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Quel est le système de pensées et quels sont les facteurs qui ont conduit Judas à trahir Jésus?

Tu as sûrement rencontré des gens dans ton parcours chrétien qui ont marché avec Dieu, qui L’ont expérimenté d’une manière particulière, qui L’ont confessé et même servi mais qui aujourd’hui ont tourné le dos à Celui qui était pourtant le centre de leur vie. Est-il possible de marcher avec le Seigneur et à un moment L’oublier, Le renier et finalement Le trahir ?

La Parole de Dieu ne fait pas abstraction à cette réalité puisque la vie de Judas Iscariote en est un exemple : comment un homme faisant partie du cercle intime du Seigneur, Le suivant pendant trois années, subissant avec Lui critiques et outrages de la part de pharisiens et saducéens, expérimentant néanmoins un grand nombre de miracles et prodiges, peut-il quand même livrer son maître à Ses ennemis, pour seulement trente pièces ?

Dans cet article nous allons étudier le système de pensées et les facteurs qui ont poussé Judas à trahir Jésus Christ. Car nous croyons que les faits bibliques ont été écrits pour nous servir d’instruction comme le dit :

1 Corinthiens 10. 11-12 (LSG) : « Ces choses leur sont arrivées pour servir d’exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles. Ainsi donc, que celui qui croit être debout prenne garde de tomber !»

La cupidité

Matthieu 6.24 (BFC) : « Personne ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra le premier et aimera le second ; ou bien il s’attachera au premier et méprisera le second. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. »

Du grec « pleonexia », la cupidité est le désir immodéré de posséder des richesses.

Sachant que Judas reçu une récompense de 30 pièces d’argents pour avoir livré Jésus, peut déjà nous mettre « la puce à l’oreille » sur ce qui l’aurait motivé à trahir Jésus : la cupidité. Comme nous le dit Mathieu 6 :24, personne ne peut servir à la fois Dieu et l’argent. Littéralement, ce passage veut simplement dire que celui qui est devenu avide d’argent a déjà mis sur le trône de son cœur une idole que la bible appelle « Mamon » (Mathieu 6 : 24 ). Mamon fait référence à la richesse considérée comme fondement du bonheur, comme seule chose nécessaire à la vie. Cette soif d’acquérir, de s’enrichir qui, née de la convoitise et du mécontentement de son sort, pousse l’homme à y consacrer toutes ses forces et ses pensées.

Plus le désir immodéré de posséder des richesses grandit dans le cœur de l’homme, moins l’amour pour le Seigneur sera manifesté et ceci emmènera le mépris pour Dieu. Et nous pouvons voir ce comportement étrange qu’a manifesté Judas quand Jésus était dans la ville de Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux :

D’un côté nous voyons Marie qui honore le Seigneur en L’oignant avec un parfum de grand prix comme nous pouvons le lire dans Jean 12.3 (LSG) : « Marie, ayant pris une livre d’un parfum de nard pur de grand prix, oignit les pieds de Jésus, et elle lui essuya les pieds avec ses cheveux ; et la maison fut remplie de l’odeur du parfum ».

Puis, d’un autre côté nous voyons le mépris de Judas dans Jean 12 :5-6 (LSG) : « Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum trois cents deniers, pour les donner aux pauvres ? Il disait cela, non qu’il se mît en peine des pauvres, mais parce qu’il était voleur, et que, tenant la bourse, il prenait ce qu’on y mettait ».

Le mépris n’est rien d’autre que le sentiment par lequel on juge une personne ou une chose indigne d’estime, d’égard ou d’attention. C’est aussi par extension le sentiment par lequel on s’élève au-dessus de l’amour qu’on a ordinairement pour une chose ou de la crainte qu’elle inspire, et nous voyons à quel point la cupidité de Judas l’a poussée à ne plus avoir une quelconque estime et crainte pour le Seigneur.

L’amertume

Ephésiens 4. 26 – 27 (LSG) : « Si vous vous mettez en colère, ne péchez point ; que le soleil ne se couche pas sur votre colère, et ne donnez pas accès au diable. »

Hébreux 12.15 (LSG) :« Veillez à ce que nul ne se prive de la grâce de Dieu ; à ce qu’aucune racine d’amertume, poussant des rejetons, ne produise du trouble, et que plusieurs n’en soient infectés »

L’amertume selon la bible est un sentiment durable de tristesse mêlée de rancœur, lié à une humiliation, une déception ou une injustice.

La cupidité ne pouvait pas être le seul mobile qui aurait poussé Judas à trahir le Seigneur, puisqu’il était lui-même le trésorier du groupe et pouvait donc à tout moment prendre de l’argent sans que personne ne s’en aperçoive. Il pouvait également se servir dans la caisse sans à avoir besoin de provoquer la mort de quiconque. Judas était bel et bien celui qui tenait la « caisse commune » comme nous le dit Jean 13 :29 (LSG) : « Car quelques-uns pensaient que, comme Judas avait la bourse, Jésus voulait lui dire : Achète ce dont nous avons besoin pour la fête, ou qu’il lui commandait de donner quelque chose aux pauvres ».

