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Tu sais, au début de la marche de la foi, le plus difficile n’est pas d’apprendre mais de désapprendre.

Pendant une discussion, un prêtre un prêtre m’a dit ceci : « Tu sais, au début de la marche de la foi, le plus difficile n’est pas d’apprendre mais de désapprendre. Tout ce qui a négativement influencé notre perception de Dieu doit s’effacer pour laisser place aux pensées de Dieu ». Quoi de plus vrai, d’autant plus que tout changement, pas seulement dans le domaine de la foi, obéit à la même exigence ?

 

J’ai fait mes quatre premières années d’études secondaires dans un petit séminaire, ces écoles dans lesquelles sont formés les futurs prêtres. Le règlement était rigide, pas de place pour l’à-peu-près ; les prêtres, durs, n’hésitaient pas à lever le bâton contre nos pauvres paumes, fesses et mollets à la moindre erreur ; quand nous étions plus chanceux, c’étaient des paroles blessantes et qui étaient censées fouetter ton orgueil pour t’inciter à un meilleur comportement. Bref, tout était mis en place pour nous forcer à l’excellence comportementale et scolaire. Sans compter que bien avant d’intégrer cette école, j’avais eu un père très dur, avec qui j’avais des rapports tendus.

 

Aujourd’hui, à bien y regarder, tout ceci a fait de moi cet être discipliné, travailleur et sérieux que je suis ; et je bénis Dieu pour cela. Car dans Proverbes 22 : 28, il est écrit : « Ne déplace pas la borne ancienne, que tes pères ont posée. » Les pères étant ceux-là même qui ont pris une part active dans ton éducation jusqu’à ce que tu rencontres Dieu, et même bien après.

 

Mais il ne faut pas oublier l’effet pervers de tout ceci. On en arrive à se faire une certaine image de Dieu : un Dieu gendarme, dur, figé, qui ne pardonne pas et qui n’hésite pas à te châtier à la première erreur ; un Dieu que l’on touche par le « comportement exemplaire », qui nous aime quand nous agissons bien et nous aime moins quand nous faisons mal.

 

Je ne sais pas quelle est ton histoire, mais je suis persuadé qu’il existe dans ta vie ce genre de situations, avec lesquelles tu t’es construit une image de Dieu. Tu sais quoi ? L’une des premières, sinon la première chose que tu devras faire avant de commencer la marche avec Dieu, est de croire qu’il est le contraire de toute cette négativité qui t’a été inculquée.

 

Dieu ne cautionne certes pas ta faute, il en a horreur et aurait même aimé que tu ne la commettes jamais. Mais chaque fois que tu pèches, il continue de t’aimer, comprend ta nature imparfaite, se tient proche de toi et t’offre la possibilité de te relever. Dieu veut indubitablement le meilleur pour toi mais contrairement à l’Homme, il n’exigera jamais que tu fasses plus que ce dont tu es capable ; et ce dont tu es capable, Lui seul le sait. Dieu permet certaines difficultés dans ta vie mais s’il le fait, ce n’est pas par rancune ou par désamour : il le fait parce qu’il en connait les effets bénéfiques pour toi.

 

Arrête de t’auto-stigmatiser, de t’auto-punir, de t’auto-dévaloriser, parce que Dieu Lui-même ne le fait pas à ton égard. Tu es un dépositaire et un bénéficiaire de Sa grâce. Tout ce qu’il te reste à faire, c’est d’arracher du mur l’ancienne image que tu avais de Lui, croire en l’authenticité de la nouvelle qu’Il t’offre, et marcher selon elle. Laisse ton intelligence être renouvelée !

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