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Accepter d’avoir tort au nom de la paix.

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Lors d’une discussion, personne n’aime avoir tort. Chacune des parties  fournit des arguments pour avoir raison. D’une manière individuelle, avoir raison est un besoin que chacun d’entre nous essaie de satisfaire quand il est en désaccord avec quelqu’un. L’obsession de satisfaire ce besoin  entraîne des conflits entre parents, frères et toute autre personne concernée.

La paix  est un élément indispensable pour l’humanité car sans elle, il est difficile d’envisager un réel épanouissement pour la famille, le pays et même l’Église. Voilà pourquoi Jésus a donné Sa paix à l’Église.

Jean 14.27 (LSG) Je vous laisse la paix, Je vous donne « Ma paix ». Je ne vous donne pas comme le monde donne […]

La paix que donne Jésus est différente de celle que donne le monde. Ce dernier donne une certaine paix liée à l’argent, aux relations, aux biens matériels, aux climats politiques, etc. Mais cette paix que donne Jésus est une toute autre paix, car elle surpasse l’entendement humain. Elle n’est liée ni au temps, ni aux circonstances, ni à quoi que ce soit d’autre. C’est la paix de Dieu.

Le passage cité plus haut nous parle aussi de la manière dont Jésus nous donne Sa paix, qui est différente de la manière du monde. Le monde ne donne rien définitivement; tous ce que le monde donne est passager. L’argent fini un jour par se ternir, les relations ont une fin, l’amortissement des biens matériels, l’instabilité du climat politique… La paix offerte par le monde aujourd’hui peut être reprise le lendemain; elle demeure une paix éphémère. Mais lorsque Dieu t’accorde Sa paix, Il ne la reprend plus dit Romain 11.29. Ayant donc reçu la paix du Christ, nous sommes appelés à vivre en elle avec les autres.

Marc 9.50 (LSG) […] Soyez en paix les uns avec les autres.

Cependant, bien des personnes et circonstances peuvent nous pousser à perdre cette paix. Ils peuvent nous secouer, nous bousculer mais ne jamais nous ravir la paix. Nous seul, sommes le gardien de cette paix. Quand nous sommes bousculés, nous pouvons choisir soit de garder ou soit de perdre la paix de Dieu. Il y a un « moi » dans chaque homme et c’est « le moi » qui veut toujours satisfaire le besoin d’avoir raison.

Généralement, le moi est orgueilleux, arrogant et rempli de fierté. Il n’accepte pas que quelqu’un lui marche dessus mais préfère conduire et avoir le contrôle de toute chose. Par ces traits de caractère, le moi n’arrive pas à garder la paix de Dieu lorsqu’il est en confrontation avec un moi étranger.

Dans le livre de 2 Rois 9.30-33 il est question de Jézabel et du roi Jéhu, deux personnes remplies de leurs egos. Jéhu venait de gagner la guerre pendant laquelle Achab, roi et époux de Jézabel avait perdu la vie. Au moment où Jéhu entrait dans la ville de Jezreel, Jézabel dit quelque chose qui lui coûta la vie. Cette dernière aurait pu se taire et vivre en paix pendant le règne de Jéhu mais elle a été poussée par son ego qui l’a conduite à sa perte.

Jéhu pouvait aussi entendre ces paroles et continuer son chemin mais baissé dans son ego et il a ordonné la mort de Jézabel. Aucune de ces deux personnes n’a accepté avoir tort. La conséquence est que le jour où personne n’était censé mourir car la guerre était déjà finie, ce jour-là Jézabel a perdu la vie.

Étant chrétiens, nous devons accepter d’avoir tort au nom de la paix à l’image notre père Abraham:

Dans Genèse 13.8-9 Abraham se sépare d’avec Lot. Chacun d’eux doit choisir la terre où il va habiter, mais Abraham laisse lot choisir en premier. Logiquement, c’est Abraham qui devait choisir en premier parce qu’étant le plus âgé, le plus riche, celui qui a conduit Lot dans ce pays, celui qui a entendu la voix de Dieu. Mais Abraham accepte de passer en second pour être en paix avec Lot, mais aussi pour rétablir la paix entre ses bergers et les bergers de Lot.

Dans notre vie quotidienne, il n’est pas facile d’accepter d’avoir tort quand bien même nous savons que nous avons tort. C’est encore plus difficile quand nous avons raison. Mais dans Galates 2.20 L’apôtre Paul se présente comme mort et Christ vivant en lui; autrement dit, il parle de son « moi » mort.

En Christ, nous somme morts, pas seulement au monde mais aussi à nous-mêmes. Nous sommes une nouvelle création (voir 2conrrinthien 5.17) ayant la paix de Dieu comme acquis. Notre moi est mort. Lorsque nous sommes bousculés par le diable, le monde, les circonstances, ne ressuscitons pas le moi mort mais réagissons comme Jésus, car c’est Lui qui vit à présent en nous. Jésus est le prince de paix Ésaïe 9.5 (LSG).

De la même manière que Jésus a porté nos péchés pour que nous soyons en paix avec Dieu, nous aussi acceptons de perdre, de nous taire, d’avoir tort au nom de la paix. Acceptons-Le pour restaurer la paix dans toutes nos relations.

1Corinthiens 6.7 (LSG) « C’est déjà certes un défaut chez vous que d’avoir des procès les uns avec les autres. Pourquoi ne souffrez-vous pas plutôt quelque injustice? Pourquoi ne vous laissez-vous pas plutôt dépouiller ? »

N’oublions jamais ces paroles de notre seigneur et sauveur Jésus-Christ:

Mathieu 5.9 (LSG) « Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu. »


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