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Les différents niveaux de maturité spirituelle

Erwin W. Lutzer a déclaré ceci : « La maturité spirituelle est la marque de celui qui est à l’aise avec le caractère imprévisible de Dieu. »  En effet, nous parlons souvent de maturité spirituelle mais nous faisons très peu allusion à leurs différents niveaux.

Quand nous lisons 1 jean 2. 12 – 14 nous voyons clairement qu’il existe différents niveaux de maturité spirituelle et que chacun de ces niveaux spirituels a des caractéristiques, des privilèges et des responsabilités. Nous ne devons pas ignorer cela car nous devons savoir où nous en sommes dans notre marche avec Dieu.

Les enfants

Le niveau d’enfant est celui de tout être humain qui reçoit Jésus-Christ dans sa vie comme Seigneur et Sauveur personnel, comme nous le dit Jean 1.12 (BFC) : « … Cependant, certains l’ont reçu et ont cru en lui ; il leur a donné le droit de devenir des enfants de Dieu ».

Quel privilège que d’avoir reçu ce droit ! La mort et la résurrection de Christ n’a pas fait de nous que des pécheurs sauvés par grâce mais aussi des enfants de Dieu. Et deux passages bibliques nous donnent les certitudes que nous devons avoir en tant qu’enfant de Dieu :

1 jean 2. 12 (BFC) : « Je vous écris, mes enfants, parce que vos péchés sont pardonnés grâce au nom de Jésus-Christ… »

1 jean 2. 14 (BFC) : « Je vous écris, mes enfants parce que vous connaissez le Père… »

La première certitude que l’on devrait avoir est que le jour où nous avons donné nos vies à Jésus-Christ, tous nos péchés ont été pardonnés. Le sang de Jésus-Christ a effacé l’acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l’a détruit en le clouant à la croix (Colossiens 2.14).

De la même manière que les enfants ont l’habitude de salir facilement leurs vêtements et apprennent à marcher en tombant souvent par terre, les nouveaux convertis ont encore une foi vacillante et peuvent tomber facilement dans certains péchés. Cette parole vient pour rappeler à tous les enfants de Dieu que s’ils commettent un péché, ils ne doivent pas rester dans la culpabilité mais ils doivent avoir la certitude qu’ils ont un avocat auprès du Père : Jésus-Christ, le juste (1 jean 2.1) et que s’ils confessent leurs péchés, Il est fidèle et juste pour leur pardonner, et pour les purifier de toute iniquité.

La seconde certitude à avoir est que nous avons Dieu pour Père. Désormais, la relation qui nous lie à Dieu n’est pas celle de créature et de Créateur mais celle de Père et d’enfant. Et ceci était le désir de Dieu depuis bien longtemps comme nous pouvons le lire dans Jérémie 3.19 (LSG) : « Je disais : Comment te mettrai-je parmi mes enfants, et te donnerai-je un pays de délices, un héritage, le plus bel ornement des nations ? Je disais : Tu m’appelleras : Mon père ! Et tu ne te détourneras pas de moi. »

Désormais, tu dois savoir que tu n’es pas né de tes parents seulement mais que tu es né de Dieu. Non pas par la volonté de la chair ou du sang mais par la seule Volonté de Dieu, c’est pourquoi quand nous prions nous disons : «Notre Père qui es aux cieux… ».

Les jeunes gens (Fils)

Etre un enfant de Dieu est déjà une bonne chose, on jouît de l’héritage divin, on n’est plus esclave du péché et on jouit de certains privilèges. Mais tu ne dois pas rester un enfant comme nous le dit Galates 4.1 (LSG) : « Or, aussi longtemps que l’héritier est enfant, je dis qu’il ne diffère en rien d’un esclave, quoiqu’il soit le maître de tout ».

La nature nous enseigne que nous ne pouvons pas donner certaines responsabilités à des enfants, puisque nous les savons instables dans leurs émotions, dans leurs sentiments et ils n’ont pas une pleine compréhension des choses.

Par exemple, tu ne peux pas donner à un enfant de 3 ans un billet de 100€ parce que tu sais qu’il ne pourrait en faire bon usage et il y a d’énormes risques qu’il le déchire. C’est ainsi que Dieu ne peut pas te donner certaines choses tant que tu n’as pas acquis une certaine maturité. Nous voyons même de quelle manière l’apôtre Paul exhorte Timothée son fils dans la foi à être sélectif dans le choix de ceux qui doivent assumer la charge d’évêque dans l’église et ceux-ci ne devraient pas être des nouveaux convertis.

1 Timothée 3.6 (LSG) : « Il ne faut pas qu’il soit un nouveau converti, de peur qu’enflé d’orgueil il ne tombe sous le jugement du diable. »

Donc, il nécessaire de croître. À présent, nous allons voir quels sont les caractéristiques des fils :

1 Jean 2.13 (LSG) : « … Je vous écris, jeunes gens, parce que vous avez vaincu le malin… »

1 jean 2. 14 (LSG) : « … Je vous ai écrit, jeunes gens, parce que vous êtes forts, et que la Parole de Dieu demeure en vous, et que vous avez vaincu le malin»

Premièrement, la bible dit que les fils sont forts, c’est à dire qu’ils ont acquis la stabilité, la constance, l’endurance, la maîtrise de soi, la patience, etc. Bref, le fruit de l’Esprit est manifesté en abondance dans leurs vies et leurs désirs ne sont plus égoïstes mais altruistes.

