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Comment gérer la désillusion au lendemain du mariage ?

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Le mariage est une institution divine dont la manifestation est très souvent attendue de tous. Il est merveilleux de se marier, d’autant plus que Dieu a Lui-même dit qu’il n’est pas bon que l’homme soit seul (Genèse 2 :18). Le mariage, lorsqu’il est fait selon les plans, les exigences et les standards divins, est source de bien-être, d’épanouissement, de bonheur pour les conjoints et pour la famille.

Cependant, certaines réalités frappent parfois de plein fouet les jeunes époux au lendemain de la célébration de leur mariage. Beaucoup d’attentes ne sont pas comblées, on s’aperçoit alors que la vie à deux n’est pas cet eldorado dont on avait tant rêvé des mois voire des années durant. Le conjoint n’est plus aussi idéal et parfait à nos yeux qu’avant le mariage.

La source de notre bonheur : Dieu ou le mariage ?

La plupart d’entre nous avons été moyennement ou profondément blessés par les circonstances de la vie : l’abandon, la solitude, le rejet, la perte d’un être cher, les déceptions amoureuses, etc. Aussi, nous recherchons consciemment ou non, l’affection et la tendresse qui nous ont fait défaut auparavant, chez le conjoint. On s’imagine que dans le mariage tout sera effacé par un coup de baguette magique et que le bonheur s’installera de lui-même. Et pourtant !

Proverbes 13 :21 (LSG) dit : « Le malheur poursuit ceux qui pèchent, mais le bonheur récompense les justes. » Qui est donc ce juste ? C’est celui qui est intègre dans ses voies, qui marche selon la loi de l’Eternel, qui garde Ses préceptes et cherche Dieu de tout son cœur. Celui-là est heureux (Psaumes 119 :1-2). Le bonheur découle donc de notre communion avec Dieu, et Il nous donne de jouir amplement de ce bonheur dans différentes sphères de la vie : le succès dans nos entreprises (Josué 1 :8), la considération et le respect de nos pairs (Proverbes 31 :23), l’abondance, et bien sûr, l’épanouissement que procure le mariage en fait partie.

Reconnaître ceci est le point de départ d’une vie riche et épanouissante, d’autant plus que Dieu Lui-même essuie nos larmes et guérit nos cœurs qui ont été blessés et meurtris (Psaumes 147 :3). Aussi, le mariage n’est plus cette panacée, mais plutôt une plateforme d’expression et de partage d’amour, de respect et de tendresse.

Le piège des attentes irréalistes

Si nous tombons dans la désillusion durant les premiers jours de la vie à deux, c’est surement parce que nous avons eu des attentes irréalisables en ce qui concerne le conjoint et la vie de couple. Car, si on se coupe accidentellement le doigt avec un couteau avant ou après le mariage, on en ressent pareillement la douleur ; après le mariage, on subira toujours les affres des embouteillages, la mauvaise humeur des voisins et collègues, etc. La vie ne devient pas pour autant un conte de fée. Par ailleurs, on découvre aussi pleinement les défauts de l’époux/épouse dans la vie quotidienne car avant le mariage, les futurs promis sont comme dans une bulle et ils minimisent leurs défauts respectifs. Parfois ils les trouvent même « mignons » pour s’apercevoir ensuite, que ce n’était pas aussi minimes que cela en avait l’air. Ce qu’on trouvait « mignon » au départ nous agace et nous horripile dans le mariage. On découvre aussi le monde des divergences et des incompréhensions. On ressentira même parfois de la solitude. Le conjoint ne répondra pas toujours, voire très peu aux attentes et sollicitations de l’autre (attention, tendresse, compliment, partage des tâches ménagères, etc.). On pourra même en venir à se demander si on n’a pas fait d’erreur, si il/elle nous aime vraiment.

La vie à deux se construit !

Il est d’une importance capitale de savoir que le conjoint est un être humain comme soi, avec des défauts et des qualités, mais aussi des faiblesses et pouvant même parfois faire preuve de mauvaise foi. Et oui, ça aussi ça arrive ! Ce qui ne veut absolument pas dire qu’il n’y a pas d’amour. Alors comme nous avons cohabité avec des frères/sœurs/ami(e)s, avons supporté leurs frasques et désordres, on peut très bien le faire aussi avec son conjoint. De plus, il ne faut pas perdre de vue le fait que le mariage est l’union de deux personnes différentes, ayant grandi dans des familles et milieux socio-culturels différents. Chacun vient avec ses habitudes, ses valeurs, mais aussi son passé, ses blessures et ses peurs. Alors il faut prendre de la hauteur.

C’est en prenant de cette hauteur que nous apprendrons à accepter l’autre dans son intégralité. C’est ainsi que l’étape d’harmonisation et d’ajustement commence car les époux doivent être « une seule chair » (Marc 10.8). Nous apprendrons ainsi à mieux nous connaître, à nous pardonner et à travailler sur nous-même pour devenir meilleur sans attendre que l’autre le fasse en premier. Houda Rouane a dit : « garder ses idéaux, c’est l’essentiel. C’est ce qui permet de survivre à toutes les petites désillusions du quotidien ». Ces idéaux, c’est justement l’amour que Jésus nous a présenté, cet amour qui est patient, plein de bonté, qui ne nous conduit pas à l’irritation, qui croit tout et supporte tout (1 Corinthiens 13 : 4-7).


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