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Être délivré(e) de la mentalité d’esclave pour jouir de la grâce dans le repos

Il est une citation très populaire d’Isaac Louis Lemaistre de SACY qui dit que « l’Homme est né pour travailler, comme l’oiseau pour voler ». Je vais peut-être vous surprendre mais rien n’est moins vrai. Dieu a créé l’Homme pas pour travailler, mais pour jouir de Son travail dans le repos. Ça semble évident pourtant; autrement, Dieu aurait créé l’Homme dès le premier jour, afin que ce dernier l’assiste dans toute l’œuvre de la création. Au contraire, nous pouvons voir que Dieu a créé l’Homme au sixième jour, après qu’Il eut tout créé, à la veille du sabbat, afin que ce dernier jouisse de toute l’œuvre qu’Il avait faite, dans Sa présence (Genèse 1 : 26). Certes Dieu a placé l’Homme dans le Jardin d’Eden pour le cultiver (l’entretenir) et le garder (Genèse 2 : 15), mais c’est un Jardin où il y avait déjà tout. Ce n’était point à l’Homme de planter les arbres et attendre qu’ils grandissent, portent du fruit avant qu’il puisse en manger. Avant qu’Il ne créa l’Homme, Dieu avait déjà tout prévu, de tout ce dont il aurait besoin pour sa subsistance et son épanouissement. C’est comme une mère qui n’attend pas l’arrivée de son bébé avant de penser à son trousseau et à tout ce qu’il lui faudrait. La première fois que l’Homme a été contraint de manger à la sueur de son front, c’était sous fond de malédiction (Genèse 3 : 19). Le chrétien né de nouveau qui a reçu Christ est désormais réconcilié à Dieu et n’est plus censé vivre sous cette malédiction. Il vit désormais non plus par la sueur de son front (ses efforts) mais par la grâce de Dieu.

La mentalité d’esclave est celle qui établit qu’il faut faire pour avoir, qu’il faut mériter toute chose. C’est celle qui sous-entend que c’est à force de souffrances que l’on vient à bout quelque chose que l’on entreprend. Elle résout même le but existentiel de l’Homme au travail. Mais l’Homme a été créé pour le repos.

L’Homme a-t-il été créé pour prendre soin de lui-même ?

C’est le rôle de Dieu de prendre soin de Ses enfants, ceux qui Lui appartiennent. L’Homme n’a pas été créé pour se débrouiller tout seul sous le regard évasif de son créateur, mais pour laisser Dieu prendre soin de lui, alors qu’il jouit du repos dans Sa présence. Si les Hommes, méchants comme le décrit la Bible, savent prendre soin des leurs, pensez-vous vraiment que ce soit Dieu qui soit incapable de prendre soin de Ses enfants que vous êtes ? Quel père, même humain, exigerait de son enfant qu’il souffre comme un forçat pour mériter qu’il lui donne de quoi manger ? Or, la mentalité d’esclave nous pousse à croire qu’il est illusoire de dépendre en toute chose de Dieu et nous pousse à nous battre pour nous en sortir. Ceci n’est certainement pas une invite à la paresse ou à l’oisiveté, mais plutôt un plaidoyer pour un abandon entier et total à la grâce de Dieu.

Ecclésiaste 9 : 11 (LSG) – J’ai encore vu sous le soleil que la course n’est point aux agiles ni la guerre aux vaillants, ni le pain aux sages, ni la richesse aux intelligents, ni la faveur aux savants ; car tout dépend pour eux du temps et des circonstances.