Deuxièmement, la Parole de Dieu demeure en eux. Ceci veut simplement dire qu’un fils est un disciple de Christ, une personne qui marche selon une certaine obéissance à la Parole de Dieu et c’est un homme ou une femme de foi à cause de sa familiarité avec la Parole.

Troisièmement, les fils ont vaincu le malin; ils ne marchent plus selon la chair mais selon l’Esprit car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu (Romains 8.14).

Les pères

1 Jean 2.13 (LSG) « Je vous écris, pères, parce que vous avez connu celui qui est dès le commencement…»

On dit des pères qu’ils ont connu celui qui est dès le commencement c’est à dire Christ. Car au commencement était la Parole, et Christ est la Parole qui a été faite chair. C’est pourquoi l’apôtre Paul bien qu’ayant vécu des grandes expériences dans sa marche avec Dieu fait cette déclaration étonnante alors qu’il était dans sa vieillesse :

Philippiens 3.8 (LSG) : « Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l’excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur, pour lequel j’ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ ».

Sa priorité était de connaitre Christ et de croître dans la connaissance de celui qui nous a sauvés. On ne parle pas ici d’une connaissance intellectuelle mais d’une révélation plus profonde et d’une intimité plus grande avec Jésus-Christ.

Les pères sont aussi ceux qui ont la capacité d’engendrer des disciples de les former et de les emmener à entrer dans leur appel comme le montre l’exhortation de l’apôtre Paul à Timothée.

2 Timothée 2.2(LSG) : « Et ce que tu as entendu de moi en présence de beaucoup de témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient capables de l’enseigner aussi à d’autres. »

Et au niveau des pères nous distinguons deux types : le père spirituel et le père du ministère ou père sacrificateur. Le père spirituel est celui qui t’a engendré dans la foi, autrement dit celui qui t’a présenté Christ et qui t’a appris à faire tes premiers pas dans la vie chrétienne, comme l’apôtre Paul le mentionne dans 1 Corinthiens 4.15 (BFC) : « Car même s’il vous arrivait d’avoir dix milles guides dans votre vie avec le Christ, vous ne pouvez avoir qu’un seul père : en effet, quand je vous ai apporté la Bonne Nouvelle, c’est moi qui suis devenu votre père pour votre vie avec Jésus-Christ ».

Et le rôle du père spirituel est d’encourager, de réconforter et d’être un modèle à imiter :

1 Thessaloniciens 2. 11 – 12 (BFC) : « Vous savez que nous avons agi avec chacun de vous comme un père avec ses enfants. Nous vous avons encouragé et réconforté, nous vous avons demandé avec insistance de vous conduire d’une façon digne de Dieu… »

Le père du ministère ou père sacrificateur par contre, est celui dont le rôle est d’être notre guide dans le ministère. En effet, cette personne est celle qui t’initie et te tient la main dans le ministère. Elle peut être la même qui t’a engendré dans la foi ou non et c’est généralement le pasteur de l’église à laquelle nous appartenons. Et l’exemple biblique que nous avons à ce sujet c’est Timothée et Tite dont l’apôtre Paul était le père, puisqu’il les instruisait dans la voie du ministère.

1 Timothée 1.2 (BFC) : « A Timothée, mon vrai fils dans la foi… »

Tite 1.4 (BFC) : « Je t’adresse cette lettre, Tite, mon vrai fils dans la foi qui nous est commune… ».

L’épouse

Le dernier niveau de la spiritualité est celle de l’épouse, car au-delà d’être des enfants, des fils ou encore des pères nous sommes surtout des épouses de Christ.

2 Corinthiens 11.2 (BFC) : « Je suis jaloux à votre sujet, d’une jalousie qui vient de Dieu : je vous ai promis en mariage à un seul époux, le Christ, et je désire vous présenter à lui comme une vierge pure. »

La dimension de l’épouse est mentionnée dans les écritures afin de mettre l’accent sur la parfaite communion avec le Christ, mais cette dimension est surtout mentionnée quand on parle non pas de l’individu chrétien mais de l’Eglise, corps du Christ.

Dans cette déclaration de l’apôtre, il ne s’adresse non pas à un individu mais à l’Eglise de Corinthe qu’il exhortait à avoir une parfaite connaissance de Christ. L’épouse jouit de la même gloire que l’époux tout comme l’épouse d’un président de la république qui n’a jamais été élue par un vote démocratique mais qui bénéficie quand même de la protection de la garde présidentielle et a même droit à un cortège lors des déplacements.

Certains secrets peuvent être cachés à un ami ou un fils, mais pas à une épouse. Et l’intimité à la dimension de l’épouse fait en sorte que Dieu nous révèle des choses invisibles et à venir. En effet, l’Époux et l’Épouse ne font plus qu’un.

Cependant, pour atteindre la maturité spirituelle, il faut plus que la méditation et la prière. Il faut aussi le feu de l’épreuve. On peut freiner la croissance spirituelle mais on ne pas la hâter car c’est un processus lent, qui est semblable à celui du palmier.

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