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5 Leçons de la vie de Paul sur l’entreprenariat.

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Actes 18 : 3 (PDV 2017) « Il (Paul) a le même métier qu’eux (Aquilas et Priscille): ils fabriquent des tentes. C’est pourquoi Paul reste chez eux, et ils travaillent ensemble. »

Lorsque j’ai découvert ce verset, j’ai été envahi par un ensemble de questions qui me taraudaient l’esprit quant à l’entreprenariat chrétien à savoir : Pourquoi l’Apôtre met-il un point d’honneur sur l’exercice d’une activité professionnelle qui lui est propre ? Sachant que le monde entier était à conquérir au Christ, qu’avait-il à perdre son temps à tisser des toiles de tentes ? Quels enseignements pour l’entrepreneur chrétien d’aujourd’hui ?

Avant d’aborder ces différentes préoccupations, il convient de rappeler que Paul est l’Apôtre le plus présent et le plus influent du Nouveau Testament. Il fait sa rencontre avec le Christ sur le chemin de Damas, puis il s’engage dans la conquête des âmes perdues et égarées à travers le monde. Il a accompli des prouesses quant à la propagation de l’Evangile par ses activités missionnaires. Cependant, il ne se contente pas seulement d’annoncer l’Evangile, mais il travaille aussi de ses mains, comme faiseur de tentes, dans quelques lieux où il séjournera. Cette attitude de Paul l’inscrit donc dans l’exécution d’un double ministère : Evangile (service du Seigneur) et Entrepreneuriat (métier, du latin ministerium qui renvoie à service ou ministère).

Tout commence par une formation.

La vie de Paul met en évidence un aspect très important de l’entreprenariat notamment: la formation ou l’apprentissage. En effet, Il était réputé pour son grand savoir. Actes 26 : 24 (LSG) « Comme il parlait ainsi pour sa justification, Festus dit à haute voix : Tu es fou, Paul ! Ton grand savoir te fait déraisonner. ». En plus de ses études académiques et religieuses qui faisaient de lui un savant, Paul a reçu de sa famille et selon la tradition juive, une formation manuelle qui lui permettra de gagner sa vie. Précisons que chez les Juifs, contrairement aux Romains et aux Grecs, le travail manuel était apprécié et respecté. La tradition pharisienne prescrivait à un père d’enseigner à son fils une activité manuelle. C’est sûrement ce que firent les parents de Paul afin qu’il apprenne le métier de fabricant de tentes, un métier très en vogue à Tarse en ces temps-là.

L’entreprenariat, source de connexions.

Le métier de Paul lui permettra de rencontrer plusieurs de ses futurs collaborateurs de l’Evangile. Pendant ses voyages missionnaires, il entrera en relation avec des artisans et des commerçants du textile: Lydie, marchande de pourpre à Philippes (Actes 16 :14) ; Aquillas et Prisca à Corinthe (Actes 18 :2). En outre, Paul trouvait dans son activité professionnelle des occasions de rencontres bien précieuses. En effet, le livre des Actes nous révèle que dans tous les comptoirs de la Méditerranée il bénéficiait d’un réseau de collègues qui facilitait grandement son apostolat.

La mission ne justifie pas la paresse.

1 Corinthiens 9 : 14 (LSG) « De même aussi, le Seigneur a ordonné à ceux qui annoncent l’Evangile de vivre de l’Evangile ». L’apôtre Paul serait en droit de recevoir des biens matériels de ceux à qui il prodigue les biens spirituels. Mais non ! Il a travaillé de ses mains, dans certaines contrées, là où il était libre de ses allers et venues. Son travail était le gage de sa jalouse indépendance. Paul voulait ainsi donner un signe d’humilité et de désintéressement propre à crédibiliser le message qu’il annonçait. 1Thessaloniciens 2 : 9 (PDV 2017) « Frères et sœurs, vous vous souvenez de notre travail et de notre fatigue. Nous avons travaillé nuit et jour pour ne rien vous coûter, et c’est ainsi que nous vous avons annoncé la Bonne Nouvelle de Dieu. ».

Actes 20 : 33-34 (LSG) « Je n’ai désiré ni l’argent, ni l’or, ni les vêtements de personne. Vous savez vous-mêmes que ces mains ont pourvu à mes besoins et à ceux des personnes qui étaient avec moi. »

Evangéliser et entreprendre.

Le ministère et la vie de Paul nous montrent clairement que la pratique entrepreneuriale est un atout pour l’œuvre missionnaire. Cela va sans dire que le zèle pour l’Évangile n’est pas une occupation pour une personne désœuvrée. De même l’activité professionnelle n’est pas un alibi au manque de ferveur missionnaire.

Mettons-nous à la tâche. Ne soignons pas le ministère du Seigneur par manque d’emploi ou de travail. En outre, quel que soit notre domaine d’exercice professionnel, soyons des ambassadeurs du Royaume. Trouvons le juste équilibre pour manifester Christ et l’annoncer au monde. C’est là la principale mission que Notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ nous confie.  Ferons-nous moins que ces athlètes dans le stade, qui s’imposent une discipline de fer pour conquérir une couronne périssable ? Ne devons-nous pas redoubler d’efforts pour conquérir la couronne qui ne flétrit pas ?

L’apôtre Paul nous exhorte à travailler et combattre de manière à emporter le prix. 1 Corinthiens 9 : 24 (LSG) « Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans le stade courent tous, mais qu’un seul remporte le prix ? Courez de manière à le remporter. »

Ne pas être à la charge d’autrui.

Alors qu’il aurait pu profiter du droit attaché à sa fonction, Paul a travaillé afin de n’être à la charge de personne et ainsi réaliser au mieux sa mission. En effet, son métier de fabricant de tentes lui permit de survivre et le rendit moins dépendant d’aides étrangères, car il lui arrivait aussi de recevoir des offrandes (2 Corinthiens 11:8; Philippiens 4:14-16). De plus, il pourvut lui-même, en plusieurs occasions, aux besoins de ses compagnons.

Un des sens du travail est donc de faire le bien, de rechercher ce qui est utile aux autres, au lieu de vivre à leurs dépens. C’est à juste titre que l’apôtre Paul prend position en faveur du travail qu’il encourage vivement.

2 Thessaloniciens 3 :7-10 (LSG) « Vous savez vous-mêmes comment il faut nous imiter, car nous n’avons pas vécu parmi vous dans le désordre. Nous n’avons mangé gratuitement le pain de personne; mais, dans le travail et dans la peine, nous avons été nuit et jour à l’œuvre, pour n’être à charge à aucun de vous. Ce n’est pas que nous n’en eussions le droit, mais nous avons voulu vous donner en nous-mêmes un modèle à imiter. Car, lorsque nous étions chez vous, nous vous disions expressément: Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus ».


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