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Ta soumission doit être absolue, mais ton obéissance devra être relative

La soumission se définit comme étant le fait de se soumettre ou d’être soumis. Dans le dernier cas, l’idée véhiculée implique que l’on peut être contraint à la soumission. Cela, à notre sens, est de la tyrannie et nous ne l’approuvons pas, La Parole de Dieu non plus d’ailleurs, car il est dit : « Or, le Seigneur c’est l’Esprit; et là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté » (2 Corinthiens 3 :17). En Galates 3:28b, La Bible renchérit en disant qu’ : « il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme; car tous vous êtes un en Jésus-Christ ». La soumission doit être volontaire. En décomposant le terme « soumission », nous obtenons les deux mots suivants : « sous » et « mission ». La soumission est donc le fait d’être sous la mission, sous le mandat ou sous la responsabilité d’une personne qui, de ce fait, occupe une position d’autorité vis-à-vis de nous.

1- En quoi consiste la soumission ?

La soumission comme nous l’avons déjà dit, est une question d’attitude. Elle concerne notre langage, notre tenue, notre comportement vis-à-vis de l’autorité. Se soumettre, c’est reconnaitre l’autorité de la personne sous la responsabilité de laquelle nous sommes. C’est faire preuve d’égard à son endroit et la traiter de façon respectueuse.

La soumission doit être absolue car La Parole de Dieu nous l’exige : « Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures; car il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu, et les autorités qui existent ont été instituées de Dieu » (Romains 13:1).

2- Quel intérêt à se soumettre ?

Ne pas se soumettre à l’autorité c’est de la rébellion. Peu importe la sphère, qu’elle soit familiale, professionnelle, spirituelle etc. Or, Dieu n’encourage pas la rébellion. En effet, en l’absence d’une hiérarchie et d’une organisation pouvant garantir l’ordre et le bien-être de tous, nous plongeons dans l’anarchie, dans le règne de l’état sauvage où la loi du plus fort est la seule norme. Ainsi, la soumission à l’autorité garantit le maintien de l’ordre et le respect des normes en vigueur.

3- La soumission signifie-t-elle obéissance ?

La soumission se rapproche et se confond parfois à l’obéissance mais il y a des divergences à noter entre ces deux notions. Nous avons déjà défini la soumission, alors nous précisons que l’obéissance c’est le fait d’accepter d’exécuter une orientation, une instruction ou une recommandation. C’est peut-être difficile à croire, mais il est possible de ne pas obéir c’est-à-dire de ne pas être en accord avec une orientation tout en restant poli et donc soumis.

En Actes 23:1-5, l’apôtre Paul manque de respect au souverain sacrificateur. Il se fait alors réprimander et s’excuse, car, dit-il:  » Tu ne parleras pas mal du chef de ton peuple. » Tous les apôtres devaient respecter l’autorité des chefs religieux de leur peuple et leur être soumis. Mais, cela ne voulait pas dire que les apôtres étaient tenus d’obéir les yeux fermés à toutes les recommandations des sacrificateurs. En voici la preuve:

« Et les ayant appelés, ils leur défendirent absolument de parler et d’enseigner au nom de Jésus. Pierre et Jean leur répondirent: Jugez s’il est juste, devant Dieu, de vous obéir plutôt qu’à Dieu. » (Actes 4:19).

« Après qu’ils les eurent amenés en présence du sanhédrin, le souverain sacrificateur les interrogea en ces termes: Ne vous avons-nous pas défendu expressément d’enseigner en ce nom-là ? (…) Pierre et les apôtres répondirent: Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. » (Actes 5:27-29).

