18 Jan 2018
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l’ORGUEIL: un ennemi à prendre au sérieux

Un jour, le prophète Rick Joyner, vit le Seigneur Jésus-Christ dans une vision lui disant : « l’orgueil est l’ennemi le plus dur à affronter et le plus sournois ».   Le Seigneur, au travers de cette déclaration, donne un

Un jour, le prophète Rick Joyner, vit le Seigneur Jésus-Christ dans une vision lui disant : « l’orgueil est l’ennemi le plus dur à affronter et le plus sournois ».
 
Le Seigneur, au travers de cette déclaration, donne un regard clair sur l’orgueil et ce qu’il représente vraiment : un ennemi. Nous devons donc le traiter comme tel.
 
Or, pour vaincre un ennemi, il est nécessaire de le connaître. C’est pourquoi notre capacité à triompher de l’orgueil dépend de notre aptitude à déterminer sa véritable nature, déterminer en quoi il est redoutable et sournois.

1. Pourquoi l’orgueil est-il si redoutable ?

Le dictionnaire Larousse définit l’orgueil comme étant un sentiment exagéré de notre propre valeur.

Le mot est lâché : Sentiment. L’orgueil touche l’univers de nos sentiments. Vous conviendrez avec moi que les sentiments sont des réalités qui ne font pas que rendre notre vie agréable, ils nous causent également beaucoup de dégâts et de difficultés parce qu’ils peuvent s’avérer difficiles à gérer et à contrôler. Cet ennemi, l’orgueil, a choisi comme champ de bataille, l’univers de nos sentiments. Cela le rend plus coriace et plus difficile à contrôler.
 
L’orgueil, même quand on ne lui a rien demandé, aime afficher ses réussites et accomplissements. Il aime les afficher pour conditionner le regard des autres à son endroit. Il aime être acclamé, célébré ou vénéré. Il aime diminuer les autres pour se sentir grand. Il trouve que le succès des autres lui fait écran. Alors, il rabaisse et méprise les exploits et les réussites d’autrui pour mieux se sentir, pour mieux être vu et remarqué.
 
L’orgueil est un ennemi redoutable qui doit être pris très au sérieux parce que personne n’en est épargné. Nous sommes tous concernés. Rappelez-vous que par lui, Lucifer, l’ange de lumière qui mettait le sceau à la perfection, a été déchu (Ezéchiel 28v12).
 
Il y a un fait observable quand vous mettez des crabes dans un même panier. Aucun d’eux n’arrivera à sortir de ce panier. Car, dès que l’un des crabes essaiera de bouger les autres le retiendront et le ramèneront avec leurs pinces. C’est ce que l’on appelle la mentalité de crabe. Le diable est doté de cette mentalité. Il a échoué par orgueil et désormais et il utilise le même moyen pour nous faire échouer.
 
L’orgueil est difficile à vaincre car il est lié à cette nature déchue qui sommeille  en nous et qui ne nous lâche jamais. Il est difficile comme ennemi, parce que l’issue pour en sortir c’est l’humilité. Mais l’humilité sonne en nous comme humiliation. Or, personne n’aime l’idée d’être humilié.
 
D’un côté, se trouve l’orgueil qui nous donne le sentiment de surhomme et qui nous fait planer. De  l’autre côté, le chemin de l’humilité qui nous paraît si souillant, si rabaissant, si peu glorieux que personne ne veut l’emprunter. Cela donne à l’orgueil plus de force et d’emprise.
 
Nous devons être déterminés à prendre le chemin de l’humilité si nous voulons triompher de l’orgueil.
 

2. Un ennemi des plus sournois

Le mot sournois renvoie au fait de cacher ce que l’on pense dans un but malveillant. C’est le fait de ne pas manifester clairement ses intentions dans le but de tromper.

L’orgueil est ennemi sournois parce qu’il est possible d’être sous son influence sans même s’en rendre compte.
 
