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7 leçons que le péché nous enseigne

Le titre de cet article pourrait à première impression vous choquer. Je sais que ça fait un peu bizarre l’idée qu’on puisse tirer quelque chose de bien de quelque chose d’aussi mal que le péché. Et pourtant, tomber dans le péché peut nous enseigner beaucoup de choses quand on garde la bonne attitude. En lisant vous comprendrez qu’il ne s’agit pas de glorifier le péché ou d’encourager à pécher, mais plutôt de trouver la clé pour le dominer.

La Bible nous dit ceci : « Au jour du bonheur, sois heureux, et au jour du malheur, médite tes voies … » (Ecclésiaste 7 : 14). En cela, le péché peut être considéré comme le jour du malheur, car c’est le jour où tu désobéis à Dieu et t’attire des malheurs sur ta vie. Méditer tes voies en telle occasion te permettrait de considérer non pas où tu es tombé mais bien ce qui t’a fait chuter, afin d’être éclairé sur ce qu’il faut faire pour ne plus retomber dans ce péché. Alors oui, tomber dans le péché peut nous apprendre des choses qui nous seront utiles dans la suite de notre marche avec Dieu.

1/ En l’Homme n’habite rien de bon

Romains 7 : 8 (BDS) « Car je sais que le bien n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ce que je suis par nature. Vouloir le bien est à ma portée, mais non l’accomplir »

Romains 7 : 8 (Parole vivante) « Par expérience, je sais qu’en moi, c’est-à-dire dans mon être naturel, n’habite rien de bon. Ce n’est pas la bonne volonté qui me manque, mais plutôt la force de réaliser mes bonnes intentions »

Quand tu n’as pas compris ce préalable élémentaire de la vie de foi, tu n’en as pas encore fini avec la vie de péché, car tu n’es pas encore prêt à livrer ton être charnel pour être crucifié. En effet, Dieu a doté l’Homme d’intelligence. De ce fait, nous avons une inclinaison naturelle à faire ce qui est de notre intérêt et à nous abstenir de faire, ce qui de toute évidence servira à nous nuire. Même si le siècle présent a obscurci l’intelligence de plusieurs, il est une tendance générale propre au genre humain qui consiste à protéger et à conserver ce que nous trouvons bon, tout en nous débarrassant de ce qui est mal. Alors j’écris ces quelques lettres avec une note d’espoir, en me disant que si l’Homme savait à quel point son être naturel n’a rien de bon à lui apporter, il n’hésiterait pas tant à le livrer pour qu’il soit crucifié, afin qu’en retour, la vie de Christ habite en lui.

Tout Homme naît avec la nature de péché héritée d’Adam. Il est donc corrompu à la base. C’est donc une erreur de croire, comme on a essayé de nous inculquer durant notre cursus, que l’Homme naît bon. En l’Homme, n’habite rien de bon. L’Apôtre Paul voyait son être naturel comme une prison, qui empêchait son esprit pourtant bien disposé, de vivre la vie de Dieu, car disait-il : « …Qui me délivrera du corps de cette mort ? ». En effet, ta nature charnelle, sauf à te détruire, n’est pas utile à grand-chose. Elle te garde enchaîné dans le péché, et par le péché te garde enchainé dans les liens de la mort sous toutes ses formes ; et ce, dans tous les domaines de ta vie : échecs, maladies, faillite, dettes, divorce, apostasie, etc. Or, il n’existe aucun moyen d’embellir un être charnel pour le rendre plus bienveillant et moins nuisible. La chair n’est bonne que pour la croix.

2/ A l’Homme cela est impossible

Romains 7 : 19 (Parole vivante) « Je n’arrive pas à accomplir le bien que je me propose et je commets, malgré moi, le mal que j’étais pourtant décidé à éviter »

La Bible nous dit que sans la loi, il n’y a pas de péché (Romains 5 : 13 ; Romains 7 : 8). Le pécher est le constat évident et criard qu’il est impossible à l’Homme d’obéir à la loi par Ses propres forces. Dieu a donné la loi à l’Homme pour entre autre le préparer à recevoir la grâce. En effet, Dieu ne se faisait pas vraiment d’illusion en donnant la loi à l’Homme ; Il savait qu’il n’était pas possible à l’homme charnel (en qui le Saint-Esprit n’habitait pas encore) de Lui plaire par ses efforts de sainteté. C’est pourquoi avec la loi, Il donna aussi le sacrifice qui était le moyen de se purifier après le péché, car la Loi allait inéluctablement donner vie au péché. De même, chaque sacrifice était en préfiguration du sacrifice suprême et parfait qui allait venir par Jésus. La loi avait donc entre autre pour but de faire comprendre à l’Homme qu’il ne lui est pas possible, du moins dans la dimension charnelle, de faire quoi que ce soit pour plaire à Dieu. Ainsi, l’homme soupirerait après la grâce et saurait lui accorder la valeur qu’il faut.

Aujourd’hui encore, même ayant cette grâce de disponible, nous sommes nombreux à vouloir plaire à Dieu par nos efforts. Nous voulons méditer plus la Parole, prier davantage et nous abstenir de tout péché. Seulement, sans la grâce, cela ne saurait être possible. Ainsi, le péché vient nous rappeler à chaque fois que nous semblons nous en défaire, qu’à l’Homme, cela est impossible, afin de nous ramener aux pieds de la grâce.