Cependant en lisant l’évangile selon Matthieu, nous constatons que ce qui se passa à Béthanie fut l’un des facteurs qui le poussa à trahir Jésus. Judas était certainement en colère contre Jésus, qui avait approuvé le geste de Marie tout en désapprouvant l’avis de Judas et l’indignation des autres apôtres.

Matthieu 26.6-10 (LSG) : « Comme Jésus était à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux, une femme s’approcha de lui, tenant un vase d’albâtre, qui renfermait un parfum de grand prix ; et, pendant qu’il était à table, elle répandit le parfum sur sa tête. Les disciples, voyant cela, s’indignèrent, et dirent : A quoi bon cette perte ? On aurait pu vendre ce parfum très cher, et en donner le prix aux pauvres. Jésus, s’en étant aperçu, leur dit : Pourquoi faites-vous de la peine à cette femme ? Elle a fait une bonne action à mon égard »

Et dans Marc 14. 4 (LSG) il est dit : « Quelques-uns exprimèrent entre eux leur indignation : A quoi bon perdre ce parfum ?».Alors que Matthieu évoque « les » disciples. Marc réduit à « quelques-uns ». En réalité, il faut lire : un disciple, Judas. Judas Iscariote, l’un de Ses disciples, Celui qui allait Le livrer, dit alors dans Jean 12. 4-6 (LSG) : « Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum trois cents deniers, pour les donner aux pauvres ? Il disait cela, non qu’il se mît en peine des pauvres, mais parce qu’il était voleur, et que, tenant la bourse, il prenait ce qu’on y mettait ». Et ce qu’il perçoit comme une forme de complaisance de la part de Jésus devant l’acte insensé de cette femme qui brise un flacon d’albâtre contenant un parfum de grand prix, l’a certainement poussé à se rendre auprès des chefs des prêtres afin de trahir Jésus.

Matthieu 26.15(LSG) nous le montre allant trouver les chefs des prêtres et leur disant : « … Que voulez-vous me donner, et je vous le livrerai ? Et ils lui payèrent trente pièces d’argent ».

Cette décision a dû être soudaine parce qu’elle était provoquée par une inspiration diabolique. Luc 22. 3 (LSG) nous dit : « Or, Satan entra dans Judas, surnommé Iscariot, qui était du nombre des douze ».

L’amertume de Judas l’avait frappé d’aveuglement moral pour avoir pu se rendre dans la chambre haute et prendre place à la même table que Jésus, alors qu’il avait déjà vendu Son Maître et touché le prix de la trahison.

L’hypocrisie

Matthieu 26.21-22 (LSG) :« Pendant qu’ils mangeaient, il dit : Je vous le dis en vérité, l’un de vous me livrera. Ils furent profondément attristés, et chacun se mit à lui dire : Est-ce moi, Seigneur ?»

 Matthieu 26.25 (LSG) : « Judas, qui le livrait, prit la parole et dit : Est-ce moi, Rabbi ? Jésus lui répondit: Tu l’as dit. »

L’hypocrisie est un vice qui consiste à affecter une piété, une vertu, un sentiment louable qu’on n’a pas. En effet, un hypocrite est semblable à un comédien qui joue un rôle ou à une personne qui porte un masque afin de cacher son vrai visage.

En lisant les deux passages bibliques cités précédemment, nous voyons que les paroles de Jésus ont eu à affecter profondément les apôtres au point qu’ils furent tous attristés. Tous exceptés un seul, Judas. Ceux dont les sentiments étaient sincères commencèrent à dire chacun à tour de rôle : « Est-ce moi, Seigneur ?» et judas se prêta aussi au jeu en disant lui aussi : « Est-ce moi, Rabbi ? » alors qu’il avait déjà reçu les 30 pièces de la part des principaux sacrificateurs.

Que dire de l’hypocrisie aujourd’hui dans le milieu chrétien ? La plupart de ceux qui se disent chrétiens aujourd’hui ne le sont que d’apparence car ils viennent à l’église tous les dimanches, payent leurs dimes et leurs offrandes mais sont le reste des jours de la semaine dans toutes sortes de péchés et de vices. Comme l’a une fois déclaré le Pasteur Adrian Rogers : « Vous êtes-vous déjà demandé ce que serait une église pleine de Pharisiens ? Ils assisteraient tous à chaque service, ils donneraient tous leur dîme, ils travailleraient tous dans l’église et Ils iraient tous en enfer. ».

Nous devons être vrais devant Dieu car Il fait miséricorde à celui qui reconnait ses transgressions comme le dit Proverbes 28.13 (LSG) : « Celui qui cache ses transgressions ne prospère point, mais celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde ».

C’est pourquoi Dieu ne fait pas plus pour régler certains de nos problèmes, car Il est préoccupé avec un problème plus sérieux : notre caractère. L’attention de Dieu est sur ce qu’Il veut faire dans notre vie et non autour de nous.

Que Dieu te bénisse abondamment !

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