La Bible dit en Matthieu 22v39b (version Louis-Segond): « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Elle renchérit en Romains 12v3 : « (…) je dis à chacun de n’avoir pas de lui-même une trop haute opinion (…) ». Le premier texte nous recommande d’aimer les autres comme nous même, cela sous-entend que nous devons nous aimer au préalable. L’amour propre est donc un concept biblique. Le second verset nous dit de ne pas avoir une trop haute opinion de nous-même ; Il ne nous demande pas non plus d’avoir une mauvaise opinion de nous-même. Il sous-entend plutôt que nous pouvons avoir une bonne estime de soi mais sans exagération.
 
La difficulté avec l’amour propre et l’estime de soi réside dans le fait que la frontière qui en définit la normalité et l’excès est imprécise et virtuelle. A quel moment sait-on que la frontière vient juste d’être franchie ? Si nous manquons de discernement, nous pouvons basculer de l’autre côté de la frontière sans même que l’on se rende compte. L’orgueil est subtil.
 
L’orgueil est un ennemi sournois parce qu’il choisit toujours le moment adéquat pour agir sans qu’on ne s’en aperçoive. En général, il entre en scène lors des moments qui suivent une grande victoire, un grand exploit, une performance accomplit, une distinction reçue. Après ces nobles réalisations, le sentiment de satisfaction et de joie nous remplit. Cela est légitime. Mais subtilement l’ennemi orgueil commence dans la foulé à nous suggérer des pensées, des réflexions, des choix, des attitudes. Dans l’euphorie de notre joie nous ne sommes plus lucides. Nous ne nous rendons pas compte que certaines de nos pensées et attitudes sont déjà empreintes d’orgueil.
 

3. Deux autres formes subtiles d’orgueil

Il s’agit de la fausse humilité ou la présomption.
 
La fausse humilité est l’attitude qui consiste à célébrer nos défauts, nos limitations de façon excessive. Cela peut paraître modeste et humble de voir une personne qui reconnait volontiers ses défauts, qui expose ses limites etc. Le problème est que cette attitude nous amène à nous centrer un peu trop sur nous-même au lieu de se centrer sur Dieu qui nous rend capable (Philippiens 4v13). Ce fut l’erreur de Moïse. Il avait beau être sur la montagne sainte, dans la présence de Dieu, s’adressant à l’Eternel sous l’apparition d’un buisson ardent, malgré tout ça, à aucun moment de cette conversation Moïse n’a eu confiance en Dieu. Il a passé le temps a mentionné ses handicaps et ses peurs (Exode 4v1-13) provoquant ainsi la colère de l’Eternel (Exode 4v14).
 
La présomption est aussi une des formes subtiles de l’orgueil. Elle consiste à penser que l’on peut se passer de l’aide de Dieu pour une situation donnée. Nous présumons pouvoir gérer cette situation par nous-même en nous passant de l’intervention divine. Le Pasteur Mamadou Philippe Karambiri raconte, d’ailleurs à ce sujet, une anecdote dans le témoignage de sa conversion. Alors qu’il passait son examen de fin d’année à l’université pour l’obtention de la licence, à la vue des épreuves qui lui parurent si faciles, il s’exclama : « oh ces épreuves sont si faciles et prenables que je réussirais à cet examen même si Dieu ne veut pas.». Au final, il échoua brillamment, car pendant les épreuves il eut un trou de mémoire. Il ne se souvenait plus de tous les cours appris et étudiés. Je ne saurais dire si ce trou de mémoire était l’œuvre de Dieu ou pas. Mais dans tous les cas, il s’agissait ici de la présomption. Et elle lui couta cher.

Nous devons, quoi qu’il arrive faire preuve d’humilité. Peu importe ce que nous avons, c’est une grâce de Dieu. Nous ne devons jamais nous sentir meilleurs que les autres ou plus dignes qu’eux. Nous devons plutôt remercier Dieu qui nous fait grâce par amour pour nous. Ne jamais faire non plus l’erreur de croire que nous avons réussi par nos propres capacités, talents ou aptitudes. Nous constamment chercher la face de Dieu et dépendre de lui quoi qu’il arrive.

l.otira@frequencechretienne.fr

Pasteur, enseignant de la Parole de Dieu, motivateur et mari aimant, j’ai à cœur, avec l’aide du Saint-Esprit, d’apporter des réponses aux questions majeures que se posent les chrétiens et les non-chrétiens.

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