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7 phrases à ne pas dire à une mère qui vit un deuil périnatal.

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Mathieu 2 : 18 (LSG) « On a entendu des cris à Rama, des pleurs et de grandes lamentations : Rachel pleure ses enfants, et n’a pas voulu être consolée, parce qu’ils ne sont plus. »

Le deuil périnatal est l’une des plus douloureuses épreuves que peut vivre une maman, qu’elle ait déjà eu des enfants ou non. Alors qu’elle s’attend à passer une grossesse qui ira à son terme, et qu’au terme de la grossesse on lui annonce l’arrivée de son bébé, c’est plutôt le décès de celui-ci qu’on lui apprend. Je connais des jeunes mamans qui ont vécu cela. Et je peux vous assurer qu’en tant que chrétien, on n’a pas toujours la bonne attitude pour les soutenir et les aider à passer cette triste étape. Il y a certains propos que nous devons nous garder de leur dire, elles ont besoin de mots pour les apaiser et les fortifier.

Je vous partage 7 phrases à proscrire lorsque vous rendez visite à une mère qui passe par un deuil périnatal.

C’est la volonté de Dieu.

Même avec les meilleures intentions, on peut la blesser plus que l’aider. Car bien souvent la maman culpabilise et se sent responsable de ce qui est arrivé. Parler ainsi accentuerait sa culpabilité car elle s’imaginerait que Dieu l’a punie. Ce n’est pas un plaisir pour notre Père céleste de nous voir passer par de telles situations, combien éprouvantes.

Je connais des mères quoique chrétiennes, qui ont accusé et détesté Dieu pour cette parole qu’on leur a dit. Même si tu as la conviction que son bébé s’en est allé par la souveraineté de Dieu, assure-toi qu’elle a un mental assez fort ou une certaine disposition de cœur et d’esprit pour recevoir une telle parole. Apprenons avant tout à exprimer de la compassion avant de raisonner.

Luc 7 : 13 (LSG) « Le Seigneur, l’ayant vue, fut ému de compassion pour elle, et lui dit : Ne pleure pas ! »

Tu ne l’as pas connu donc tu ne devrais plus penser à lui.

Bien que cela soit vrai, c’est une phrase qui ne peut pas soulager une mère meurtrie, déchirée par la douleur d’avoir perdu son bébé. Un être qu’elle a porté, qui a grandi en son sein. Un être qu’elle a aimé, pour qui elle a eu des projets, et qu’elle a commencé à intégrer dans ses plans de vie. Nul n’est sans savoir le lien fort qui se crée entre une mère et son enfant dans le sein de celle-ci. Alors, même si elle ne l’a pas vu ni touché, elle l’a senti vivre, vibrer en elle, communiquer avec elle, etc. Seule une personne qui a été mère peut comprendre le degré d’attachement qui s’est créé.

Mettez-vous au travail pour en faire un autre !

Faire une fausse-couche, perdre son bébé n’est pas une mince affaire. Après une telle épreuve, penser à tomber à nouveau enceinte n’est pas la priorité aussi bien pour la mère que pour le père qui doit accompagner son épouse dans un processus de guérison intérieure et mentale. Alors, plaisanter ou leur jeter à la figure : « Mettez-vous rapidement au travail pour en faire un autre ! » est très déplacé et mal poli.

Décider à nouveau d’avoir un enfant ne regarde que les parents. D’ailleurs ce n’est pas le moment idéal. Avoir un autre bébé ne sera pas forcément la solution miracle pour la guérison de la mère, si elle est très affectée. Le couple peut avoir d’autres raisons qui ne regardent personne d’autre. Ce sont des questions personnelles qu’on ne vient pas étaler sur la place publique.

Les fausses couches, ça arrive à beaucoup de femmes.

Les fausses couches, ça arrive à beaucoup de femmes, tu n’es pas la première et tu ne seras sûrement pas la dernière. La comparer aux autres n’est pas la meilleure des choses à faire. Car il y a aussi des femmes qui atteignent le neuvième mois et accouchent sans incident ; qui profitent de leur beau bébé avec joie. Sais-tu que certaines mères sombrent dans la dépression ? Derrière leur regard de femmes fortes, leur semblant de sourire, se cachent parfois des idées de suicide. Une parole déplacée pourrait être fatale.

Tu es encore jeune.

Tu es encore jeune, tu en auras bien d’autres encore ; pense à ceux que tu as déjà et oublie celui que Dieu t’a repris. Certes elle en aura d’autres, ou en a déjà mais elle aurait voulu avoir cet autre bébé. Vu le choc psychologique reçu, il existe des femmes qui en sont arrivées à détester ceux qu’elles avaient déjà eus.

En Marc 5 : 39 (LSG) la Bible déclare : « Il entra, et leur dit : Pourquoi faites-vous du bruit, et pourquoi pleurez-vous ? L’enfant n’est pas morte, mais elle dort. » Jésus a d’abord rassuré la famille avant d’opérer le miracle. Quoique ta prière ou tes paroles ne feront pas revenir ce petit être, tu dois avoir des paroles consolatrices. Le miracle qu’elles produiront sera sa guérison mentale, spirituelle et physique.

Comment c’est arrivé ?

Ne demande pas de détails sur les circonstances de la fausse couche ou de l’accouchement, ce qui a provoqué le décès, à quel moment le problème est survenu, quel mal a emporté le bébé ? Etc. Sauf si elle en parle d’elle-même pour évacuer sa douleur. Si elle ne le fait pas, ne demande pas. C’est inopportun de lui faire revivre ces moments douloureux qu’elle s’efforce sûrement d’oublier. Pense prioritairement à son bien-être.

2 Samuel 12 : 18 (LSG) « Le septième jour, l’enfant mourut. Les serviteurs de David craignaient de lui annoncer que l’enfant était mort. Car ils disaient : Voici, lorsque l’enfant vivait encore, nous lui avons parlé, et il ne nous a pas écoutés ; comment oserons-nous lui dire : L’enfant est mort ? Il s’affligera bien davantage. »

Les serviteurs de David s’inquiétaient pour son bien-être en premier.

Toi au moins

Toi au moins, tu as pu tomber enceinte une fois. Vouloir la valoriser et dévaloriser d’autres femmes n’est pas également la bonne méthode. Le bonheur de se sentir mère ne se limite pas seulement à tomber enceinte, mais à avoir une grossesse qui va jusqu’à son terme, à l’issue duquel elle tiendra son bébé dans ses bras. Alors, trouve une meilleure expression pour lui remonter le moral et l’aider à passer ce cap.

Que vous soyez sa famille biologique ou spirituelle, son époux, son amie, etc. ce dont elle a surtout besoin, c’est votre présence, vos prières, des mots bien choisis pour lui remonter le moral lorsqu’elle décidera de parler. Surtout la prière et un bon accompagnement psychologique pour qu’elle n’ait pas peur de tomber à nouveau enceinte.

Nous prions que Dieu réconforte toutes ces jeunes femmes qui sont passées ou passent par cette épreuve combien douloureuse. Qu’Il guérisse leur cœur et qu’Il soigne leurs blessures. (Psaumes 147 : 3)

Par-dessus tout, gardez à l’esprit cette promesse du Seigneur :

Jérémie 3 : 13 (LSG) « Je changerai leur deuil en allégresse, et Je les consolerai ; Je leur donnerai de la joie après leurs chagrins. »

Amen !


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