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Comment aimer son prochain comme nous-mêmes ?

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La phrase « Comment vas-tu ? » est devenue une formalité. On la lance parfois sans attendre de réponse, comme un automatisme. Dans un monde où chacun court après ses objectifs, sa réussite et sa tranquillité, il devient de plus en plus rare de s’arrêter sincèrement pour écouter ou s’intéresser à l’autre.

Pourtant, aimer son prochain comme soi-même est un commandement central de la vie chrétienne. Et notre prochain n’est pas seulement notre ami, un membre de notre église ou quelqu’un avec qui nous avons des affinités. Il peut aussi être cet inconnu que nous croisons chaque jour sans un mot.

Cet article nous invite à redécouvrir le sens profond et pratique de ce commandement de Jésus, et surtout à l’appliquer dans notre quotidien.

1/ En agissant

Aimer son prochain ne se limite pas à avoir de bons sentiments ou des pensées positives envers lui. L’amour biblique est concret, il se manifeste par des gestes simples mais sincères. Jésus nous appelle à faire pour les autres ce que nous aimerions qu’ils fassent pour nous.

Matthieu 7 : 12 (FMAR) dit : « Toutes les choses donc que vous voulez que les hommes vous fassent, faites-les leur aussi de même, car c’est là la Loi et les Prophètes. »

Cela veut dire que si nous aimons être écoutés, nous devons aussi apprendre à écouter. Si nous aimons recevoir de l’encouragement dans nos moments difficiles, alors nous devons apprendre à encourager. Ce n’est pas une question de réciprocité, mais de choix. Aimer, c’est prendre l’initiative de faire du bien, même sans retour.

Souvent, nous pensons que notre prochain, ce sont ceux qui nous ressemblent ou ceux avec qui nous partageons la foi. Mais Jésus est clair, notre prochain, c’est aussi celui que nous ne connaissons pas.

Il suffit de relire la parabole du bon Samaritain en Luc 10. Celui qui a agi comme un vrai prochain, ce n’était ni le prêtre, ni le Lévite mais un étranger, un homme d’un autre peuple, d’une autre culture. Il s’est arrêté, a soigné les blessures, a pris du temps et a payé de sa poche sans rien demander en retour.

Et nous, combien de fois passons-nous devant ce gardien, ce collègue ou ce voisin sans même un mot gentil ? Aimer son prochain commence par là. Un simple salut, une question sincère comme « comment va ta famille ? », un repas offert à quelqu’un qui ne s’y attend pas… ce sont des actes d’amour.

2/ En considérant ses intérêts et non les nôtres

Aimer son prochain comme soi-même demande de la sagesse. Ce que je considère comme un bien, l’autre peut le voir comme un poids ou une gêne. Par exemple, si j’aime recevoir des conseils, cela ne veut pas dire que tout le monde en a envie à tout moment.

Aimer son prochain, c’est aussi apprendre à le connaître, à discerner ses besoins réels. Parfois, il ne veut pas une aide matérielle, mais juste une oreille attentive. Ce qu’il attend, ce n’est pas une solution, mais de la compréhension. L’amour se vit dans l’écoute, dans l’attention, dans le respect du rythme de l’autre.

Philippiens 2 : 4 (LSG) dit : « Que chacun de vous, au lieu de considérer ses propres intérêts, considère aussi ceux des autres. »

Cela demande de sortir de notre monde pour entrer dans celui de l’autre. Cela demande de ralentir, de faire une pause dans notre course quotidienne pour voir, entendre et comprendre ceux que Dieu place sur notre chemin.

3/ En se sacrifiant

Soyons honnêtes, aimer son prochain, ce n’est pas toujours agréable ni facile. Cela demande parfois de l’énergie, du temps, de la patience, voir de l’argent. Il peut arriver qu’on fasse du bien et que la personne ne nous remercie jamais ou même qu’elle nous rejette. Cette attitude, bien que frustrante, ne doit pas nous arrêter.

Jésus ne nous a pas aimés parce que nous étions aimables. Il nous a aimés malgré nos fautes, nos égarements, notre indifférence. Et Il nous appelle à faire de même.

1 Jean 3 : 16 ; 18 (LSG) dit : « Nous avons connu l’amour, en ce qu’il a donné sa vie pour nous ; nous aussi, nous devons donner notre vie pour les frères. […] n’aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et avec vérité. »

Cela signifie que notre amour doit parfois passer par des sacrifices. Peut-être faudra-t-il se priver d’un loisir pour aider quelqu’un financièrement ou donner de notre temps alors qu’on avait autre chose de prévu. Ces sacrifices deviendront sans doute aucun, des semences dans le cœur de l’autre.

4/ En aimant comme Christ nous a aimés

En fin de compte, le modèle que nous avons c’est Jésus. Lui, Il a aimé jusqu’au bout, jusqu’à la croix. Il n’a pas cherché Son intérêt, mais notre salut. Il n’a pas juste parlé d’amour, Il a vécu l’amour.

Jean 13 : 34 (LSG) dit : « Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. »

C’est en regardant à Christ que nous trouvons la force d’aimer. C’est en recevant Son amour que nous pourrons en donner à notre tour. Si nous essayons d’aimer uniquement par nos propres forces, nous allons vite nous fatiguer. Mais si nous restons connectés à Lui, Son amour débordera en nous et touchera ceux qui nous entourent.

Aimer son prochain comme soi-même n’est pas une belle idée pour les discours, c’est une mission quotidienne et une manière de vivre. Cela commence dans les petites choses : une écoute sincère, un regard attentif, une main tendue. Il se poursuit dans les choix plus difficiles : pardonner, aider sans attendre en retour, donner même quand cela coûte.

Ce monde a besoin de témoins de l’amour de Christ et cela commence par nous. Si chacun de nous fait un pas de plus vers son prochain, même inconnu, alors nous verrons la lumière de Dieu briller dans les rues, les bureaux, les familles.

Alors posons-nous la bonne question : aujourd’hui, qui est mon prochain ? Et comment puis-je l’aimer comme moi-même ?


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