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Pourquoi est-il nécessaire d’aimer Dieu ?

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Cantiques des Cantiques 8 : 6 a (LSG) « Mets-moi comme un sceau sur ton cœur, comme un sceau sur ton bras ; car l’amour est fort comme la mort »

As-tu déjà rencontré un couple où l’un ou l’autre des partenaires affirmait aimer son conjoint tout en étant à l’aise avec l’idée que ce dernier ne l’aime pas en retour ? Si oui, permets-moi de trouver cela très étrange. Dans le cas contraire, la peine du partenaire amoureux me paraîtrait tout à fait normale.

En effet, de manière générale, lorsqu’on s’engage dans une relation à long terme, c’est parce que l’amour, cet ingrédient plein de saveur, est présent des deux côtés. A contrario, son absence chez l’un ou l’autre des partenaires empêchera l’épanouissement de la relation jusqu’à la mener à un échec royal.

Cette image me fait penser au fait qu’en tant qu’enfants de Dieu, nous aimons nous rappeler à quel point Il nous aime. Pourtant il ne suffit pas simplement de croire et de recevoir cet amour, mais bien d’y croire, de le recevoir et d’y répondre !

L’amour que tu portes à Dieu t’introduira au cœur de Son intimité.

En étudiant la Parole du Seigneur, je me suis rendue compte que bien que Jésus ait eu plusieurs disciples, et qu’Il les aimait tous de la même manière, l’apôtre Jean est le seul disciple à être appelé « le disciple que Jésus aimait ».

Je me suis demandé ce que ce disciple pouvait bien avoir de plus que les autres pour être ainsi nommé, lorsque j’ai compris que sa différence se trouvait dans la qualité de l’amour qu’il démontrait au Seigneur Jésus.

Jean 13 : 21-25 (LSG) « Ayant ainsi parlé, Jésus fut troublé en Son esprit, et Il dit expressément: En vérité, en vérité, Je vous le dis, l’un de vous Me livrera. Les disciples se regardaient les uns les autres, ne sachant de qui Il parlait. Un des disciples, celui que Jésus aimait, était couché sur le sein de Jésus. Simon Pierre lui fit signe de demander qui était celui dont parlait Jésus. Et ce disciple, s’étant penché sur la poitrine de Jésus, lui dit: Seigneur, qui est-ce ? »

Dans les versets ci-dessus, on peut constater que tous les disciples sont assemblés autour d’une table, mais que seul l’apôtre Jean ressent le besoin d’avoir la tête posée sur le cœur de Jésus. Cette marque d’amour flagrante, cette proximité avec le Seigneur fera de lui la personne idéale pour Lui poser la question que personne n’ose Lui poser, à savoir qui Le trahirait.

En effet, ce n’est que lorsque l’on est proche de quelqu’un par le lien d’un amour profond et réciproque que l’on peut faire partie de son intimité, avoir des privilèges que d’autres n’ont pas. Ainsi, là où les autres disciples craignaient de questionner le Seigneur, Jean qui n’avait pas peur de démontrer de l’amour à Jésus et qui à cause de cet amour, faisait le kilomètre supplémentaire en cherchant à être plus près de Lui que la moyenne, ne pouvait avoir peur de Lui poser cette question sensible, car il avait déjà compris que « l’amour parfait bannit la crainte. » (1 Jean 4 : 18).

Très certainement, de par sa recherche constante d’être avec Jésus, il avait appris à connaître Son cœur. Ainsi, là où les autres disciples Le percevaient comme un « maître », Jean voyait en Lui un intime.  

Pour le monde dans lequel on vit, un personnage tel que Jean pourrait être vu comme une personne collante, comme quelqu’un qui en fait trop, mais le fait est que le Seigneur Jésus Lui, voyait dans le cœur de Jean la soif qu’il avait d’être en Sa présence, l’amour sincère qu’il Lui portait. C’est ainsi qu’au pied de la croix, là où tous les autres disciples L’ont abandonné, Jean lui, s’est à nouveau démarqué en restant avec Lui.

D’une certaine manière, le Seigneur scellera cette relation de cœur à cœur et d’intimité qu’Il avait construite avec Jean durant Sa mission sur terre, en faisant de lui le fils de Sa propre mère, l’un de Ses frères de chair.

Jean 20 : 2 (LSG) « Jésus, voyant Sa mère, et auprès d’elle le disciple qu’Il aimait, dit à Sa mère: Femme, voilà ton fils. »

À un certain moment de notre vie chrétienne, tout comme les autres disciples de Jésus, il a pu nous arriver de dire aimer le Seigneur tout en gardant malgré tout nos distances avec Lui. Bien évidemment, ce n’est pas là le type de relation qu’Il désire avoir avec nous. En effet le Seigneur recherche « des Jean », des personnes avares de Sa présence qui créent de l’espace autour d’elles juste pour être avec Lui, des personnes qui Lui manifestent de l’amour ; car seul un cœur qui aime véritablement le Seigneur peut et désire réellement avoir accès aux profondeurs de Son intimité.

Jacques 4 : 8 a (LSG) « Approchez-vous de Dieu, et Il s’approchera de vous »

L’amour que tu portes à Dieu Le poussera à te confier les choses qui comptent pour Lui.

Tout comme le Seigneur a confié Sa mère Marie à Son disciple Jean en réponse à l’amour que ce dernier Lui portait, l’apôtre Pierre se verra lui aussi remettre l’une des tâches les plus chères au cœur du Seigneur: celle de diriger Son Église.