Tous les problèmes des Hommes commencent quand ils veulent prendre la place et le rôle de Dieu dans leur propre vie. Ils veulent être aux commandes. C’est trop risqué de s’abandonner à la grâce de Dieu et de vivre de la providence divine. Ils se chargent ainsi du « fardeau de Dieu », un fardeau que leurs petites épaules frêles ne peuvent dans tous les cas pas porter. Résultat, ils subissent leur vie au lieu d’en jouir. Leur vie n’est que douleur, au point où certains en arrivent à préférer la mort. Pourtant La Parole à travers l’Ecclésiaste nous avertit très clairement :

Ecclésiaste 4 : 4-6 (PDV) – J’ai vu également ceci : les gens se fatiguent et veulent réussir dans leurs activités uniquement pour dépasser les autres. Cela non plus ne sert à rien, autant courir après le vent ! C’est vrai, le sot qui ne fait rien se laisse mourir de faim. Mais un peu de repos au creux d’une main vaut mieux que deux mains pleines de travail, d’un travail qui est course après le vent.

Et pour que cela soit on ne peut plus clair, la psalmiste s’invite au débat et enfonce un peu plus le clou :

Psaumes 127 : 2 (LSG) – En vain vous levez-vous matin, vous couchez-vous tard, et mangez-vous le pain de douleur ; Il (Dieu) en donne autant à Ses bien-aimés pendant leur sommeil.

Paradoxalement, avez-vous déjà remarqué que ce sont ceux qui se battent le plus dans la vie qui sont les plus pauvres ? Intriguant n’est-ce pas ? Longtemps j’ai pensé que le monde était injuste, à la vue d’ouvriers qui se battent au quotidien et souffrent le martyre pour que le patron se la coule douce et vive la vie de ses rêves, une vie qu’ils (les ouvriers) ne connaîtront sans doute jamais. J’ai remarqué que les riches sans se déranger outre mesure deviennent de plus en plus riches, tandis que les pauvres qui pourtant triment le jour durant, deviennent de plus en plus pauvres. Puis un jour, je suis tombé sur ce verset :

Romains 9 : 16 (LSG) – Ainsi donc, cela ne dépend ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde.

Ok. Là tu respires un bon coup et tu te dis que tu vas de ce pas demander un congé. Ce n’est pas tant de cela qu’il s’agit. Il s’agit plutôt de travailler dans le repos.

Comment réussir à travailler en étant dans le repos de Dieu ?

C’est une question d’équilibre. La Bible nous révèle que Dieu créa le monde en six jours et qu’Il s’est reposé le septième jour, l’a sanctifié et l’a consacré pour être le jour du Seigneur (Genèse 2 : 2-3). Les fils d’Israël ont dû faire le tour du mur de Jéricho pendant six jours, et le septième jour, sans efforts de leur part, Dieu fit ce que Lui seul pouvait faire, afin de leur accorder la victoire (Josué 6 : 3-20). Il y a donc un temps pour travailler et un temps pour se reposer. Mieux, il y a un temps pour l’Homme de faire tout ce qui relève de lui, et le jour du Seigneur, pour accomplir ce que Lui seul peut faire, pendant que l’Homme à ce moment précis demeure dans Son repos. La capacité de Dieu est activée là où s’arrête celle des Hommes. L’Homme sage est celui qui sait reconnaître ses faiblesses et ses limites, afin de faire de la place à Dieu, pour agir dans sa situation. Vous devez donc apprendre à vous arrêter de temps en temps, pour réaliser qu’Il est Dieu.

Psaumes 46 : 11 (LSG) – Arrêtez et sachez que Je suis Dieu : Je domine sur les nations, Je domine sur la terre.

Travailler dans la grâce, c’est faire de son mieux dans chaque situation par la force que Dieu nous donne, comptant sur Sa grâce pour faire prospérer l’œuvre de nos mains, sans jamais nous en remettre à nos efforts pour notre salut (réussite, bonheur, épanouissement, etc.). C’est la bénédiction (grâce) de l’Eternel qui enrichit. En dehors d’elle, toute la peine qu’on se donne ne sert à rien, sinon à notre chagrin (Proverbe 10 : 22). Jésus nous le dit très clairement dans Jean 15 : 5 (LSG) ….sans Moi (Dieu), vous ne pouvez rien faire.

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