Cependant, il n’est nullement question d’inciter à la contestation. Personne ne devrait jamais se dresser contre l’autorité: c’est serait de la rébellion. Il n’est pas non plus question de contester en permanence pour un « oui » ou un « non ». C’est serait de l’enfantillage. Car le Seigneur nous recommande d’être patient, de supporter certaines afflictions et quelques injustices (1 Corinthien 6:7 et 1 Pierre 2:19). Évidemment, sur l’unique base d’un point de vue que vous ne partagez pas, vous n’allez pas contester et apprendre à un tuteur comment gérer sa maison ni à un leader comment gérer son ministère. Car, Dieu peut se servir des imperfections de votre supérieur pour vous apprendre la patience, vous apprendre à grandir et à mûrir, vous apprendre à aimer les personnes difficiles vous apprendre l’obéissance comme le Christ lui-même : « (Il) a appris, bien qu’il fût Fils (Le Christ), l’obéissance par les choses qu’il a souffertes » (Hébreux 5 :8).

De plus, la plupart des contestations sont souvent motivées par l’orgueil et le manque d’humilité. Il faudra donc être prudent. Mais, dans des cas ultimes, extrêmes ou urgents, si de façon claire et incontestable, la prescription qu’on vous donne contredit la Parole de Dieu ou touche à votre vie et à votre destinée au risque de les mettre en péril, s’asseoir et croiser les mains seraient de la sottise. Car, même votre supérieur est faillible et peut se tromper.

4- La faillibilité

Dieu seul devrait avoir notre obéissance de façon absolue. Car tout homme est faillible. Croire qu’un seul homme a toujours raison et qu’on devrait toujours les yeux fermés se fier à lui, c’est comme lui léguer tout pouvoir. Or, la seule personne dans les cieux et sur la terre à qui Dieu a donné tout pouvoir c’est le Christ (Matthieu28 :18).

Anne, en pleurs et en prière devant Dieu pour sa stérilité est traitée d’ivre par le prêtre Elie responsable et leader spirituel d’Israël. Elie aurait dû discerner qu’elle n’était pas ivre mais en prière, ce qu’elle lui expliqua d’ailleurs. Il était prêtre et autorité spirituelle mais il se trompa au sujet de Anne (1 Samuel 1:13-18). Ainsi, je comprends mieux les réserves que Dieu avait émises lorsque, sous le règne du Prophète Samuel, lorsque les israélites demandèrent un roi. Le Seigneur tenta de les prévenir de ce que deviendrait leur vie sous le règne de ce roi, ils s’entêtèrent et le Seigneur accéda à leur demande (1 Samuel 8:10-18).

5- Les voies de recours

En rapport avec notre sujet, l’observation de l’organisation de notre société permet de mettre en évidence le fait qu’il n’est pas admis qu’un seul individu centralise tous les pouvoirs de façon absolue. C’est pourquoi des contrepoids sont prévus et des instances de régulation des débordements sont mises en place. Pour la sphère professionnelle par exemple, les inspections de travail veillent à ce que les employeurs n’écrasent pas les employés. Dans certains pays, des unités comme les affaires internes ou la police des polices régulent le comportement des policiers. Bref, des gardes fous sont mis en place, et cela signifie que l’exercice de l’autorité peut être sujet à des errements.

Certains se demandent sans doute pourquoi le modèle de l’organisation de notre société serait un argument dans un enseignement spirituel. Parce que la Bible déclare que les choses naturelles peuvent nous enseigner sur les réalités spirituelles (1 Corinthien 11:14). De façon personnelle, la première voie de recours que je conseille c’est Dieu d’abord. Un mari épuisant, un pasteur difficile, un patron compliqué etc. Confier à Dieu votre situation dans la prière car c’est lui qui est capable de changer tous les
cœurs.

Ensuite, développez votre caractère, apprenez à vous mettre au-dessus. Essayez, si c’est possible de discuter et d’échanger avec votre supérieur pour lui exprimer ce que vous ressentez et vivez. Dans les cas extrêmes, sollicitez l’arbitrage d’une personne de même niveau d’autorité que votre supérieur en s’assurant qu’il s’agit d’une personne que votre supérieur respecte et sait écouter. Que les épouses suivent mon regard.

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