M’a établi pour être votre juge, ou pour faire vos partages? » Luc 12:14 (LSG). Non pas que Jésus ne s’intéresse aux détails de notre vie et aux injustices que nous pouvons subir, mais seulement, c’est d’abord notre cœur qu’Il veut (Apocalypse 3 :20).

Se charger de sa croix et suivre Jésus.

Matthieu 16:24 (LSG) « Alors Jésus dit à Ses disciples: Si quelqu’un veut venir après Moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il Me suive. »

Renoncer à soi-même implique entre autres le renoncement aux standards de bonheur humain, pour suivre celui de Dieu. De ce fait, le monde ne comprendra jamais comment un homme en train de mourir puisse être autant calme et serein (Actes 7 : 56, 59). Ça n’ira pas toujours jusque-là ! Cependant, nous pouvons chaque jour faire face à des difficultés qui sont des sujets de joie pour nous. Jésus dit: « Heureux serez-vous, lorsqu’on vous outragera, qu’on vous persécutera et qu’on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de Moi. » Matthieu 5 :11 (LSG).

Ces rejet et ces calomnies pour le monde représentent la souffrance; mais pour Dieu, cela a du sens et tellement de valeur car la récompense suivra assurément. De plus, quelle joie d’être persécuté pour le nom de Jésus (Actes 5 :41) !

Se charger de sa croix ne signifie pas mourir à nouveau, mais plutôt renoncer à être le maître de son existence, vivre pour plaire à celui qui est mort pour nous. Porter sa croix implique aussi la reconnaissance constante de notre état de pécheur, mais plus encore de la grâce dont nous avons bénéficié. Jésus prévient de plus sur les situations que les croyants traverseront car Lui-même bien que Fils de Dieu a traversé la pire qui soit. Ainsi dit-Il: « Car, si l’on fait ces choses au bois vert, qu’arrivera-t-il au bois sec? » Luc 23 :31 (LSG).

Nous sommes dans un monde déchu comme l’illustre la parabole de la bonne semence et de l’ivraie (Matthieu 13 :24-30). Nous vivrons à coup sûr des situations difficiles à cause de cette hétérogénéité dans le monde. Au ciel tout sera parfait, mais tant que nous serons sur terre, nous aurons à résister aux assauts de l’ennemi et qui dit assauts dit combats. Jésus affirma de fait qu’Il est venu avec l’épée (Matthieu 10 :34-36) car Sa présence dans une vie apportera l’inimitié entre cette personne et l’ennemi de son âme, avec la société qui veut dicter une ligne de conduite, etc. Donc nous ne vivrons pas une existence calme et tranquille !

Nous sommes encouragés !

Le fait de traverser des situations difficiles ne doit pas vouloir dire que quelque chose cloche. Une fois que nous nous sommes rassurés de n’avoir pas d’une façon ou d’une autre ouvert la porte à l’ennemi de nos âmes par la désobéissance, ou même si c’est le cas nous avons demandé le secours de notre Père, nous aurons alors le choix d’exploiter cette situation.

En effet, nous pouvons soit nous plaindre, nous lamenter et râler ou alors nous rapprocher de Notre Père. Il y a des choses que nous ne pourrons apprendre que dans des situations difficiles afin « d’apprendre que l’homme ne vit pas de pain seulement, mais que l’homme vit de tout ce qui sort de la bouche de l’Éternel » Deutéronome 8 :3b (LSG).

De plus, quelles que soient les situations auxquelles nous aurons à faire face, nous sommes plus que vainqueurs en Jésus (Romains 8 :37) car les afflictions engendrées par ces épreuves produisent la persévérance dans notre relation avec Dieu, qui conduit à la victoire dans les épreuves. Forts de savoir que nous sommes victorieux, nous avons alors l’espérance pour le futur car cette « espérance ne trompe point » Romains 5 :5a (LSG). Dans ces épreuves, rappelons-nous toujours que nous ne sommes pas seuls: « …pressés de toute manière, mais non réduits à l’extrémité; dans la détresse, mais non dans le désespoir; persécutés, mais non abandonnés; abattus, mais non perdus » 2 corinthiens 4 :8-9 (LSG).

Je voudrais terminer avec cette Parole de Jésus qui vaut à elle seule tout ce que nous pouvons dire: « Je vous ai dit cela pour que par Moi, vous ayez la paix. Dans le monde, vous allez souffrir. Mais soyez courageux: J’ai vaincu le monde » Jean 16 :32.33 (PDV).


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