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Quelle nuance entre reprendre et juger son prochain ?

Nous voilà devant un fait que nous rencontrons tous fréquemment. Témoin d’une situation, d’un comportement, d’une parole inappropriée et ne véhiculant pas de « bonnes » valeurs à l’image du Christ et de Ses préceptes, nous sommes souvent dans une ambiguïté entre juger et reprendre notre prochain.

Nous voulons souvent bien faire mais comment avoir ce comportement adéquat qui ne jugera pas l’autre mais qui le reprendra avec « douceur » et « amour ». Quelle est la nuance entre reprendre et juger ?

Juger c’est quoi ?

Matthieu 7 :1 (LSG) « Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés. »

C’est faire preuve de critique, d’à priori et parfois même de calomnies. Le jugement dans le sens où on l’aborde dans cet article parle de l’action d’émettre des propos négatifs sans fondements et sans objectivité sur une situation, un comportement ou des propos. A cet instant-là, nous n’agissons plus pour faire du bien, pour aider, pour comprendre, nous sommes là pour satisfaire notre égo.

Lorsque nous jugeons, nous oublions toute notion de discernement, de compréhension, de bienveillance, d’amour et de pardon ; nous devenons hautains et notre égo, ainsi que notre fierté prennent le dessus. Et oui ! Parce que rien dans le jugement n’est sain et constructif pour l’autre et pour soi. Juger, c’est s’appuyer sur son propre raisonnement en faisant abstraction des notions d’humilité et de sagesse ; on parle et on agit pour se satisfaire soi-même, mais pas dans le but d’aider, de corriger et d’accompagner notre prochain. Donc ne juge pas, reprends !

Reprendre son prochain

Reprendre, c’est être doux, aimant et compréhensif ; c’est faire preuve de compréhension et se souvenir que nous sommes tous des pêcheurs.

Jean 8 :7 (LSG) « Comme ils continuaient à l’interroger, Il se releva et leur dit : Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle. »

Quand nous reprenons un ami, un frère, une sœur, etc., nous ne devons pas prendre l’autre de « haut », mais nous devons faire preuve de douceur, de compréhension, d’amour et d’équité. Notre comportement permettra de créer une atmosphère propice à la discussion et à un échange apaisé où l’autre ne percevra pas nos remarques comme un jugement, mais comme une correction ; qu’il n’y voit pas de l’arrogance, mais de l’humilité et de la volonté à voir et à vouloir faire ressortir le meilleur chez lui.

Galates 6 :1 (LSG) « Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur. […] »

Nous devons chercher les paroles et les agissements adaptés dans la prière afin de conduire cet échange, cette correction avec sagesse, amour et douceur. Nous ne devons pas nous appuyer sur notre seule force et notre seul raisonnement ; nous devons demander à l’Esprit Saint de nous guider pour que le cœur de cette personne soit réceptif et apte à recevoir ces échanges comme une amélioration à son comportement et non un jugement.

Matthieu 18 :15 (LSG) « Si ton frère a péché, va et reprends-le entre toi et lui seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère. »

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