Le parcours de chaque personnage de la Bible comporte toujours un message pour l’Église de Jésus-Christ. Ce message peut être porteur d’un avertissement, d’une consolation, d’une édification ou d’informations.
Pierre et Judas sont deux Apôtres du Christ dont les vies nous inspirent. Elles renferment à bien d’égards, une multitude de leçons à appliquer et des comportements à éviter. En analysant la vie de l’un et de l’autre, quelles différences ou ressemblances peuvent édifier notre foi en tant que chrétiens ?
Simon Pierre incarne la persévérance
Parmi les traits de caractère qui définissent cet Apôtre de Jésus, Pierre incarnait avant tout la persévérance.
Pierre faisait partie des disciples qui avaient vu la souffrance de Christ de visu. Il n’avait pas seulement été témoin de Sa notoriété, de Sa gloire, mais également de Son humiliation. Quel impact pour un disciple qui voit son maître être maltraité et persécuté ? HUmainenemt, on pourrait se dire, « si mon maître qui vient de Dieu, a été arrêté et tué, qu’en serait-il de moi ?é
Nous le voyons justement dans Jean 18 : 25 (LSG), être pris de panique: « Simon Pierre était là, et se chauffait. On lui dit : Toi aussi, n’es-tu pas de ses disciples ? Il le nia, et dit : Je n’en suis point. »
Bien que sa force morale fût secouée, il n’avait pas cessé de persévérer. Nous le voyons après cet épisode; marcher fidèlement dans son appel conformément à la promesse qu’il avait reçu de son Maître.
Qu’est-ce qui motivait les actions de l’Apôtre Pierre, mêlant à la fois audace et couardise ? À mon humble avis, ce fut son ignorance du programme éternel de Dieu. Il avait humainement tenté de sauver son maître d’un destin funeste. Sa réaction lors de l’arrestation de Jésus prouve à quel point il Lui était attaché. Épisode où il coupa par réflexe l’oreille d’un serviteur des principaux sacrificateurs dans le but de défendre son Seigneur.
Judas a livré Jésus, mais Pierre a coupé une oreille pour Le protéger. Et d’une certaine manière, Dieu lui faisait voir à quel type d’ennemis, les disciples auraient à faire face après Son départ. Car en matière de traitement, un disciple n’est pas plus grand que son maître (Matthieu 10 : 24-25).
Judas iscariot incarne la traîtrise
Il est important de bien noter que Judas Iscariot n’était pas né démon. Il l’est devenu tristement après que satant soit entré en lui (Luc 22 : 3).
Par définition, un traître est un intermédiaire, un pont qui permet aux ennemis d’atteindre une cible. De ce fait, il existerait des traîtres conscients et des traîtres inconscients. Judas était-il conscient de sa traîtrise ou non ?
Apparemment, Judas avait été investi par satan pour un dessein fatal à l’encontre de Jésus. Le Seigneur était tout à fait conscient de cette machination, comme on peut le lire dans Jean 13 : 27 (LSG) « Dès que le morceau fut donné, satan entra dans Judas. Jésus lui dit : Ce que tu fais, fais-le promptement. »
En livrant Jésus, Judas croyait peut-être que ce dernier ferait un miracle ou s’échapperait miraculeusement.
Les traîtres conscients sont des gens qui se mettent au service de l’ennemi en toute connaissance de cause. Ils prennent fait et cause pour un ou des instigateurs. Par contre, les traîtres inconscients sont ceux qui ne savent pas qu’ils sont utilisés par les ennemis pour atteindre une cible.
La traîtrise de Judas Iscariot avait servi le plan de Dieu, dans l’accomplissement de l’œuvre salvatrice de Jésus à la croix. Elle n’en reste pas moins humainement inadmissible et condamnable. Par moments, certains ennemis sont des canaux qui, à leur insu, nous amèneront vers notre gloire, notre destinée comme Judas. D’autres, sont telles des barrières qui nous empêcheront d’arriver à notre gloire, et de réaliser notre destinée comme Pierre.
Pierre était passé par divers sentiments démontrant la fragilité humaine, tandis que la cupidité de Judas Iscariot était un élément crucial du plan divin. Plus explicitement, la ferveur, la résistance et le reniement de Pierre visaient à empêcher l’exécution de la volonté de Dieu. Les agissements déloyaux de Judas Iscariot, quant à eux, l’ont permise.
Matthieu 16 : 23 (LSG), il dit « Mais Jésus, se retournait, dit à Pierre : Arrière de moi, Satan ! Tu m’es en scandale ; car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes. »
La réponse de Jésus était en rapport au sentiment humain qui animait Pierre par rapport à la destinée éternelle.
La repentance de Pierre : amertume et larmes aux yeux
En méditant sur la Parole de Dieu, nous constatons que Pierre était différent avant de renier Jésus. Nous avons l’impression qu’avant son abjuration, il ne comprenait pas le fonctionnement de Dieu. Dès lors, il prend conscience de la faiblesse de sa foi et de la gravité de son acte. Son repentir sincère et douloureux lui fera expérimenter la puissance du pardon divin (Jean 21).
La vraie repentance doit nous donner la persévérance de continuer notre marche avec Christ. La culpabilité étant un sentiment normal que tout homme avec une conscience vivante ressent quand il tombe dans le péché. Mais quand elle persiste, la culpabilité devient un piège ou une prison du diable.
La repentance de Pierre fut le catalyseur de la restauration de sa relation avec Jésus, une transformation de son caractère. Elle lui permit de vivre une vie renouvelée en Jésus-Christ et de tenir le rôle de leader dans l’Église primitive.
La repentance de Judas iscariot : désespoir et pendaison
Bon nombre de personnes (même certains chrétiens) ne savent pas que Judas Iscariot s’était repenti et avait restitué l’argent aux principaux sacrificateurs.
La Bible déclare dans Matthieu 27 : 3 (LSG) « Alors Judas, qui l’avait livré, voyant qu’il était condamné, se repentit et rapporta les trente pièces d’argent aux principaux sacrificateurs et aux anciens. »
Judas Iscariot avait tout arrangé avant de se donner la mort. Sa pendaison était probablement la conséquence de sa déception de voir son maître Jésus être maltraité, frappé et mourir sans l’espoir d’un miracle.
Si la repentance de Pierre avait produit une vie après la mort « spirituelle », la repentance de Judas avait causé une mort « physique » après la vie.
Contrairement à Pierre, le remord et le désespoir de Judas lui firent manquer le pardon de Jésus. Le contraste avec Pierre suggère qu’une autre voie lui était possible à part le suicide. Judas aurait pu, tout comme Pierre, choisi de faire face à son échec et rechercher la grâce de Dieu au lieu d’opter pour une fin aussi tragique.
Pourquoi Judas Iscariot s’est-il pendu ? Pourtant, s’il avait attendu quelques jours de plus après avoir rendu l’argent, il aurait vu le Seigneur ressuscité et aurait goûté à la joie de la rédemption éternelle. Judas avait manqué le salut de très peu. Et cela à cause de son manque de repentir sincère, de son choix du sentiment d’accablement, de son incapacité à faire face aux conséquences de ses actes, et de son manque de foi en la miséricorde de Dieu.
Pour conclure, nous pouvons relever plusieurs éléments de comparaison entre l’Apôtre Pierre et Judas Iscariot. Nous avons distingué les bonnes attitudes à retenir, de celles qui nous sauvent la vie (spirituelle et physique). Et d’un côté, des actions qui peuvent nous conduire dans des chemins tortueux et fatals.
Que Dieu te bénisse !