3/ Nous avons besoin de la Grâce

Joyce Meyer a un jour défini la Grâce comme étant « la puissance de Dieu, gratuitement rendue disponible, pour nous donner de faire facilement, ce qui nous est impossible humainement ». Comprenez que Dieu sachant qu’il nous est impossible de Lui obéir humainement, a pourvu en Jésus-Christ, à la capacité surnaturelle de le faire. C’est en cela qu’il est on ne peut plus absurde de penser que la Grâce nous ouvre un boulevard pour pécher impunément. Non ! La Grâce, c’est Dieu qui pourvoit à la force de faire Sa volonté, parce qu’à l’Homme charnel, cela est impossible. Comment donc nous saisir de cette Grâce ? L’Apôtre Paul nous en donne la voie par excellence :

Galates 2 : 20 (LSG) « J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, C’est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi »

Mourir à la chair, mourir à soi-même, mourir à la nature de péché ; voilà le chemin pour recevoir la vie de Dieu en soi et pouvoir Lui obéir. Cela dit, nous devons au quotidien veiller à nous maintenir dans cette nouvelle vie. Toutes les fois que nos désirs charnels nous réclament, nous devons nous rappeler que nous sommes morts à la chair et que nous ne lui sommes redevables en rien, pour en satisfaire les convoitises (Romains 13 : 14).

4/ Le péché nous rend humbles

Quelques fois que le Seigneur nous donne la grâce de nous abstenir pendant un temps plus ou moins long de certains types de péchés qui étaient alors notre lot quotidien, nous commençons intérieurement et parfois inconsciemment à être fiers de nous-mêmes, comme si le mérite nous revenait. On se dit tout bas, « je ne suis plus à ce niveau », « moi je ne commets plus certains péchés », « le Seigneur doit être fier de moi », « maintenant j’arrive à Lui obéir », nous accaparant d’une Gloire qui n’est pas nôtre, ignorant que c’est le Seigneur qui le produit en nous. Parfois même, on en vient à se sentir supérieurs aux autres encore aux prises avec nos travers d’autrefois. Nous nous sentons meilleurs chrétiens qu’eux, plus proches de Dieu qu’eux autres, etc. Et puis petite piqûre de rappel, on tombe dans un péché qu’on pensait avoir définitivement vaincu. Le Seigneur le permet comme pour nous dire : « pauvre insensé, ce n’est pas toi qui en a le mérite mais Moi; ce n’est pas toi qui es saint, mais c’est moi qui le produit en toi ». On apprend alors l’humilité, à nous abandonner à Dieu et à Lui rendre gloire de la vie qu’Il produit en nous.

5/ Le péché nous rend compatissants envers les autres

Quand tu tombes dans le péché, cela te rend moins dur avec tes autres frères qui en viennent à leur tour, un de ces jours, à en faire les frais. Tu sais que ce dont ils ont besoin c’est de l’amour et certainement pas d’être accusés et étiquetés. Tu sais ce qu’on ressent quand on se trouve dans une telle situation et ce dont on a besoin. Alors tu peux tendre la main pour les aider à se relever, aussi souvent que nécessaire.

En effet, le problème des gens « trop saints » dans l’église, en réalité des pécheurs qui se séduisent eux-mêmes, est qu’ils sont (comme le fils aîné) ignorants de la profondeur de l’amour du Père et ne peuvent le manifester.

6/ Le péché nous révèle des dimensions insoupçonnées de l’amour de Dieu

Le péché nous révèle lorsqu’on en sort, des dimensions profondes de l’amour de Dieu. Il arrive des fois, quand tu te surprends dans certaines situations que tu sais pertinemment contraires à la volonté de Dieu, que tu te mettes à culpabiliser. Tu te dis comme le fils prodigue, que tu n’es plus digne de l’amour du Père et a même de la peine à venir quérir Son pardon pourtant disponible. Alors quand Dieu vient à toi comme avec Pierre te dire « écoute, je t’aime toujours et peu importe ce que tu as fait, je te pardonne ! », tu es confondu par Son amour et cela te passe dans une toute autre dimension d’intimité avec Lui. C’est pourquoi, vous l’aurez remarqué, les personnes les plus sincèrement attachées à Dieu comme Paul, sont des personnes qui sont allés loin dans le péché et que le Seigneur est quand même allé dans sa grâce chercher. Ils n’ont pas la même conception de l’amour et de la grâce, que les autres qui essaient de mériter l’amour du Père par leurs œuvres.

7/ Le péché nous rappelle qu’il ne faut jamais baisser la garde !

Nous devons être constamment alertes dans notre marche avec Dieu et quel que soit notre niveau spirituel, ne jamais nous croire à l’abri du péché. La sanctification est une affaire de tous les jours, de chaque instant. Toutes les fois que tu baisses la garde, tu le paies cash. Rester sur ses gardes, c’est veiller à sa conduite de chaque minute, veiller sur ses paroles et sur ses pensées. C’est constamment demander par la prière, la force à Dieu pour résister au péché, et à aucun moment nous laisser aller à l’orgueil de nous croire devenus suffisamment spirituels pour nous en passer. Le péché est constamment tapi sur notre chemin, et nous avons besoin de la force de Dieu pour le dominer.

Veillons donc à ne pas nous laisser aller au péché, de peur d’attrister le Saint-Esprit de Dieu par lequel nous avons été scellés, pour le jour de la rédemption (Ephésiens 4 : 30).

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