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Ta plus grande qualité ou aptitude est en réalité ton plus gros handicap !

L’aptitude est une capacité dont dispose une personne, pour accomplir aisément des performances que les autres ne peuvent pas reproduire ou reproduisent au prix d’intenses efforts. Avoir une aptitude est toujours une source de joie, car, par celle-ci, nous nous sentons distingués. Nous sentons que nous avons ce qu’il faut pour nous défendre, nous faire valoir et nous affirmer dans la vie.

 

Toutefois, il y a une habitude assez répandue qui consiste à être volontairement avare en compliments vis-à-vis d’une personne apte, dans le but de garantir le rendement de celle-ci, de l’amener à faire plus et s’assurer qu’elle ne se relâche point dans ses efforts et performances. Car, on craint le fait que trop de compliments pourraient engendrer chez celui qui les reçoit, une perte de lucidité qui occasionnerait des contres performances dont on pourrait bien se passer.

 

Je ne saurai dire si ce principe est avéré, mais dans tous les cas, sa longévité en dit long sur le fait que beaucoup croient en ses effets positifs. D’ailleurs, sur ce point, le célèbre poète LA FONTAINE ne me contredirait pas. Car, dans son poème intitulé Le Corbeau et le renard, le Maître corbeau finit par perdre la lucidité et lâcher le fromage à l’écoute des belles paroles que lui adresse le renard. Une qualité ou une aptitude qui, et pourtant, est censé nous distinguer positivement peut devenir un véritable Talon d’Achille (point faible) et cela pour plusieurs raisons.

 

D’abord, l’orgueil ne nous sollicitera jamais dans un domaine où nous sommes médiocres. En général, nous tombons dans la vanité, la fierté et l’orgueil à la vue de nos réussites, nos exploits et nos accomplissements. Autrement dit, cette qualité et cette aptitude que tu possèdes est en réalité un angle de tire disponible pour l’esprit d’orgueil. Cette aptitude peut donc devenir un réel problème pour toi.

 

Ensuite, la conscience d’avoir une aptitude ou une qualité que les autres n’ont pas ou qu’ils cherchent à avoir, fait de nous, le focus. Cela a pour effet de limiter notre perspective et notre désir de voir ou d’aller plus loin. Puisque nous avons déjà ce que les autres recherchent, que demander d’autre ?

 

Par ailleurs, une qualité peut nous rendre maladroit, car on pourrait utiliser celle-ci comme outil, pour tenter de résoudre tous les problèmes auxquels on est confronté, avant de se rendre compte que notre qualité n’est pas une clef passe partout. J’ai moi-même souvent commis cette erreur dans mon couple. En tant que prédicateur, Dieu m’a fait la grâce d’avoir la parole facile et j’aime conseiller, exhorter et encourager les gens. Ainsi, lorsque mon épouse a le cafard, tout de suite je mets ma cape de Superman et je vole à son secours dans une rhétorique pastorale. Alors, un jour elle m’a dit : « tais-toi ». Je n’ai pas compris pourquoi. Mais plus tard, j’ai su que dans ces moments-là, ce dont elle a besoin, ce n’est pas du prédicateur que je suis ou du spécialiste des relations d’aide ; mais dans ce genre de moments, elle a juste besoin de son mari. Elle avait besoin que celui-ci sache l’écouter, la comprendre et partager ce qu’elle ressent.

 

Enfin, notre aptitude, celle qui nous distingue, celle pour laquelle nous sommes célébrés, nous rend généralement susceptibles aux critiques. Car souvent appréciés sur ce plan, dès qu’il y a une critique d’une personne qui pense différemment, nous le vivons mal. Nous pensons à tort que cette critique n’est pas constructive, même quand elle l’est en réalité. Nous pensons que la personne essaie juste de faire tache sur nos belles performances. Nous voilà donc susceptibles, vulnérables et aveuglés.

 

Du reste, une personne apte peu très facilement se montrer impatiente avec une autre n’ayant pas la même qualité. L’aptitude conduit parfois à pas ne comprendre pourquoi les autres ne parviennent pas à accomplir ce que je trouve si simple à faire.

 

Que faire alors ?

Il faut simplement suivre l’exemple de Jésus. D’ailleurs, la Bible nous dit d’avoir les mêmes sentiments qui étaient en Jésus (Philippiens 2 : 5). Il était Dieu, sans péché, parfait mais s’est humilié lui-même, en devenant serviteur. Vous remarquez qu’un pommier par exemple, n’a jamais mangé ses propres fruits. C’est nous qui en profitons. Regardez donc vos aptitudes et vos qualités comme des outils vous permettant de servir efficacement les autres. Elles seront dès lors votre force et non votre faiblesse !

 

Que Dieu vous bénisse !

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