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Tu as aussi le droit de pleurer.

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Pour plusieurs d’entre nous, nous avons grandi dans un environnement où l’on n’avait pas le droit d’être faible, surtout quand on a le malheur d’être né garçon et c’est pire quand tu es l’aîné de la famille. En grandissant, l’on s’empresse de t’apprendre que tu dois être fort, que tu ne dois pas pleurer, qu’on attend beaucoup de toi, etc. Dans la culture où j’ai grandi par exemple, quand même un petit garçon se met à pleurer parce qu’il s’est fait mal en tombant, on s’empresse de lui dire qu’un garçon ne pleure pas. Et pour assumer d’être un homme, il doit simplement essuyer ses larmes et apprendre à supporter la douleur. Cela s’étend également aux filles sous certains cieux.

Une telle éducation est bien intentionnée, car ayant vocation à faire de nous des personnes fortes qui sauront affronter victorieusement les difficultés de la vie. Mais est-ce qu’elle nous rend plus heureux pour autant ?

Quand ça fait mal, on pleure !

1Samuel 30 :4 (LSG) « Alors David et le peuple qui était avec lui élevèrent la voix et pleurèrent jusqu’à ce qu’ils n’eussent plus la force de pleurer. »

Dieu notre père, n’attend pas de nous que nous soyons des super-hommes. C’est même le contraire ! Dieu aime quand nous sommes faibles et surtout quand nous assumons d’être faibles. C’est alors que Sa puissance peut pleinement opérer en nous (2Corinthiens 12 :9).

Dieu est Celui qui nous fortifie et Il ne peut fortifier que celui qui reconnaît avoir besoin de forces. Tu n’as pas à jouer au dur devant Lui; Il te connaît et voit clairement au plus profond de ton cœur. Tu ne peux rien Lui cacher et tu gagnerais à ne rien vouloir Lui cacher. En effet, quand tu te laisses aller à ton cœur devant le trône de grâce, tu y déposes ton fardeau et en retour, Papa te donne Sa paix. Tu te sens dès lors soulagé, quand même ta situation n’a pas disparu.

Mathieu 11 :28 (LSG) « Venez à Moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et Je vous donnerai du repos. »

David de retour de guerre, s’est retrouvé devant un sinistre tableau. Les ennemis avaient attaqué son camp et emporté les siens, ses femmes, enfants, ainsi que les familles des hommes qui étaient avec lui. Il avait dû être fort pour triompher quelques jours plus tôt sur le champ de bataille. Là il était fatigué physiquement, émotionnellement, et tout ce dont il avait besoin j’imagine, c’était un bon bain, un bon festin pour célébrer sa victoire et dormir trois jours pour récupérer. Seulement voilà, il faisait face à un nouveau désastre. Et là, il a senti ses forces le lâcher; c’était le coup de trop.

Comme David, il nous arrive après avoir eu à endurer des situations pénibles sur une longue période durant laquelle nous avons dû être forts, de nous retrouver complètement dépourvus face à certaines situations. Au moment où l’on pensait que ça ne pouvait pas être pire, nous recevons comme un coup de massue, de sorte qu’il devient presque impossible de tenir debout. Si tu en es là, laisse-toi aller sur tes genoux, ne retiens pas tes larmes. Lâche la pression et répands-toi devant ton Père; tu as aussi le droit de pleurer. Parfois la chose la plus courageuse à faire n’est autre que d’accepter, qu’on n’est pas si courageux que ça.

Les vertus thérapeutiques des pleurs.            

Le principe est admis même en sciences; pleurer a d’énormes avantages, aussi bien sur le plan physiologique que psychologique.