Pourtant, là où Jésus n’a jamais eu besoin de s’assurer que Jean L’aimait avant de lui assigner le rôle de fils pour Sa mère – ses actions parlant pour lui – cela n’a pas été le cas avec Pierre.

Jean 21 : 15-17 (LSG) « Jésus dit à Simon Pierre: Simon, fils de Jonas, M’aimes-tu plus que ne m’aiment ceux-ci ? Il Lui répondit: Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit: Pais mes agneaux. Il lui dit une seconde fois: Simon, fils de Jonas, M’aimes-tu ? Pierre Lui répondit: Oui, Seigneur, Tu sais que je T’aime. Jésus lui dit: Pais mes brebis. Il lui dit pour la troisième fois: Simon, fils de Jonas, M’aimes-tu ? Pierre fut attristé de ce qu’Il lui avait dit pour la troisième fois: M’aimes-tu ? Et il Lui répondit : Seigneur, Tu sais toutes choses, Tu sais que je T’aime. Jésus lui dit: Pais Mes brebis.  »

En effet, Pierre comme bon nombre d’entre nous, avait plus d’une fois failli dans sa marche avec le Seigneur en agissant souvent selon la chair et en ne tenant pas les promesses qu’il avait faites à Jésus, en particulier celle de ne jamais l’abandonner (Matthieu 26 : 33-35). Il avait pendant longtemps parlé beaucoup pour agir peu et l’amour qu’il portait à Jésus n’était pas manifeste, car ce disciple était encore trop chargé de lui-même. Toutefois, les manquements de Pierre ne l’ont pas disqualifié aux yeux du Seigneur, car d’une certaine manière, Jésus qui lisait clairement en lui, percevait l’amour qu’il lui portait.

En effet, le Seigneur insista en demandant à Pierre s’il L’aimait, car Il désirait que l’amour de Pierre envers Lui passe à un niveau supérieur : celui de l’engagement. Il fallait en effet qu’il réalise qu’aimer Jésus ne se résumait pas à simplement le dire ou à le ressentir, mais impliquait plutôt des actions sérieuses et durables de sa part qui raisonneraient jusque dans l’éternité.

Pour le Seigneur, la fidélité de Pierre quant à la mission qui lui était confiée dépendait entièrement de l’authenticité de son amour envers Lui, car cette mission nécessitait qu’il renonce à lui-même, à sa vie, à ses projets pour répondre à l’appel. Et seul l’amour vrai dit oui aux sacrifices.

Jean 21 : 18 (LSG) « En vérité, en vérité, Je te le dis, quand tu étais plus jeune, tu te ceignais toi-même, et tu allais où tu voulais ; mais quand tu seras vieux, tu étendras tes mains, et un autre te ceindra, et te mènera où tu ne voudras pas. »

L’amour que tu portes à Dieu te poussera à te relever après une chute !

Un jour j’ai demandé au Seigneur comment être sûre de ne jamais L’abandonner. Pour paraphraser, Il m’a répondu la chose suivante : « Sois comme David, Aime-Moi. Parce que si tu M’aimes, tu te relèveras toujours de tes cendres. »

David est sans aucun doute, l’un des personnages de la Parole les plus amoureux et passionnés de Dieu qui soit. Lorsqu’on lit le livre des Psaumes, on se rend compte que David entretenait une relation d’intimité avec le Seigneur qui le poussait à Lui déclarer fréquemment son amour, à décrire chacune de Ses qualités, à dire ce qu’Il représentait pour Lui.

Psaumes 18 : 2 (LSG) « Je T’aime, ô Éternel, ma force !

Psaumes 16 : 2 (LSG) « Je dis à l’Éternel : Tu es mon Seigneur, Tu es mon souverain bien ! »

Psaumes 16 : 5 (LSG) « L’Éternel est mon partage et mon calice; C’est Toi qui m’assures mon lot  »

Pourtant, ce même David, si amoureux de Dieu est celui-là même qui tombera dans un adultère qui le conduira au meurtre (2 Samuel 11.1-12.25). Cependant, dans son amour pour Dieu, il a été incapable de demeurer dans ce péché et de s’y complaire. Le Psaume 51 nous montre en effet qu’alors que David se repent, il ne va pas supplier le Seigneur de ne pas lui enlever ses grâces ou ses bénédictions, mais il va plutôt le supplier de ne pas lui retirer Sa présence, Son Esprit-Saint.

Psaumes 51 : 13 (LSG) « Ne me rejette pas loin de Ta face, Ne me retire pas Ton Esprit saint. »

Cela nous montre qu’à cause de l’amour qu’il avait pour son Dieu, David n’a pu demeurer très longtemps loin de Sa présence, car Il lui manquait.

Psaumes 16 : 11 (LSG) « Tu me feras connaître le sentier de la vie ; Il y a d’abondantes joies devant Ta face, Des délices éternelles à Ta droite. »

Ainsi, nous ne pouvons pas prétendre qu’aimer Dieu fera de nous des êtres parfaits et sans aucune faille. Mais une chose est certaine, c’est que l’amour que nous avons pour Le Seigneur nous poussera toujours plus vers la repentance et la consécration.

Car en réalité, celui qui aime Dieu n’est pas celui qui est parfait, mais celui qui aime l’intimité de Sa présence et la recherche. C’est celui qui a la confiance du Seigneur et qui accepte la mission qu’Il lui confie. C’est celui qui se relève d’une chute et s’efforce de Lui être agréable.

Dès lors, il devient plus facile de comprendre pourquoi aimer Dieu est le premier et le plus grand des commandements.

Matthieu 22 : 37-38 (LSG) « Jésus lui répondit: Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C’est le premier et le plus grand commandement. »


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