La psychologue Michèle Hosseini nous apprend que pleurer un coup fait baisser la tension émotionnelle, apaise les douleurs, permet de signaler sa détresse pour susciter l’empathie, permet de lâcher prise, en plus de protéger l’œil. Chose intéressante, les scientifiques ont découvert que les larmes pourraient bien contenir « l’opiorphine », une protéine qui fait office d’antidouleur et d’antidépresseur naturel. Selon la chercheuse Catherine Rougeot de l’Institut Pasteur, « l’opiorphine serait aussi efficace que la morphine pour inhiber une douleur aiguë » (Cf doctissimo.fr). Dans les larmes on retrouve aussi de la prolactine, des hormones adrénocorticotropes et leucine-encephaline qui fonctionnent comme des analgésiques naturels. Par ailleurs, les larmes nous permettent de libérer les toxines provoquées par le stress. D’accord, c’est un peu trop technique tout ça mais retenons ceci.

Pleurer est un mécanisme naturel que Dieu a mis en nous et on peut comprendre pourquoi, quand on étudie le fait scientifiquement. S’en priver serait donc se charger d’un fardeau qui peut s’avérer à la longue destructeur. Par ailleurs, c’est ouvrir la porte à l’orgueil que de ne pas accepter d’être faibles ou affectés par moment.

Jean 11 :35 (LSG) « Jésus pleura. »

Pour mon expérience personnelle, à partir de l’adolescence, je me suis un peu endurci; je me demande toujours pourquoi mais chacun vit différemment cette phase de la vie. Dès lors, j’avais plus les larmes faciles. Il m’arrivait même en cas de deuil de vouloir en laisser couler quelques-unes, ne serait-ce que pour être accommodant, mais c’était impossible. Bien que la douleur fût vive à l’intérieur, je n’avais pas pour autant les larmes à portée. C’était parfois embarrassant et je pouvais sembler « sans cœur » dans certaines circonstances. J’intériorisais beaucoup à l’époque et ça m’a progressivement rendu amer, suffisant, arrogant et orgueilleux. Lorsque j’ai eu ma rencontre personnelle avec le Seigneur, j’ai dû apprendre à pleurer; accepter d’être faible dans Sa présence pour avoir Sa consolation. Aujourd’hui, j’ai encore des difficultés à me laisser aller à mon cœur devant les gens, j’y travaille, mais j’expérimente combien ça peut être bénéfique de se laisser aller dans la présence de Dieu et expérimenter, cette délicate attention du Seigneur qui te relève.

David l’a également expérimentée, parce que la Bible nous dit dans 1 Samuel 30:6 qu’à la suite de ses pleurs, David reprit courage en s’appuyant sur l’Éternel, son Dieu. Ce regain de force n’est pas venu par hasard; c’est le fruit de la consolation du Seigneur.

Maintenant lève-toi et reprends courage !

S’il est bénéfique de pleurer un bon coup parfois, il ne faut pas y passer la vie non plus. Lorsque le Seigneur te console, tu te dois de te lever pour repartir au combat, plus déterminé que jamais. La suite de cette histoire de David nous dit qu’il s’est levé, a poursuivi ses ennemis et a triomphé d’eux. Il a récupéré tout ce qui lui appartenait et est revenu avec un grand butin en plus. Ta victoire ne viendra pas à toi alors que tu es encore dans les pleurs. C’est sur le champ de bataille, dans la vraie vie qu’il faut aller la chercher. Tu dois donc continuer de te fortifier toi-même par la Parole Puissante et Vivifiante de Dieu, pour aller défier ces défis qui s’érigent en obstacles sur ton chemin. A toi aussi l’Éternel dit ce jour: « … Poursuis, car tu atteindras, et tu délivreras » 1 Samuel 30 :8 (LSG).

Cette situation n’aura pas le dessus sur toi; ces démons qui t’oppressent ne l’emporteront pas. La victoire est ta portion au nom de Christ-Jésus ! N’oublie pas; tu ne combats pas pour la victoire mais tu combats dans la victoire de Christ ! Assurément, tu auras le dessus et tu rendras gloire à ton Dieu.

Josué 1 :9 (LSG) « Ne t’ai-Je pas donné cet ordre: Fortifie-toi et prends courage ? Ne t’effraie point et ne t’épouvante point, car l’Éternel, ton Dieu, est avec toi dans tout ce que tu entreprendras. »


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